Autour du monde avec ...

 
 

Journal de Bord du Cat Mousses

Récits de notre périple en Australie

 

 


Récit # OZ44
Récit OZ44 - Pâques dans les Withsundays 26 avril 2011
Voilà dix jours déjà que
je n'ai plus écrit. Nous avons d'abord passé quelques jours à Airlie Beach à
profiter des installations et du lagon artificiel en attendant l'arrivée de Eve
et Carolyn qui venaient passer quatre jours avec nous sur Cat Mousses pour
le long congé de Pâques. Eve et Carolyn, ce sont les amies qui nous avaient
hébergés pendant une semaine lors des travaux sur le bateau à la fin mars.





Nos invités sur une vue panoramique de Hill Inlet
Après 14 heures de route, elles sont arrivées le vendredi, en fin de PM, à Shute
Harbour où nous les attendions. Elles auraient voulu venir en avion mais les
disponibilités et les prix ne le permettaient pas, alors elles ont pris le taureau
par les cornes et ont conduit jusqu'ici. Comme l'endroit à Shute Harbour n'était
pas très exotique et assez brasseur, nous avons immédiatement levé l'ancre et
navigué pour deux heures vers une petit endroit tranquille appelé CID Harbour.
Hugo nous avait préparé de délicieuses boulettes liégeoises, un repas typique
de chez lui, pour le souper.





Méchant pétard!
Dès le lendemain matin, nous avons navigué vers Hill Inlet et Whitehaven Beach,
les destinations les plus prisées des Withsundays. Ce sont de véritables petits
oasis de paix, il n'y a qu'à voir la vue aérienne que Google Earth offre de ces
deux endroits. Inutile de dire qu'il y avait beaucoup d'Australiens sur la mer
lors de ce weekend de Pâques. C'est dans des moments comme ça, quand on voit des
bateaux bondés de touristes, qui ont dû payer le gros prix, qu'on réalise la chance
que nous avons de pouvoir profiter de si beaux endroits.

Les soeurs vertes,  Rock On!
Nous avons monté jusqu'au promontoire pour profiter de la vue d'en haut, pour ensuite
descendre s'amuser sur cette magnifique plage de sable blanc parfait. L'eau y est
chaude et limpide, bref c'est magnifique comme endroit. Le sable, tels des chips
Ripple, offre de doux massages pour les pieds. Nous nous sommes bien amusés, les
enfants ont sorti l'Optimiste et ont initié Hugo aux rudiments de la voile. Carolyn,
en voyant nos cannes à pêche, s'est installée sur le pont pour pêcher et comme
l'avait prédit Eve, ça n'a pas été long que les poissons se sont mis à mordre. Elle
et Nicolas étaient en compétition et sortaient les poissons à qui mieux mieux en
utilisant mes restes de steak comme appât. Ils ont eu bien du plaisir.



Nos pêcheurs, tout un duo ces deux-là!
Le lendemain, nous avons eu un brunch de Pâques, ancrés devant la magnifique plage
des Withsundays. Nicolas nous avait préparé ses super brioches à la cannelle
pour l'occasion. Après la chasse aux cocos de Pâques sur le bateau, nous avons
levé l'ancre pour nous diriger vers Hook Island, qui nous avait été recommandé
par un guide, la veille, pour la qualité de ses plongées. Nous avons exploré toutes
les petites baies de l'ouest et avec tous les habits de plongée (wetsuit) que nous
avions à bord, nous avons pu équiper tout le monde. Bien que nous arrivons sur la
fin de la saison des 'Jelly fish' dont la piqûre peut être assez grave, voire mortelle,
nous ne tenions pas à prendre de risques inutiles. Nous avons plongé en deux groupes,
Eve, Carolyn, Hugo, Catherine, Antoine et moi. Puis René et moi sommes retournés seuls
pour explorer un peu plus loin.



Petite plongée de snorkeling
Le lendemain matin nous avons poussé notre exploration vers Langford Island. Cette île
est prisée pour sa pointe de sable. Les enfants et Hugo ont préféré aller se promener
et jouer sur la plage alors que Eve, Carolyn, René et moi ont refait du snorkeling.
Nous avions espoir d'y trouver les tortues dont les guides parlent et nous avons bien
essayé d'en voir, mais en vain. Nous avons, par contre, fait une bien belle plongée.
Les coraux et les poissons de cet endroit étaient vraiment beaux à voir sous la lumière
du soleil.




Antoine et Hugues au resto 
Puis il fallait déjà penser au retour car les filles devaient être prêtes à reprendre la
route dès le mardi matin très tôt. Nous nous sommes faits tremper à souhait à se faire
'splasher' sous des vents de 30-32 noeuds. Nous pourrons dire que nos invités ont goûté
à la navigation à son meilleur. Elles ont eu un avant goût de ce que la mer peut nous
offrir par moments. Elles ont été pas mal bonnes les filles parce que ce n'était pas du
gâteau la mer! Le positif dans tout c'est que le capitaine a décidé de modifier notre
destination, question de nous épargner un peu les caprices de la mer. Ainsi, nous nous
sommes retrouvés à passer la soirée à Airlie Beach où régnait une ambiance de fête surtout
en cette journée du Anzac Day. Les filles nous ont payé une sortie dans un restaurant
mexicain chez Cactus Jack's, une bien belle soirée. Bref, nous avons eu un fort beau
week-end. Le bateau, à 5 adultes et 4 enfants était à capacité maximale mais on s'est
super bien arrangés et la température a été parfaite. Nous avons eu beaucoup de plaisir
et nous avons été surpris de voir tout ce que nous avons réussi à faire et voir en si
peu de temps.



