Autour du monde avec ...

 
 

Journal de Bord du Cat Mousses

Récits de notre Escapade en Chine

 

Récits #6

04 sept 2011
Récit no 06 - Sur le chemin du retour vers le bateau à Cebu

Notre petite escapade tire dangereusement à sa fin.  Hier, vers 23h30, nous descendions
de l'avion à l'aéroport de Clark aux Philippines.  Il ne restait alors plus qu'une
seule étape, soit le 24 heures de traversier entre Manille et Cebu.  Antoine se
questionnait énormément à savoir comment il allait dormir cette nuit-là.  Nous avions
beau lui expliquer que nous dormirions sur un banc ou à terre, là où on trouverait une
place, il ne semblait pas saisir le concept et était convaincu que nous lui jouions
encore un de nos tours.  Mais non Antoine!  En descendant du taxi à Manille, il lui
fallait se rendre à l'évidence, nous allions 'tenter' de dormir là, sur la rue, parmi
les boîtes, les bagages et les locaux qui, comme nous, attendaient l'embarquement de
04h30 AM. Le chauffeur de taxi a semblé trouvé surprenant de nous débarquer en cet
endroit et nous a redemandé si on ne souhaitait pas qu'ils nous emmènent plutôt à
l'hôtel mais non... quand même... On n'est pas des touristes.  Yeah right!  On a beau
essayer, on est encore juste des 'Wanna be'. 



    

Comme il n'était que 01h30 AM à notre
arrivée, disons qu'on a eu le temps de regarder notre montre quelques fois avant qu'on
nous laisse enfin entrer dans la salle d'attente pour le traversier vers 04h30 AM, on
avait l'air fin couchés dans la rue. J'ai l'impression qu'ils ne voient pas très souvent
des touristes couchés à terre parmi eux, à même la rue, les Philippins.    Je ne comprends
pas pourquoi mais les locaux avaient l'air un peu amusés de nous voir là, un peu déboussolés
et déstabilisés. Puis on a attendu un autre deux heures avant l'embarquement.    
Sur le traversier, je ne comprends pas non plus pourquoi,  mais tous les staffs ont
semblé nous reconnaître en nous souhaitant la re-bienvenue sur le traversier.  Moi qui
pensait qu'on passait inaperçus et qu'on se fondait dans la masse.  Pas très réussi! 
Toujours est-il que nos amis Filipinos sont toujours aussi polis, courtois et attentionnés,
je me rends compte que ça nous a manqué.

Nous avons comme un peu subi un choc culturel sur ce leg du voyage.  J'ignore pourquoi,
mais on dirait que notre traversée de luxe de l'aller nous semble moins luxueuse sur le
retour.  Soit qu'ils nous ont baissé de catégorie ou soit qu'on s'est habitués à un peu
trop de luxe pendant notre voyage en Chine.  Non je dis ça pour rire parce que dans le
fond, de quoi on se plaint?  Après tout, on a un lit avec matelas, des vrais toilettes
(quoique le papier est en option aux Philippines et en Chine).  En plus on a une douche
(froide, mais c'est déjà mieux que sur Cat Mousses). Et finalement, on a les repas inclus
(du bon riz blanc, sans sel, sans sucre, sans gras) et ce trois fois par jour.  Tous nos
besoins sont comblés.  Attend-nous Cat Mousses, on revient bientôt, on ne t'a pas abandonné.

Nous avons dormi la majeure partie de la journée sur le traversier, disons que nous avions
quelques heures de sommeil à rattraper suite à notre nuit, un peu blanche, sur la rue.
C'était la cacophonie dans notre dortoir car l'ambiance était à la fête et tous et chacun
écoutaient leur propre musique (dans le piton), mais on aurait dormi dans n'importe quoi.

Nous sommes arrivés à Cebu vers 05h30 AM, l'odeur ne trompait pas, nous étions bel et bien
de retour à Cebu avec son arôme caractéristique de ... de merde finalement.  Home sweet
home! Mais après 10 minutes on ne la sent plus et les gens sont tellement gentils qu'on
oublie l'odeur. 



    

Une chose qui nous a frappé toutefois fut de voir des familles entassées
dans des petits canots locaux de fortune, s'approcher dangereusement près du traversier,
dans l'espoir d'y cueillir quelques sous.  Certains passagers locaux lançaient des sous du
pont  du 2ième étage  du traversier et les pères et les enfants des canots plongeaient à
l'eau pour essayer d'attraper les sous lancés.  Aussi, ils les attrapaient avec une bande
de toile tendue entre deux bâtons, à la manière d'une civière.  Il fallait voir les bébés
de pas plus de 3 ou 4 mois d'âge, couchés dans le fond des canots.  Disons qu'ils ne sont
pas trop nerveux avec la sécurité sur l'eau, sans parler des sous qui tombent d'aussi haut,
ça doit arriver assez vite sur le coco. Mais vraiment de les voir ainsi, aussi tôt le matin,
que ce soit la  famille (le père, la mère et les 4 enfants), on encore une mère seule avec
son bébé, couché sur ses genoux, pendant qu'elle pagayait et tentait d'attraper les sous. 
Ça brisait le coeur de voir à quel point certains gens sont dans le besoin.