Pas impressionnée de son souper la cuisinière, on dirait!
Il nous reste maintenant à rejoinde Townsville, puis la grande barrière de corail pour
une dernière plongée. Finalement, nous serons prêts pour effectuer notre sortie du pays
et naviguer vers les Louisiades de la Papouasie Nouvelle-Guinée dès le début mai.
Merci les filles de votre belle visite, nous avons passé un super beau moment dans
les Withsundays en votre compagnie!

Dur, dur la vie!

Récit # OZ43
Récit OZ43 - Premier poisson de l'année 2011 15 avril 2011

Il n'y a pas grand chose de nouveau chez Cat Mousses ces jours-ci, navigation,
école, dodo.
Avant hier, nous avons ancré à Bundaberg, devant la manufacture de sucre. Puis

hier, nous avons couché à Pancake Creek. Nous avons croisé un banc de dauphins,

c'était ce qu'on croyait des orques pygmées, une espèce au nez très arrondi,

rappelant énormément le cachalot. C'est rare qu'on croise d'autres espèces que

le dauphin (bottle nose).

Je ne saurais passer sous silence, la prise de notre premier poisson pour l'année

en cours. En effet, le capitaine, devenu un peu impatient hier, a changé ses

leurres sur nos lignes à la traîne. Il s'est avéré que son nouveau choix de leurre

était bon car cet PM, le capitaine de s'exclamer: 'Fish!'. Nous l'avons remonté de

justesse, puisqu'il s'était décroché de l'hameçon et avait réussi à déchirer le

filet de la puisette. Une fois hissé à bord, nous l'avons identifié comme une

sériole ou 'King fish' en anglais. Hugues, ne mangeant que du poisson frais, nous

verrons ce soir, si le poisson sera assez frais à son goût. Bon alors justement,

je vais de ce pas, préparer mon curry de poisson.

16 avril 2011

Il est 23h00 et je commence mon quart de nuit. Une belle nuit de pleine lune, si

belle que nous naviguons sous spinnaker. La nuit étant souvent pleine de surprises,

c'est un luxe qu'on se paye rarement que de prendre le risque de garder le spi la

nuit durant. Faute de connexion, je n'ai toujours pas pu envoyer ce récit alors

je continue à écrire.




Ce matin, nous avons levé l'ancre vers 06h15. Le vent a enfin forci, nous n'avons

donc plus à nous assister à moteur et de plus, comme il s'est bien établi sur l'arrière,

nous avons pu hisser le spinnaker. Nous faisons une belle vitesse et la vie à bord

demeure très confortable.

En voyant ce vent idéal ce matin, et surtout, voyant que miss météo nous annonçait un

coup de vent de 30-35 noeuds dans trois jours, nous avons décidé que c'en était assez

des sauts de puce pour nous arrêter à chaque nuit. Comme il ne nous reste que 210

miles avant les Withsundays, nous avons décidé de les parcourir d'une seule traite.

Nous serons donc en mer pour les deux nuits à venir.





A part ça, ça baigne, la routine. Nous avons perdu un beau gros poisson thazard ce

midi. Snif! Ce soir c'est Hugo et Thomas qui préparent le repas.

Demain dimanche, ce sera congé d'école mais il y aura quand même les présentations

orales des enfants sur leur projet de recherche sur la Belgique. On a bien hâte de voir

ça. Si la tendance se maintient, nous devrions arriver, dans la nuit de dimanche à

lundi, à Airlie dans les Withsundays. Plus à suivre.

Récit # OZ42
Récit OZ42 - La fête de Nicolas 12 avril 2011

Aujourd'hui notre Nicolas fêtait ses 10 ans. La journée s'est débutée avec
un bon déjeuner de crêpes selon une recette d'Hugues. Délicieuses ses crêpes,
nous sommes bien chanceux de l'avoir ce Hugues, que nous appelons, amicalement
Hugo, dans notre vie de tous les jours. Ne vous surprenez pas si je me trompe
et écris parfois Hugo plutôt qu'Hugues dans mes récits. De retour à Nicolas, il a eu,
tout au long de la journée, à résoudre une multitude d'énigmes reliées à une chasse
au trésor, le menant à diverses surprises cachées un peu partout dans le bateau.
Nicolas a eu droit à une bien belle journée de fête. Même s'il y avait classe,
bien contre son gré, nous avons quand même acquiescé à sa demande de ne pas naviguer
le jour de sa fête. Il n'avait pas la goût d'avoir le mal de mer.



En après-midi, après le bon gâteau de fête aux bonbons bleus, comme
Nicolas les aime tant, nous nous sommes adonnés à des sports nautiques. Faute de vent,
nous n'avons pu sortir l'optimiste tel que prévu mais tout de même, nous avons sorti
les skis nautiques et le kayak. Nous nous sommes bien amusés et même Hugo a tenté sa
chance au ski nautique, il y serait arrivé avec un moteur légèrement plus fort.


Pour le soir, au programme, nous avions un souper cinéma avec Poutine devant le film
Mad Max, un vieux classique. Disons que la poutine ce n'était pas du Ashton mais bon,
on s'arrange avec ce qu'on a. Les enfants continuent de bien s'amuser avec Hugues autant
à UNO et Monopoly, qu'à fouiller sur internet: You Tube, ITune, Ipod et autre.
Il ne manque pas de DJ sur le bateau. Hugo leur a donné un travail au début de la
semaine, soit celui de faire une recherche sur la Belgique. Les enfants devront nous
faire leur présentation respective, ce dimanche qui vient, sur ce qu'ils ont découvert
de la Belgique. Ce matin nous sommes en navigation vers Bundaberg, il a donc fallu
sortir de notre petit canal tranquille. Heureusement toutefois, la mer est d'un calme
plat. Nous poursuivons notre remontée vers les Withsundays via de courtes navigations
de jour. Ce matin nous avons eu droit à une livraison de courrier en mer. C'est qu' Hugo
devait recevoir une lettre à Mooloolaba mais malheureusement elle est rentrée une
journée trop tard, alors que nous étions déjà partis. Greg, notre copain d'Ivory
Street, a mis la lettre sur un bateau qu'il connaissait qui se dirigeait justement
vers les Withsundays. On se disait qu'on les croiserait peut-être là-bas pour
récupérer la lettre. Et bien figurez-vous que ce matin, en navigant, alors que je
faisais mes exercices (Tony Horton) et que René prenait son petit déjeuner, il a
aperçu un catamaran qui nous passait sur bâbord. Il a tout de suite, fait le lien
en se demandant si ce ne serait pas, par hasard, le catamaran dont Greg parlait?
René l'a appelé sur radio, pas de réponse... Il est allé voir dans nos emails puis
l'a appelé avec le cellulaire. Et, aussi incroyable que cela puisse paraître, c'était
bien eux. Quelle chance nous avons eu de les croiser ainsi, tout un adon! Surtout
qu'ils faisaient une vitesse de 10 noeuds et nous ont dépassé en un rien de temps,
une chance que René a réagi rapidement! Nous avons alors modifié nos courses pour
se rencontrer en mer et avec leur gaffe, ils nous ont tendu l'enveloppe par dessus
bord. Wow! Quelle efficacité comme système postal! Comme quoi le destin arrange
bien les choses!
Récit # OZ41
Récit OZ41 - En route vers les Whitsundays 11 avril 2011

La navigation vers Mooloolaba a été assez houleuse mais nous avons tout de même
pu faire les classes du matin avant que ça se gâte plus tard en journée. A
Mooloolaba nous avons eu droit à un bain de social assez intense, multipliant
les cocktails à gauche et à droite, ce qui nous a donné l'opportunité de revoir
nos copains des bateaux Ivory Street et Rackam connus en Nouvelle-Zélande. Nous
avons aussi eu la chance de rencontrer de nouveaux bateaux lors de nos trois
jours au yacht club de Mooloolaba mais surtout, il y a Kangaroo qui sont venus
nous rejoindre samedi PM. Les enfants, ce jour-là étaient au paradis de pouvoir
s'amuser avec un groupe d'au moins onze enfants. Ils ont bien joué avec l'énorme
bac de blocs Lego offert par leurs amis de Kangaroo.


Ça leur brisait le coeur de ne pas savoir quand serait la prochaine fois qu'ils reverraient
leurs amis Robin et Julie mais au moins ils ont su bien profiter de leur dernière
journée ensemble. Ça faisait déjà six mois qu'on se fréquentait alors, il va sans
dire que c'est triste de se quitter. Le dimanche nous avons navigué vers Widebay bar,
et nous avons eu droit à une autre belle navigation pour les classes du matin, mis-à-part
quelques petites averses ici et là. Ce matin, nous avons repris la navigation vers
Great Woody Island à Hervey Bay (on pense à toi Hervé). Nous naviguons à l'intérieur
d'un canal, en longeant Fraser Island, aussi appelée Great Sandy Island parce que c'est
apparemment la plus grosse île de sable au monde. Que c'est bien de naviguer ainsi avec
le courant aidant, dans un canal à l'abri de la houle de la mer. Ça ne peut être plus
idéal. Tu aurais aimé ça Isabelle! Hugues s'intègre très bien à notre routine familiale.
Il y a des matins où je me lève et ils sont déja en train de jouer à des jeux de société.

Nous nous étions donnés deux semaines pour voir si l'arrangement convenait et il semble que
nous sommes tous d'avis pour continuer pour un bout de chemin. Comme il a fait des
études pour devenir instituteur, il démontre un grand intérêt à nous donner un coup de
main pour les classes du matin. Ainsi, Nicolas s'est vu attitré son professeur privé et
ça se passe assez bien à date. Ils travaillent bien ensemble. L'après-midi, les enfants
s'amusent à toutes sortes de choses avec Hugues et comme les jeux électroniques sont
confisqués, ils sont forcés de se montrer un peu plus originaux dans leurs choix d'activités.