Nous avons retrouvé notre Cat Mousses en un seul morceau.  Il n'y a eu ni vandalisme, ni vol
en notre absence, tout était parfait, si ce n'est que... une commune de fourmis semblait
avoir élu domicile dans notre frigo.  Elles étaient par centaines, ouf ça faisait du monde
à la messe ça mes amis!  Ça donnait des frissons aussi.  On s'en serait passé mais bon,
on va les capturer les tannantes et gentiment leur montrer la porte. Sur ce il est tard,
je vais me coucher et rêver à la belle escapade que nous venons de vivre.



Récits #5

01 sept 2011
Récit no 05 - Chine la suite

Avec Guy, nous avons passé une super belle journée, nous avons visité la partie
de la muraille de Chine appelée Mutianyu ainsi que Ming Tombs (site d'enterrement
de 13 des 16 empereurs de la dynastie des Ming). Nous avons aussi participé à une
dégustation de thé ou plutôt une cérémonie de thé et le mot est faible car c'est
vraiment très solennel comme cérémonie la préparation du thé.  Les enfants ont
goûté à tout mais Nicolas et Antoine ne sont pas fort fort sur le thé que ce soit
le  oolong, le  jasmin, le thé de rose et lychée  ou le thé noir. Nous avons ensuite
visité une manufacture de jade, et une de soie.  Ce fut très instructif comme visite
que d'apprendre d'où provenait la soie.  Nous avons fini la journée avec un spectacle
acrobatique en soirée, suivi d'un souper dans une petit resto bien local. C'était
déjà  la fin du chapître avec Guy, ce fut court, mais intense et surtout super le 'fun'.

Le lendemain nous avons visité le Drum tower avec son spectacle de tambours. Puis
nous avons loué deux vélos triple (à trois places) pour sillonner les rues des hutongs,
soit les quartiers d'habitations chinois.  C'est très typique.  On a appris qu'il n'y a
pas de cabinets de toilettes dans ces maisons, c'est pourquoi il y a autant de toilettes
publiques un peu partout.  Les enfants ont fait une géo-cache lors de notre balade à vélo. 
Toute une expérience ce vélo, ça prend des nerfs pour se promener au travers des vélos,
motos et voitures qui, soit dit en passant, n'arrêtent pas aux passages à piétons. Ca m'a
pris un bon 20 minutes avant de me sentir un peu plus à l'aise avec ce bolide  pour oser
m'aventurer dans les rues plus passantes.  Heureusement, nous  nous sommes ensuite prévalus 
d'un massage de pieds gratuit dans une clinique de médecine traditionnelle chinoise,
c'était bien mérité et très relaxant.  Les médecins chinois nous ont bien sûr diagnostiqué
des problèmes de santé, des dysfonctions  rénales dans mon cas et des problèmes de foie
pour René. Pour être honnête, le portrait brossé par le médecin nous correspondait assez
bien mais nous avons tout de même passé outre le traitement prescrit, trop de pilules et
un peu  trop cher à notre goût.


Le lendemain, nos alarmes nous réveillaient dès 06h00 AM, car j'insistais pour arriver tôt
au temple du ciel (Temple of Heaven), question d'assister aux rituels sportifs du matin. 
Dans tous les coins, il y avait des groupes qui faisaient, soit du tai chi, de la danse,
du chant, il y en avait pour tous les goûts. Franchement c'est beau à voir les madames
toutes bien habillées, en train de faire leurs exercices, ça m'a énormément plu de voir
ça. Ce n'est pas pour rien que les personnes âgées sont dans une forme du tonnerre en Chine.
Ensuite nous sommes allés visiter le temple du Lama (Lama Temple), un temple bouddhiste
tibétain où il y avait aussi une géo-cache. 

Nous avons terminé notre séjour à Beijing par une visite dans les magnifiques jardins du
palais d'été (Summer Palace) où il y avait aussi plusieurs géo-caches pour garder nos
explorateurs en herbe occupés. En tout cas, les Chinois ne semblent peut-être pas voyager
beaucoup en dehors de leur pays puisque nous en avons  très peu rencontré depuis le début
de notre voyage.  Par contre, leur propre pays, ils le visitent. Des touristes chinois,
en veux-tu en v'la! La grande muraille de Chine (Badaling en particulier), le  mausolée
de Mao, Summer Palace, ils sont partout pour vénérer les dynasties Ming, King et notre
Chum Mao.  Et René de dire: 'Je m'imagine mal la population canadienne, après toutes çes
années, faire encore la file pour aller vénérer, avec autant de ferveur, le défunt
Pierre Elliot Trudeau ou Mackenzie King par exemple.'





Bref, c'est déjà le temps de refaire le chemin contraire vers les Philippines, où le
bateau nous attend sagement.  Nous avons fait un super beau voyage mais c'est le temps
de retourner, car bien que mes traitements chocs d'antibiotiques se sont avérés très
efficaces, je dois dire toutefois que tu avais raison Dr Deagle.  En effet, certains
symptômes semblent nous indiquer que le virus tente de refaire surface chez les enfants.