Demain sera un grand jour puisque Nicolas fêtera ses 10 ans. Inutile de dire qu'il a
bien hâte et qu'il a tout un programme. A part ça, Hugues s'est offert pour nous faire
goûter quelques unes de ses spécialités culinaires. Hier soir, il nous a cuisiné un
succulent poulet à l'instar de Visée, et pour le dessert, rien de moins qu'un Sabayon.
Comme les enfants ont trouvé que le dessert était pas mal fort en alcool, les parents
ont dû se sacrifier pour vider le plat. Cet PM Hugues nous a cuisiné sa sauce à spaghetti
que nous goûterons ce soir pour le souper.
Récit # OZ40

Récit OZ40 - Un quart de siècle pour Hugues!

06 avril 2011, Moreton Island, Australie

Aujourd'hui c'est l'anniversaire de notre nouvel équipier Hugues. Il

fête ses 25 ans (et non ses 24 ans), je l'avais un peu rajeuni lors des présentations


dans mon dernier récit). Nous sommes présentement à Moreton Island, mouillés

dans la baie, entre la plage et une séries d'épaves. Ces bateaux ont été coulés

il y a une cinquantaine d'années, dans le but de créer un récif artificiel,

un brise-lame afin de réduire la houle dans le mouillage. Malheureusement,

on ne peut pas dire que ce projet ait vraiment rencontré son objectif, car pour

ce qui est du confort du mouillage, j'ai déjà vu mieux, mais il reste que

l'endroit est fort joli et Hugues a trouvé le décor assez enchanteur lors de

son déjeuner de fête ce matin. ll fallait essayer de lui faire oublier sa nuit,

qu'il a qualifié de plutôt SPORTIVE, pour reprendre ses termes. Il a bien raison

car René et moi aussi avons passé une grande partie de la nuit éveillés, la houle

était forte au point de nous empêcher de nous rendormir, c'est beau se faire

bercer mais il y a bercer et BERCER.




Hier nous avons remis le bateau à l'eau après une semaine intensive de travaux.

Je dois avouer qu'avec le caractère un peu pessimiste qu'on me connait, j'étais

plutôt sceptique devant l'échéancier un peu serré que s'était fixé le capitaine.

Avec son optimisme sans borne, René a tendance à planifier ses horaires de façon

un peu serrée par moments mais cette fois-ci je dois présenter mes excuses

officielles au capitaine car il a relevé le défi haut la main. Il avait bien

planifié ses journées et sa semaine et avait acheté à l'avance, alors que nous

avions encore la voiture, tout le matériel nécessaire à l'exécution des travaux.

Il faut dire aussi, que le fait que les enfants et moi n'y étions pas a grandement

contribué à accélérer les choses. Et que dire de Hugues, ce fut une bénédiction

pour René que d'avoir un partenaire de travail. Ensemble, ils ont accompli un

nombre de projets assez surprenant:

Nettoyage et sablage de la coque
Réparations du fibre de verre aux endroits endommagés
Pose de la nouvelle peinture anti-salissure sur la coque
Changer les presse-étoupes
Reconditionner les pompes à eau des moteurs
Retaper le moteur 25 forces du dinghy pour ensuite le revendre
Remplacer les cordages et ancrages des trampolines
Sabler et repeinturer l'Optimiste... et j'en passe car la liste serait vraiment

trop longue et ennuyeuse.

Nous avons quand même étiré notre séjour au chantier d'une journée de plus, nos amis

de Kangaroo étant arrivés le jour où nous devions quitter. Ça nous aura permis de

nous voisiner un peu, de se faire quelques petits cocktails et de prendre un ou deux

repas ensemble, alors que les enfants s'amusaient comme des petits fous sous le

regard réprobateur des responsables du chantier. Les au revoirs sont toujours un

peu difficiles mais il fallait déjà se quitter... Nous leur souhaitons bon courage

dans leurs travaux et la vente et nous espérons nous revoir très bientôt. Le destin

fait, normalement, bien les choses.


La remise à l'eau s'est faite sans anicroches. Redland City Marina était vraiment un

chantier parfait pour nous, le personnel est avenant et serviable mais surtout, leur

service de sortie et de remise à l'eau est impeccable. Ils ont un lift appelé 'Sea Lift',

qu'ils se sont procurés il y a six mois, pour la modique somme de 380 000 dollars US,

via les Etats-Unis. C'est vraiment la Cadillac des machines, il n'y en a encore que

deux en Australie mais c'est ultra rapide, efficace et sécuritaire comme machine.

Nous avons ensuite navigué pour 25 miles nautiques, juste assez pour donner un avant

goût à Hugues du genre de choses qui peuvent arriver sur un bateau. En sortant du

chenail très étroit dans les mangroves, nous avons échoué Cat Mousses dans la boue,

au même endroit que lors de l'entrée, une semaine auparavant. A force de 'ziguoner',

le capitaine a réussi à se sortir de cette impasse, heureusement car sinon il aurait

fallu coucher là pour attendre la marée du lendemain matin. Arrivés au mouillage de

Moreton Bay, on s'est trouvés, après deux tentatives d'ancrage, un endroit qu'on

jugeait bien, (assez loin, du traversier, des épaves et de la plage). Alors qu'on

jouait à des jeux de société avant souper, René est sorti sur le pont en courant,

nous étions à deux ou trois pieds de s'échouer sur la plage. Le courant qui se crée

dans cet endroit nous avait complètement emporté vers la plage. Ouf, le capitaine

l'a pogné juste à temps celle-là. Ce matin, au réveil, nous étions tentés de repartir

vers Mooloolaba mais il y a beaucoup trop de vent. A trente noeuds, on préfère

attendre une autre journée. Cet PM nous irons plutôt jouer dans la dune de sable de

la plage et ensuite faire une géo-cache. Il faut bien initier Hugo à cette nouvelle

activité qu'il ne connait pas encore.


En tout cas, comme nous, Hugues n'est pas fâché que les travaux soient derrière nous

car sa première semaine a été assez intense, les heures de travail étaient longues.

A mon avis, il est bien heureux de passer du titre de manœuvre de chantier à celui

d'instituteur. Il s'occupe dorénavant surtout de Nicolas et Antoine, les prenant à

tour de rôle pendant les classes, ce qui nous permet d'alterner les professeurs et

les matières. Un peu de sang neuf, ça fait toujours du bien.


Alors ça fait pas mal le tour des nouvelles. Nous arrivons tout juste de la plage,

Hugues passe à la douche sur le patin arrière de Cat Mousses, bientôt notre routine

n'aura plus de secrets pour lui. Je vais aller commencer mon souper, ce soir on fête

Hugues avec un souper cinéma aux burgers de Kangourou.

Récit # OZ39
Récit OZ39 - Cat Mousses au chantier
30 mars 2011

Voici des nouvelles rapides de ce qui s'est passé sur Cat Mousses après le
départ d'Isabelle. Depuis son départ, il y a moins de faits cocasses à
raconter mais bon, la vie continue. Nous avons d'abord pris deux jours pour
nous reposer un peu de toutes nos activités car nous avions eu un calendrier
d'activités assez intense avec Isabelle. De retour au travail, la pauvre pourra
enfin se reposer... bon j'exagère peut-être un peu mais disons qu'elle n'a pas
dû repartir très reposée. Mais ça valait tellement le coup, on s'est bien amusés.

Après un blitz ménage, rangement et restructure de deux jours, Hugues, notre
nouvel équipier, est arrivé sur Cat Mousses dimanche soir. Hugues est un voyageur
belge de 23 ans qui nous a approché dernièrment pour faire partie de notre
équipage pour quelques temps. Alors que nous lui offrons le logis et une
possibilité de voyager, lui de son côté pourra nous aider avec les classes, les
tâches ménagères et toute autre tâche connexe (comme dans l'armée! ;). Bref, un
bel arrangement qui permet en même temps, un bel échange culturel.

Comme les enfants ne sont pas admis sur le chantier naval pour raison de sécurité,
il m'a fallu, tel qu'expliqué dans mon dernier récit, me trouver un endroit où
vivre pour la semaine à venir. Les enfants et moi, grâce à la générosité d'Eve
et Carolyn, avons trouvé refuge dans leur chez soi. Une belle grande maison qu'ils
louent comme logement militaire car Carolyn est technicienne médicale dans les forces
aériennes australiennes. Mettons que j'ai vu pire comme logement militaire! C'est
vraiment le luxe et le grand confort comme maison. Impressionnant! C'est une belle
maison neuve, très spacieuse avec un beau grand terrain, bien située, dans un bon
voisinage. Eve et Carolyn travaillent toutes les deux sur les quarts de nuit cette
semaine. Les enfants et moi avons donc tout le temps de faire les classes chaque
matin alors que les filles dorment un peu. Puis nous ne manquons pas d'activités.
Il y a ici deux chiens et les enfants s'amusent comme des petits fous avec eux.
Ils font tout ensemble. Nous dormons tous les sept dans la même chambre chaque
nuit, les enfants et moi ainsi que les chiens. Nous pourrions facilement dormir
dans des pièces séparées vu la grandeur de la maison, mais les enfants dorment
ainsi par choix personnel, les chiens et eux sont devenus inséparables. Ils en
prennent grand soin, allant jusqu'à faire la chasse aux insectes et reptiles
potentiellement mortels pour eux. En effet, ils inspectent religieusement la cour
arrière chaque fois que vient le temps de les sortir. Le premier soir, ils ont
attrapé un 'cane toad', une grenouille qui, si attaquée ou mordue, dégage un
venin qui peut facilement tuer un animal domestique tel qu'un chat ou un chien.
Hier, les enfants ont aussi trouvé et tué deux araignées mortelles, les 'red back spider'.
Ils prennent ça très au sérieux, c'est le moins qu'on puisse dire.