Guy, pour ce qui est de ton cadeau, tu tombais vraiment bien.  Guy nous a offert les
trois tomes de la Frousse autour du monde de Bruno Blanchet.  Je ne connaissais pas mais
je ne décroche plus, c'est très divertissant et intéressant à lire car on s'associe à
plusieurs de ces endroits visités.  Même Thomas et Catherine ont commencé à lire les
livres car les bouts que je leur en ai lu les ont vraiment fait rire. Le passage sur la
Chine nous a particulièrement plu.  Nous avons compris bien des choses, dont la raison
pour laquelle les Chinois crachent autant et de façon aussi bruyante et dégoûtante. 
On s'en doutait mais nous en avons finalement eu la confirmation.  Comme les démons,
diables et mauvais esprits peuvent s'infiltrer dans le corps par la bouche, les Chinois
semblent avoir la phobie d'être contaminés par les forces du mal.  Alors,  ils crachent,
chaque fois qu'ils en ont l'occasion, question de se débarrasser du méchant  qui aurait
pu sournoisement s'insinuer dans leur bouche. Très chic à voir, mais à entendre surtout.

Nous avons tellement ri à la lecture du passage sur la communication à la fin du tome 1. 
C'est tellement vrai! Comme je le disais, le seul moyen de communication ici est un type
d'improvisation mixte de mimes et dessins. Ils ne parlent pas un traitre mot d'anglais
et les rares qui le parlent, s'expriment en Chinglish, comme dirait Bruno.  Pas facile
à comprendre! C'est pas mêlant, même les signes pour faire les chiffres avec les doigts
se font différemment.   Par exemple, pour désigner le chiffre 5 ici, on ne montre pas
cinq doigts, mais plutôt un poing fermé.  Ça nous a quand même pris 5 ou 6 jours avant
de comprendre ça, ils pouvaient bien ne pas comprendre nos mimes.

En tout cas, René a trouvé le tour de leur parler.  Il ne se badre même plus de parler
anglais, non plutôt, il parle le Québécois.  Quand quelqu'un le pousse, le bouscule, 
essaye de se faufiler devant lui pour le couper en file ou le dépasser, il est aussi
subtil qu'eux.  Il se retourne brusquement et  leur assène un petit coup avec son gros
sac à dos, oups désolé!  Il accompagne le tout d'un:  Hey! Tu t'en vas où de même, toé
men? ou Tasse toé mononk c'est moé qu'y est là!  Je ne sais pas ce qu'ils ont à être
aussi pressés mais c'est frappant.  Pour acheter des billets à un comptoir, passer à
l'immigration, entrer dans une bâtisse, un train ou un autobus, on dirait toujours que
le feu est pris et que c'est une question de vie ou de mort.  Il faut en rire, mais
j'avoue que par moments ça met les nerfs en boule de voir autant d'effronterie. Il y a
sûrement une explication plausible à ce comportement dont on n'a pas encore compris
le pourquoi.

Ça reste que nous leur pardonnons ces petits écarts de civisme, car le fait que nous
ayons 4 enfants les a vraiment captivé du début à la fin.  Ils n'en sont jamais revenus
et nous ne comptions plus les photos, les félicitations et les 'thumbs up'. Pourquoi
ils se faisaient photographier avec nous et ce qu'ils vont faire de ces photos, on ne
l'a jamais compris, mais ça semblait toujours leur faire bien plaisir.  

Il est 01h45 AM, nous sommes dans le train qui nous ramène vers Hong Kong, un trajet
de 24 heures et je fais un peu d'insomnie, alors j'en profite pour terminer mon récit.
Ce n'est pas que nous ne sommes pas confortables, car cette fois ce sont des 'soft
sleepers' puisque les 'hard sleepers' étaient complets.  Bref, nous avons des cabines
à 4 lits plutôt que 6, des  télés (individuelles s.v.p.) mais avec un seul poste, en
chinois, pas de son (Wow! Une chance qu'on a une télé) une prise électrique, des vrais
rideaux et une vraie porte qui ferme.  Le confort quoi! En tout cas, il faut leur donner
ça aux Chinois, leur service ferroviaire est pas mal plus abordable et ponctuel que le nôtre.

Nous serons de retour au bateau le 5 sept pour reprendre les classes et faire un peu de
réapprovisionnement.  On se donne 2 ou 3 jours et nous reprendrons la mer vers Palawan,
des îles exotiques, à l'ouest des Philippines. En attendant, je vais lire un peu pour
me rendormir.


Récits #4

28 août 2011
Récit no 04 - Beijing



La Chine a sa personnalité bien à elle. C'est bien différent de tout ce qu'on a vu
auparavant et surtout, c'est très touristique, beaucoup plus que ce qu'on aurait
cru.  La pauvreté semble malheureusement susciter beaucoup de corruption.  On se
surveille tout le temps pour ne pas se faire voler et arnaquer.  C'est très nouveau
comme culture pour nous.  Ils peuvent être très gentils les Chinois, mais en même
temps leurs us et coutumes peuvent parfois choquer.  En public, ça pousse, ça dépasse,
ça rotte, ça crache.  Le civisme prend ici un sens et une définition différente et
c'est pour nous une ouverture sur une toute nouvelle culture.

Jamais les enfants n'ont fait l'objet d'autant d'attention.  On est comme des
extra-terrestres avec nos 4 enfants.  Tout le monde nous pointe du doigt sur la rue. 
On nous arrête sans arrêt pour photographier les enfants.  Ce n'est pas tant les
cheveux blonds et les yeux bleus, c'est plus le chiffre 4, les Chinois n'en reviennent
tout simplement pas.  Ici seuls  les fermiers, paysans et gens qui vivent en dehors
des grands centres ont le droit à plus d'un enfant.  Au Laos et au Tibet,  il n'y a
pas de limite quant au nombre d'enfants si je ne m'abuse, mais ici en ville, voyant
toute l'attention que l'on suscite, c'est clair que c'est UN enfant maximum.  Les
enfants se trouvent un peu gênés pas autant d'attention et comprennent mal le but des
locaux de se faire photographier avec des étrangers.  Une photo n'attend pas l'autre,
mais il faut se montrer bon prince.  Mireille, on pense souvent à vous, mettons que
vous avez dû légèrement attirer l'attention lors de votre passage en Chine, n'est-ce pas?