Cet PM, Catherine a pensé faire une belle surprise à Eve et Carolyn en faisant une
tâche de jardinage, question de débroussailler leur plate-bande avant pour la
débarasser des mauvaises herbes. Je ne sais pas pourquoi mais, avec tous les
reptiles qu'il peut y avoir ici en Australie, j'étais quelque peu nerveuse de nous
voir faire ce travail en petites sandales et sans gants. Finalement on s'en est
tiré avec une seule piqûre sous le pied de Nicolas, mais rien de grave. Les enfants
ont bien hâte de voir si Eve et Carolyn remarqueront leur travail.

A part ça, il y a un ici un 'set' de drum, des gants de kick boxing, le hockey de
gazon (australien) enseigné par Eve au début de la semaine, sans compter le Play
Station et tous les films et émissions. Bref, on en profite à plein.

Pendant ce temps, René et Hugues ont navigué jusqu'au chantier pour la sortie de
l'eau qui s'est très bien déroulée, en voici d'ailleurs une photo. Ils travaillent
ardemment depuis trois jours, malgré le pluie, la boue et les moustiques mais les
travaux avancent étonnemment bien. Ils abbattent tous les jours un travail fou et
nous devrions ainsi, être prêts pour une remise à l'eau dès mardi matin qui vient.
Alors voilà, c'est ce qui se passe chez nous cette semaine.


Récit # OZ38
Récit OZ38 - L'équipière déserte le navire 23 mars 2011
Ce qui se passe chez nous depuis notre course dimanche dernier... Tout d'abord, je dois redire à quel point nous avons été impressionnés de la
ténacité de tante Isabelle. Franchement, il fallait le faire que de courir ce
10 km après tout ce qu'elle venait de passer au travers. Disons que comme
conditions gagnantes c'était assez limité. On ne s'est pas donné une grosse
chance! Chips, liqueur, le kit and all! Finalement, aussi surprenant que cela
puisse paraitre, la seule qui ne s'est pas plainte d'être courbaturée lors des
jours qui ont suivi la course, fut Isabelle parce que son FRERE lui, il s'est
donné à fond comme tout homme qui se respecte.... J'ai mal ici, j'ai mal là!
Un homme quoi! Les nouveautés sur la santé de tante Isabelle? Bon et bien en ce moment on pense
qu'elle est atteinte d'une forme de gangrène purulente... C'est soit ça ou
l'éléphantisme. Lors de notre visite au zoo d'Australie (soit le zoo qui est né
du célèbre personnage de Steve Irwin, le chasseur de crocodile) nous nous sommes
faits piquer un peu par les moustiques. Étant moi- même, un peu allergique aux
piqûres de moustiques, je sais ce que c'est que les mauvaises réactions aux piqûres
mais là je dois avouer que je suis sans mots face aux réactions aussi fascinantes
que surprenantes de tante Isabelle. Ses piqûres, enflent et rougissent mais en plus,
elle est pleine de cloches d'eau purulentes qui se multiplient aux sites de piqûres,
ce n'est pas très chic à voir. Depuis quelques jours, nous multiplions les sorties, le Sea World, le Movie World,
le Wet & Wild, le zoo, le magasinage, bref on s'amuse comme des petits fous.
Aujourd'hui c'est notre dernière journée avec tante Isabelle puisqu'elle quitte
demain. Nous sommes d'attaque pour notre journée, surtout que nous sommes debout
puis 04h50 AM. C'est que voyez-vous, notre fils Thomas, avait ce matin, rendez-vous
sur Skype, avec une classe de secondaire 1 de Montréal pour faire un exposé oral sur
James Cook, un explorateur britannique. Sa présentation s'est très bien déroulée même
s'il trouvait difficile d'avoir à parler de façon exagérément fort et ralentie pour
que les élèves de la classe puissent bien l'entendre. La période de questions qui
a suivie a été fort intéressante. Thomas a fait visiter le bateau après sa présentation
avec son cameraman privé, son père. Il avait le lever du soleil comme décor d'arrière
plan. Les élèves à l'autre bout, se sont montrés très dynamiques et très intéressés.
L'un d'eux nous a même fait une démonstration 'live' d'une danse apparemment en
vogue ces temps-ci, soit le ' jerk dance' . Ce fut une expérience vraiment enrichissante
pour tout le monde. A part ça, tante Isabelle va nous avoir légué un cadeau inestimable lors de sa visite.
Elle a décidé que le temps était venu pour ses neveux et ses nièces d'être complètement
autonomes avec leur tâche domestique de vaisselle. Auparavant c'est moi qui faisait
la vaisselle et les enfants l'essuyaient mais là tante Isabelle a décidé que ça devait
cesser et que les enfants étaient assez vieux maintenant. Bref, chacun d'entre eux ont
bénéficié d'une séance d'entraînement privée sur l'ABC de l'art de faire la vaisselle. Bon à part ça quoi de neuf? Rien à part le fait qu'après le départ d'Isabelle, on
sort le bateau de l'eau pour un petit face lift de Cat Mousses. L'élément nouveau de
l'histoire c'est qu'hier nous avons reçu un appel nous disant que les enfants et moi
ne pourrons être sur le chantier lors des travaux car ils ne veulent pas d'enfants
dans les parages pour des raisons de sécurité. Quel dommage, il a fallu se revirer
de bord rapidement, bref j'ai appelé Eve et sa compagne Carolyne pour leur demander
d'aller 'squatter' chez elles pour la prochaine semaine. Elles ont accepté, à
condition qu'on ne vide pas leur pot de Nutella. A ces conditions, nous ne pouvions
refuser une telle offre. Bref, les enfants et moi partirons avec nos livres d'école
et seront forcés d'aller vivre dans une vraie maison, avec une vraie douche, un vrai
lit, une vraie télé et tout pendant une semaine! Remarquez qu'ici où nous sommes
présentement au mouillage avec le bateau, nous avons droit à une belle douche chaude
tous les soirs dans les toilettes publiques ultra chic de ce quai municipal. J'ai
rarement vu un endroit aussi idéal, juste devant un super méga centre d'achats avec
tous les services rêvés. Bon et bien, il est 05h30 AM et je termine mon récit alors qu'Isabelle mange un morceau
avant de quitter pour aller prendre le train qui la mènera à l'aéroport. Nous sommes
tous un peu tristes de savoir que le temps est déjà venu pour elle de nous quitter.
Elle a mis beaucoup de soleil dans notre vie lors de son passage parmi nous. Nous
avons ri comme nous n'avions pas ri depuis longtemps. On a parlé le Québécois pur
laine et on se sentait à la maison par moments. Les enfants ont pris beaucoup de
plaisir à retrouver leur tante Isabelle qu'ils n'avaient pas vue depuis près de trois
ans. Avec toutes les histoires qu'elle avait à leur raconter, ils ont découvert une
tante Isabelle qu'ils ne connaissaient pas. Ils ont mis beaucoup d'efforts à la
convaincre de les suivre dans tous les manèges et glissades possibles et imaginables
mais n'eurent pas beaucoup de succès. Ils l'ont trouvé pas mal peureuse et ont pris
un malin plaisir à l'agacer chaque fois qu'ils en voyaient l'opportunité. Bref,
nous avons tous, chacun à notre façon, beaucoup apprécié ta visite chère Isabelle.
Si tu te sens reposée, c'est une bonne question mais en tout cas, au moins tu auras
changé d'air. Soigne bien tes bobos et saches que tu nous manques déjà.

 

Récit # OZ37


Récit OZ37 - The Twilight Run
20 mars 2011

 

 

Vous pensiez qu'on vous avait oublié? Mais non! C'est juste qu'avant de partir

sur notre tour du monde, nous avons reçu tous les vaccins inimaginables contre toutes les fièvres rencontrées de par les mers du monde .... Sauf peut-être un vaccin... celui pour contrer la grippe isabelloise. Avec le grand coeur qu'on lui connait, elle a pris le soin de nous partager ses microbes à Catherine et moi, dont sa grippe isabelloise.
 
Bon, pour ce qui est de la santé d'Isabelle, nous avons fini par abdiquer, car de toute la panoplie de médicaments de sa pharmacie ultra élaborée, plus rien ne convenait et elle ne cessait de dépérir. Donc nous avons fini par la mettre sur les antibiotiques et elle va maintenant beaucoup mieux.
 
Nous avons débuté nos visites cette semaine. Le lendemain de notre arrivée, à Brisbane, nous sommes allés passer la journée au Sea World. Ce jour-là, par contre, Isabelle a choisi de rester au bateau pour finir de se remettre sur pied complètement. Nous avons passé une super belle journée et pour ma part, le spectacle de dauphins a été mon 'highlight' de la journée, alors que pour les enfants, ce fut un manège de Sea-Doo haute vitesse.
 
Le lendemain nous avons loué une voiture pour une semaine et nous sommes allés passer l'après-midi au Movie World. Ma tante Isabelle a accompagné les enfants dans une montagne russe de Scooby Doo. Disons que ça commençait fort! Elle a décidé de passer sur le reste des manèges à émotions fortes mais nous avons quand même fait les autos tamponneuses tous ensemble. Ensuite tante Isabelle nous a sorti au Big Chief pour souper, un bon petit spot à burgers.


 
Samedi, nous avons reçu, sur Cat Mousses, la visite de Eve (une très bonne amie de Claire donc une amie de la famille Bourassa) et de sa compagne Carolyn. Elles se sont toutes deux rencontrées à Dubaï lors d'une mission alors qu'elles étaient toutes deux militaires, Eve dans les forces canadiennes et Carolyn dans les forces australiennes. A son retour, Eve a tout laissé pour venir vivre en Australie, où elle entreprend sa troisième année.
 