Hier soir nous sommes allés dans une genre de marché/foire alimentaire.  Je confirme
qu'ils mangent vraiment de tout les Chinois: vers à soie, sauterelles, beetles,
centipèdes, scorpions, serpents  étoiles de mer frites, oursins, concombres de mer,
hippocampes, estomacs, coeurs, tripes, il y en a pour tous les goûts.  Et les odeurs,
je ne vous dis pas! Ils ont le coeur vraiment solide ces Asiatiques.  Avec tout les 
squids que nous avons pu pêcher et manger sur le bateau,  on ne se doutait même pas
à quel point ça peut sentir mauvais ces bestioles. Pour le poisson frais on repassera,
j'en ai bien peur.

Côté hébergement, nous sommes encore une fois très satisfaits de ce que nous avons
frappé comme auberge de backpackers. Nous avons une grande chambre à 4 lits et deux
autres lits dans une autre chambre, dans laquelle il y avait déjà deux personnes. 
Sur le train nous n'avions  utilisé que 5 lits sur 6 afin de rester en famille, alors
voyant que l'on voulait nous séparer ici aussi, nous avons décidé de nous entasser
dans une chambre à 4 lits et de ne pas utiliser les deux autres.  De cette manière,
en réduisant graduellement notre niveau de confort, 4 lits pour 6 personnes, nous nous
assurons de ne pas trop subir de choc au retour sur le bateau.  Il faut tranquillement
retourner dans des espaces plus limités, question de faciliter la réintégration sur
Cat Mousses.

Aujourd'hui nous avons visité la Cité Interdite que nous avons trouvé superbement bien
entretenue et conservée.  Nous avons appris plein de choses sur cet endroit, ce fut 
très enrichissant pour nous tous.  Nous avions bien hâte à cette journée qui était
doublement spéciale car, ce  soir, nous rencontrions Guy, un frère de René, venu en
Chine pour une réunion d'affaire à Shanghai.  Nous étions bien excités de le retrouver
à son hôtel.  Ça fait toujours du bien de revoir son monde.  On en avait long à se
raconter. Ce soir Guy nous a offert une super belle soirée.  Il nous a emmené manger,
rien de moins que du canard laqué de Pékin au resto.  Wow, quel  délice et quelle belle
soirée.  Le clou de la soirée fut sans doute  le transport pour s'y rendre.  Nous avons
pris une petite 'ride',  entassés à l'arrière de deux petites remorques à cyclomoteur. 
Ce fut une belle promenade avec vue sur les temples illuminés,  une promenade  cocasse
avec vue magnifique et  pour un prix d'amis bien sûr.

Demain nous allons tous ensemble visiter la Grande muraille de Chine et voir un spectacle
acrobatique en soirée.  C'est maintenant l'heure du dodo, pour un repos bien mérité,
plus à suivre.

Récits #3

25 août 2011
Récit no 03 - Hong Kong

Notre avion est arrivé à Hong Kong vers 21h15 PM le 23 août et notre premier contact

avec la ville de Hong Kong fut assez impressionnant.  Le réseau de transport est

ultra-moderne et efficace.  Tout est pensé et coordonné à la perfection.  Nous avons

d'abord pris un train pour sortir de l'aéroport, puis on s'est faufilés dans un

autobus (service de shuttle express gratuit) vers un hôtel ultra chic.  Une fois

descendus de l'autobus, nous avons marché vers notre auberge backpacker qui ne se

trouvait plus très loin de là.  Toutefois, voyant qu'on se cherchait un peu avec la

carte et l'iPad, une jeune femme qui parlait un peu anglais nous a pris sous son aile

et nous a aidé à nous retrouver notre chemin vers notre auberge. Elle avait son amie

au téléphone qui, elle était sur internet et nous dirigeait dans les rues menant

à l'auberge.  

Après les Philippines, le contraste avec Hong Kong est frappant.  On se croirait atterris

dans une autre société, un monde ultra moderne et high tech.  Les lumières et le nightlife

sont incroyables ici.  A minuit passé on se croirait en plein jour tant  il fait clair

et tellement tous les rues et les commerces grouillent d'activités. Tout est ouvert

jusqu'aux petites heures du matin, on dirait que les gens ne se couchent pas. Par contre,

le matin venu, certains commerces sont plus lents à ouvrir.

Côté langue, la barrière est haute.  Dans une société aussi avancée et moderne, ça

surprend un peu de voir que l'anglais est aussi peu parlé.  René racontait se sentir

un peu comme s'il devait parler le langage signé des sourds et muets pour communiquer 

et je dois dire que sa comparaison est dans le mille. Par contre,  les noms des rues

sont aussi écrits en anglais et l'office du tourisme offre des cartes et websites

touristiques qui permettent de rapidement apprendre à se débrouiller.

On a tellement fait de choses dans nos deux jours et demi à Hong Kong qu'on a l'impression

d'être ici depuis plus d'une semaine.  Le premier jour nous nous sommes procurés la

carte Octopus, un incontournable à Hong Kong.   Cette carte à puces est en fait un

laissez-passer sur lequel on met un crédit qui donne accès à tous les moyens de transport

de la ville, que ce soit le ferry, bus , train, métro ou autre.  On peut aussi s'en servir

un peu comme une carte de guichet, dans les épiceries, restaurants et dépanneurs,

dépendemment du montant de crédit disponible sur la carte.  C'est génial comme outil. 

Notre premier arrêt fut ensuite le centre d'info touristique, où on nous a fourni deux

outils électroniques (gratuits) à télécharger sur l'iPad. Génial aussi comme outil. 

Avec ce guide touristique électronique, qui a besoin de se payer, à gros prix, un tour

guidé de la ville. Les moyens de transports sont tellement bien organisés que c'est

facile de se déplacer un peu n'importe où pour aller visiter les endroits les plus

populaires de la ville.  En taxi ils n'acceptent pas plus que cinq personnes alors à six,

il nous faudrait deux taxis, non merci.  On fait donc comme les locaux et c'est idéal

pour s'imprégner de la culture d'un endroit.  

Ensuite nous avons pris le ferry, appelé 'Star Ferry', pour passer de Kowloon à  l'île de

Hong Kong.  Nous avons silloné la ville d'un bout à l'autre, bien assis dans notre tramway,

le Double Decker cable car.  Quel moyen fantastique et peu dispendieux de visiter la ville.

Disons que ça fait un choc culturel que de passer des jeepney,  paniers à salade de vélos,

motos et autres des Philippines à un système de transports aussi moderne et chic. Mais il

reste que ça n'enlève rien du charme, de l'accueil et du contact humain unique que l'on

reçoit aux Philippines.  Là-bas nous étions traités comme des rois partout où on mettait

les pieds alors qu'ici c'est beaucoup plus cosmopolite, ce qui fait que les contacts sont

plus impersonnels et on se sent plus comme des 'nobody'.  

Revenons à nos moutons... Après la matinée à visiter la ville à bord du tramway, nous avons

fait un  pique nique dans le parc de Victoria après un saut à l'épicerie.  En PM nous

sommes montés sur la montagne avec le Peak tram, d'où nous avions une vue imprenable sur

le port et la ville de Hong Kong.  Nous avons terminé la PM avec une visite à pied du

Hong Kong historique.  Chaque soir à 20h00, il y a un spectacle son et lumières appelé

Symphonie de lumières, où les plus gros gratte-ciels projettent des jeux de lumières au

son de la musique.  Nous avons terminé cette journée au Temple street night market pour

avoir une idée de la vie nocturne et des marchés locaux pour finalement revenir à notre

chambre vers presque minuit, exténues mais encore émerveillés par cette première journée

dans cette super ville lumière. 

Aujourd'hui, on se contente d'une seule sortie, soit Ocean Park.  Nous avons laissé les

enfants décider  entre ce parc et Hong Kong Disney et ils ont choisi Ocean Park, à notre

plus grand bonheur car selon les commentaires qu'on a lu un peu partout, Hong Kong Disney

est petit et un peu décevant pour le prix.  Pour être honnête, basés sur les commentaires

trouvés sur internet, on ne s'attendait pas à grand chose non plus de Ocean Park mais

nous avons passé une super journée dans ce parc qui offrait aquariums, animaux, manèges et 

spectacles divers  d'acrobaties, plongeons, dauphins, lion de mer, sons et lumières et

autre.  On ne se cachera pas qu'en l'espace de trois ans, nous avons eu la chance de visiter

plusieurs zoos et aquariums, ce qui fait qu'on s'étonne toujours de pouvoir encore trouver

de nouvelles espèces jamais rencontrées à ce jour.   Nous avons bien sûr vu les pandas

géants mais aussi d'autres animaux et poissons d'Asie que nous n'avions encore jamais vu.

Le site est très bien situé, au bord de la mer, et beaucoup plus grand que nous aurions

pu l'imaginer.  Nous avons réussi à couvrir la plus grosse majorité du site entre 09h30 AM

et 20h00 mais il a fallu planifier nos déplacements de façon logique afin d'optimiser

notre journée au maximum.  Les enfants ont adoré leur journée et encore une fois, ne se

sont pas fait prier pour se coucher à notre retour à la chambre vers 23h00.  Nous leur

faisons faire des journées, disons, assez bien remplies.

Ce matin, nous avions comme objectif de faire quelques marchés typiques à l'intérieur du

secteur de Kowloon où se trouve notre auberge. Nous avons commencé par le marché de fleurs

avec ses bonsaïs, ses cactus, orchidées et plantes et fleurs de toutes sortes. Un régal

visuel mais surtout olfactif. Ensuite, ce fut le marché d'oiseaux avec ses magnifiques

petites cages  de bois de rose toutes jolies et  délicates.  Vers, sauterelles et insectes

de toutes sortes,  ça grouillait d'activité. Puis nous sommes passés par le marché de

poissons rouges avec ses aquariums de poissons colorés de toutes sortes, tortues, reptiles

et autre.  Nous sommes aussi passés par le marché de poissons (cette fois des poissons pour

manger) où s'alignaient les étalages de poissons, crustacés et grenouilles.  Nous avons

terminé  avec le Ladies Market, un marché offrant vêtements, bijoux et souvenirs de toutes

sortes.  Nous en avons profité pour goûter toutes sortes de mets typiques que nous avions

l'intention d'essayer avant de quitter pour la Chine, des dim sums et  boulettes assorties

de poissons frits, squids, crevettes ou viande.  Franchement nous faisons un superbe

voyage et ce beaucoup grâce aux enfants.  Ces derniers sont des voyageurs en or.  Ils nous

suivent du matin au soir, on les fait marcher à longueur de journée et ce de 09h00 AM

jusqu'à environ 23h00 presque tous les jours.  On les trimballe d'un bout à l'autre de la

ville, parfois même avec les sacs au dos,  sous le soleil ardent et la chaleur accablante

et parfois sous l'orage.  Ils nous impressionnent énormément  de pouvoir tenir un rythme

aussi effréné.  Toujours partants pour tout voir, goûter à tout et essayer de nouvelles

choses, ils ont soif de découvrir. Ils ne se plaignent pour ainsi dire jamais, s'émerveillent

devant tout et nous font découvrir plein de choses grâce à leur sens très aigu de

l'observation.  Ils sont vraiment dans un bel âge pour voyager.

Nous avons pris le train cet PM pour rallier Beijing par un périple de train de 24 heures. 

Ici aussi il y a des couchettes, comme dans le traversier mais ce sont des cabines à six

lits, soit deux lits à trois étages. Le seul hic c'est que la famille est séparée avec 5

couchettes d'un côté et une dans la cabine voisine.  On a essayé de faire des échanges,

sans succès, mais finalement on n'a pas trop insisté car ce n'est pas tellement grave après

tout. De toute façon notre copain de cabine est assez tranquille et les échanges sont pour

le moins limités par la barrière de la langue, car notre mandarin est un peu rouillé. 

Quoique, dans le fond, ce n'est pas si compliqué que ça  le cantonais et le mandarin,

c'est relativement facile comme langues.  Quelques jours de plus et on le parlerait

couramment c'est sûr.   Oui, oui! Pas besoin de connaitre les mots de toute façon, car

nous avons remarqué que tout est dans l'intonation. D'ailleurs, on se parle souvent entre

nous (en famille) en faisant des sons un peu comme les locaux et je dois dire qu'on a

presque l'air à des vrais.  Nous avons vraiment des talents innés, vraiment la ressemblance

est frappante j'en suis certaine, on a ça dans le sang.  De vrais 'naturels'! Notre copain

de cabine était très surpris de nous voir avec nos 4 enfants car comme on le sait, en

Chine la limite est de un seul enfant par famille.  Il a réussi à nous faire comprendre

que si par malheur sa femme retombait enceinte pour un deuxième enfant, il perdrait son

emploi et ne pourrait plus en retrouver. C'est ainsi que le gouvernement réussi à renforcer

son règlement j'imagine.

La 'ride' en train se passe très bien.  Ca sent un peu beaucoup la cigarette car nous sommes

à côté des toilettes, coin des fumeurs, mais nous sommes très confortables dans notre cabine. 

Catherine ne trippe pas sur les toilettes turcs car dans un train il faut VRAIMENT s'assurer

d'être bien enlignés sur le trou!  Dans un train en mouvement, c'est assez 'sportif' comme

dirait Hugues.  Pour le coucher, nous avons finalement opté pour n'utiliser que 5 lits

pour rester la famille ensemble.  De toute façon, on est habitués d'être collés alors

Thomas et Antoine ont préféré dormir dans le même lit pour éviter que René ou moi aie à

dormir dans une autre cabine.   Nous avons apporté les deux premiers des trois repas à

prendre sur le train ainsi que plusieurs snacks et des breuvages.  Il y a bien sûr de la

nourriture à vendre sur le train mais au moins 90% des gens utilisent l'eau chaude mis

à la disposition des voyageurs pour se préparer des soupes et nouilles Ramen.  C'est une

bien bonne méthode que nous adopterons sur le retour.  

Je termine ici pour vous revenir sous peu quant à notre portion de voyage à Beijing.


Récits #2

21 août 2011
Récit no 02 - Manille


Après une traversée de 24 heures sur le ferry, nous sommes arrivés à Manille. 

La sortie du ferry était un peu impressionnante, c'était la jungle, c'était noir

de monde et les chauffeurs de taxis se ruaient sur tous, locaux comme touristes,

comme des mouches avec, bien sûr, des prix d'amis, ou presque.  Pas question,

nous avons opté pour l'incontournable Jeepney. Ils sont  plus gros et luxueux

qu'à Cebu ici.  Ouf quel traffic en ce samedi soir, c'était beau à voir.

On a fini par se rendre à notre auberge backpacker qui se trouvait au 24e étage

d'un hôtel pas mal chic.  Nous avons une chambre à 6 lits, c'est donc dire que

nous avons notre chambre familiale privée, c'est idéal.  On a la télé, accès

illimité à internet dans la chambre, déjeuner inclus et accès à la piscine de

l'hôtel.  Quoi demander de plus!  Nous sommes ici pour  trois nuits jusqu'à notre

départ pour Hong Kong.

Dimanche matin, le proprio de l'auberge nous offre de l'accompagner à la messe. 

Pourquoi pas!  C'était une chapelle dans un espèce de parc entouré d'un étang. 

Il y avait un toit mais tout le reste était ouvert, ce qui faisait que nous étions

plus ou moins dans une messe en plein air.  Très beau concept et belle ambiance.

Ensuite notre copain nous a emmené dans un resto local, il nous a commandé ses

spécialités préférées puis il nous a laissé car il avait d'autres engagements. 

Nous avons eu un fort bon repas quoique qu'un peu trop copieux.

Voyant l'orage se poindre, nous avons opté pour un arrêt au SM 'mall of Asia', 

encore plus immense que tout ce que nous avons vu auparavant dans notre vie comme

centre commercial.  Démesuré!  On se demande pourquoi il y a tant de centre

commerciaux par ici et pourquoi ils sont aussi gigantesques.  En faire le tour

prend facilement deux jours mais aussitôt le soleil de retour, nous sommes partis

vers l'ancienne ville appelée Intramuros 'the Walled City' soit une ville

forteresse fondée au 16e siècle lors du règne espagnol qui dura trois siècles.

Cette ville était entourée d'une barricade de protection et fut grandement endommagée

par tantôt un tremblement de terre (1645), tantôt des incendies, pour finir avec

une destruction pratiquement totale,  lors de la deuxième guerre mondiale en 1945. 

Nous avons visité l'endroit bien assis dans deux petites remorques à vélo, plus

facile qu'à pied, mais surtout nous avions un guide en prime.

Ensuite nous sommes allés terminer la journée au Parc Rizal.  Ce parc commémorant

Josef Rizal, un docteur qui avait été exécuté, ici-même dans ce parc par les autorités

espagnoles, pour avoir soulevé des groupes protestataires filipinos s'insurgeant

contre le gouvernement espagnol.  Ce parc est très animé les dimanches soirs car les

locaux aiment aller s'y amuser les dimanches PM pour ensuite se faire un pique nique

en famille devant un spectacle son et lumière de fontaines et jets d'eau synchronisés

au son de la musique.  Nous avons joint les locaux dans leur tradition en nous offrant

des grillades locales.  On pourra dire que ce n'est pas aux Philippines que nous

mourrons de faim.  On se demande comment ils peuvent rester si minces devant autant

de nourriture.  Ils adorent manger c'est indéniable. Il y a des restaurants à tous

les coins de rue, des comptoirs, kiosques, 'stands' de nourriture de toutes sortes,

on ne fait pas un pas sans qu'on nous offre à manger.  Il y a encore des choses que

nous n'avons pas encore osé essayer toutefois.  Par exemple le 'balut',  délicatesse

locale, un oeuf à l'intérieur duquel se trouve un oisillon à l'état plus ou moins

embryonnaire, que l'on doit boire ou aspirer cru.  Pas sûrs encore!!! Il y a les

intestins de poulet, on a passé sur cette offre aussi mais il parait que c'est bien bon.

Apres une journée bien remplie: à pieds, en Jeepney, bus, métro, remorque à vélo et

encore et encore à pieds, nous sommes revenus à notre chambre pour un repos bien

mérité.  En deux jours il n'y a pas un moyen de transport que nous n'aurons pas

essayé.  Train, vélo, moto, métro, bus, Jeepney, etc.  Il y en a de toutes les sortes. 

C'est assez complexe comme système car par exemple, il faut faire un petit bout en

vélo puis changer pour un Jeepney, puis oups un autre autobus, puis le métro, puis

on marche puis ceci puis cela mais quoi de mieux pour s'imprégner de la culture

locale.  Je le redis, je vous mets au défi de trouver un peuple aussi poli, courtois

et accueillant.  Ils nous surprennent à tous les jours.  Encore ce matin, alors que

René attendait sa commande dans un petit fast food local avant de prendre l'autobus

vers l'aéroport, un garde de sécurité est venu lui offrir de s'asseoir pour les

cinq minutes qu'il devait attendre, on lui a apporté un grand verre d'eau glacée avec

glaçons.  En entrant on nous souhaite la bienvenue, on nous remercie d'être venu

dans leur resto, en sortant tout le monde derrière le comptoir nous salue et nous

remercie.  Je vous répète, je parle ici d'un simple petit fast food, Jollibee dans

ce cas-ci, mais si on nous traite ainsi dans un petit fast food bien simple, vous

pouvez imaginer le reste.  C'est partout comme ça, on est traité comme des rois

partout, c'en est presque gênant.

Hier pour dernière journée à Manille, nous avons fait la tournée des cimetières.

D'abord le cimetière militaire américain, leur plus gros cimetière outremer avec

plus de 17 000 soldats enterrés suite à la deuxième guerre mondiale.    Impressionnant

comme endroit mais surtout très instructif et bien expliqué.  Puis ce fut le tour du

cimetière chinois, un tout autre monde.  De riches millionnaires chinois achètent

ici des emplacements pour enterrer leur famille.  Ils construisent un mini temple

ou maison ou autre dans laquelle se retrouvent les tombes du père et de la mère et

parfois aussi les enfants.  Il n'est pas rare de retrouver une salle de toilette,

l'eau, l'électricité, un endroit de pique-nique et un stationnement car dans leurs

traditions, ils s'y retrouvent régulièrement, parfois aussi souvent qu'à chaque

semaine, pour faire des rencontres familiales du dimanche et faire leurs offrandes

aux morts.  Je ne vous mentirais pas en vous disant que certaines de ces mini maisons

sont aussi chic qu'une banque prestigieuse, tellement que dans un cas ou deux, les

morts ont  même l'air conditionné.  C'est un drôle de contraste de voir cette richesse

quant de l'autre côté de la barrière, plusieurs Philippins n'ont même pas un toit où

se loger.  C'est un gros 'clash' de classes de voir que certains morts chinois sont

mieux logés que la population locale actuelle.  Nous avons appris énormément de choses

au cours de cette visite guidée.  

Nous sommes présentement à l'aéroport Clark au nord de Manille en attente de notre

vol pour Hong Kong.  L'aéroport Clark était jusqu'en 1991 le plus grand aéroport

militaire américain à l'extérieur des Etats-Unis, année où les Forces américaines se

sont retirées des Philippines.

Récits #1
20 août 2011
Notre escapade en Chine

Ce matin au réveil il a fallu prendre ce que j'appelle un 'command decision' car
mes troupes ne guérissaient pas assez vite de leur grippe.  La fièvre aurait dû
tomber depuis longtemps déjà, car les premiers symptômes dataient d'une grosse
semaine, mais elle reprenait à tout moment.  Antoine dépérit à vue d'oeil, il a
perdu la voix ainsi que tout son entrain, Thomas tousse comme un fou et  René se
sent super mal.  Homéopathie, echinacée et vitamine C, rien n'y faisait dans leurs
cas.  Alors nous avons pris les moyens nécessaires pour ne pas gâcher notre voyage
et j'ai entrepris un traitement choc d'antibiotiques pour eux trois.

Puis  l'aventure a commencé.   Nous sommes partis en PM, sac au dos.  Après
l'incontournable 'ride' de Jeepney local, ultra entassés, assis les uns sur les
autres (les taxis, faute de budget, c'est pour les touristes) nous nous sommes
arrêtés nous ramasser un sandwich style Shawarma pour emporter et avons marché
jusqu'au Ferry.  On s'est trouvés un ami philippin qui allait lui aussi prendre
le traversier, alors il nous a guidé et servi d'interprète.

Au devant de tout,  les Philippins sont toujours prêts à nous aider et sont ultra
protecteurs envers nous.  On est traités aux petits oignons et partout où on va,
tout le monde s'occupe de nous.  Ils sont d'une courtoisie et politesse peu commune
et notre arrivée sur le traversier en fut un autre exemple flagrant.  En effet, il
y avait tout un comité d'accueil lors de l'embarquement, pour souhaiter la bienvenue
aux voyageurs!   Même sur les croisières luxueuses nous n'avons jamais reçu de tel
accueil.  Les Philippins sont souriants, enjoués, chaleureux, ils sont vraiment gentils.

Nous quittions à 20h45 pour une traversée de 24 heures, et ce en faisant une vitesse
de 19 noeuds.  Sur Cat Mousses, à 5 noeuds, il nous en aurait pris 4 ou 5 jours pour
aller et 4 ou 5 jours pour revenir.  Il fallait se rendre à Manille, la capitale des
Philippines pour prendre notre avion vers Hong Kong et j'avoue que l'option du traversier
m'a pas mal plu.  C'est très économique et ça nous aura sauvé 8 jours de navigation.
Pratique!  La mer est super calme, rien à comparer avec notre arrivée il y a deux
semaines.  C'était vraiment vilain alors.  C'est drôle parce que depuis cette traversée
de mer déchainée, il n'y a plus jamais eu de mauvais temps.  Murphy's Law encore!

Nous avions acheté les billets les plus économiques qui soit sur le traversier
(5$ par personne) alors on s'attendait à être assis sur une chaise droite de plastique
pendant 24 heures et à dormir couchés à terre dans un coin du bateau.  Quelle ne fut
pas notre surprise de nous voir attitrer une couchette dans un dortoir de 260 lits.

Nous étions convaincus qu'il y avait erreur mais non, tous sur le traversier ont droit
à un lit, avec matelas de vinyle en plus. Wow!  Un lit chacun!  Avec nos sacs de couchage
ultra compacts et légers on a dormi comme des bébés. Le grand luxe quoi!  Bon un bébé qui
hurlait nous a tous réveillé à 06h00 ce matin mais, après tout, l'avenir appartient aux
gens qui se lèvent tôt.

Nous avons pris la formule repas inclus, alors nous avions droit à une assiette riz, jambon
et oeufs pour déjeuner ce matin.  Il y a des super douches aussi, franchement, c'est le
luxe quoi.  Il y a ça de bon avec notre vie de navigateurs, maintenant toute chambre n'est
jamais trop petite pour nous dans les auberges backpackers  et autre.  On trouve tout
luxueux et confortable maintenant.  C'est beau de voir les enfants s'émerveiller devant 
un confort qui finalement est quand même assez limité.

P.S. Changement de sujet, connaissez-vous GSP? Il est plus connu que Céline Dion ici. 
A celui qui devinera, nous offrons une croisière d'une semaine sur CatMousses (vol non inclus)
mais gravol à volonté.

Dans le même ordre d'idées, saviez-vous que nous avions un sosie de JB dans la famille? 
Thomas fait un tabac ici.  Les locaux trouvent que c'est le portrait craché de notre Justin 
Bieber. Thomas n'est pas trop sûr d'apprécier cette ressemblance toutefois.

Plus à suivre autre notre séjour à Manille.