Aujourd'hui est un grand jour. L'événement tant attendu est enfin arrivé. Il est 14h22 et la course pour notre 10 km part à 15h30. Nous sommes présentement à chercher un stationnement et il faut aller chercher nos dossards. En tout cas, on se sent d'attaque! Au diner, on a mangé un sandwich (style tortilla) avec chips et liqueur.... On ne s'est pas entraînés depuis des semaines ni l'un ni l'autre.... Bref, je sens qu'on va avoir un plaisir fou sur notre course du Twilight Run. Isabelle n'était vraiment pas convaincue de cette course et nous avons tous été un peu surpris de la voir enfiler ses espadrilles à moins d'une heure du départ. Disons qu'elle s'en serait passée de cette petite course, je pense qu'elle aurait payé pour s'en sortir. Il y avait Nicolas qui était là, prêt à agir en tant que 'back up' au cas où, mais finalement ses services n'ont pas été requis.


 
La suite... On a terminé notre course, en un morceau. Non mais qui aurait dit, au début de la semaine, que tante Isabelle courrait un 10 km aujourd'hui! On a relevé le défi, René équipé de ses super shorts de la branche GEM, son métier dans son ancienne vie de militaire. Lui qui n'arrête pas de dire que je suis 'brainwashée'! Non mais j'ai tellement hâte de montrer cette photo à ses confrères GEM. Surtout que ses super shorts sont couvertes de Sicaflex, d'huile et de colle! En tout cas, au moins ses shorts elles courent pas mal vite!
 
Finalement de retour au bateau, nous avons eu recours à une option de souper ultra rapide et santé, quoi de mieux qu'un bon KFC pour terminer cette belle journée!

Récit # OZ36

Récit OZ36 - Arrivée à Brisbane 16 mars 2011

Bon alors, lors de notre escapade de filles, aussitôt remise de son mal de mer,

matante Isabelle avait besoin d'un peu d'action, alors elle a décidé de se taper

une petite bronchite question de garder la main. La fièvre, les frissons, la

gorge, les poumons et les bronches en feu, encore des heures de plaisir garanti.

Mais malgré tout, on a quand même pu profiter à plein de notre escapade. Du

magasinage, un cinéma, des bonnes bouffes. Au travers de ça, nous avons intégré,

non pas une, mais trois visites à la pharmacie. 80$ plus tard, matante Isabelle

était équipée d'une impressionnante collection de barbituriques de toutes sortes

de penunes (pilules), de gargarisants, de sirops et autres. A date elle est

vraiment enchantée de ses vacances sur Cat Mousses. Elle le conseille d'ailleurs

à tous ses meilleurs amis. Elle se souviendra toute sa vie de ce voyage de rêve

en Australie. Une chance qu'elle est ici pour plus d'une semaine parce que sinon,

à part ses divers 'buckets', les toilettes et les pharmacies, elle n'aurait pas vu

grand chose. Elle a aussi super hâte à la course de 10 km à laquelle elle nous a

inscrit avec tant d'empressement. Elle se sent d'attaque pour entreprendre cette

course qu'elle attend avec beaucoup d'impatience.

Ce matin, les équipières en fugue ont réintégré les rangs du Cat Mousses et ont

été accueillies chaleureusement. Le capitaine, de son côté, n'avait pas manqué

d'activités en notre absence. Il lui a fallu garder sa caisse à outils (comme

l'appelle Hervé) à portée de la main. En effet, en moins de cinq jours de navigation,

il y a eu quelques bris pour le garder occupé: une courroie d'alternateur, la pompe

à eau du moteur tribord, le presse-étoupe du moteur de bâbord et pour finir, une

panne sèche pour le moteur de bâbord. Le capitaine qui venait d'arriver cette nuit

et pensait pouvoir enfin se reposer, a passé son après-midi à saigner les lignes

de diésel pour le moteur, des heures de plaisir! Sans parler de la cale moteur qui

s'est remplie d'eau au moment où René a parti la génératrice ce soir lors du souper.

Un collet avait cédé. Isabelle, qui pensait que ce n'était qu'en mer qu'on avait

des ennuis. Enfin une qui aura vu l'envers du décor et qui comprendra quand on dit

que nous ne sommes pas en vacances tant que ça. Non mais je ne sais pas pour vous

mais moi je me trouve drôle!


Récit # OZ35

Récit OZ35 - Escapade 14 mars 2011
Changement au programme... Finalement l'activité du jour ne sera pas simplement

une douche sur les trampolines avant de Cat Mousses.... Isabelle m'a confié cette
nuit, en allant faire pipi, qu'elle songeait sérieusement à se jeter en bas du pont....
Il fallait faire quelque chose! Elle a déclaré en avoir soupé de cette merveilleuse
croisière tout inclus... Elle avait omis, on dirait, de lire les petits caractères
au bas du contrat et se retrouvait dans de beaux draps.
Ce n'est pas tout-à-fait ce qu'elle envisageait comme vacances de

rêve. Elle était mûre pour un petit bain de terre ferme et avait décidé qu'elle

terminerait le trajet par train ou autobus vers Brisbane. Bref, tout sauf Cat Mousses.

N'écoutant que mon courage et professionnelle comme je suis dans mes nouvelles

fonctions d'infirmière de brosse du Cat Mousses, je n'avais d'autre choix que

s'accompagner ma patiente. Non mais tout d'un coup qu'elle aurait une faiblesse

en chemin!


Ainsi, cet PM, nous avons, Isabelle et moi, déserté Cat Mousses et sommes parties

en cavale pour le Surfers Paradise de la Gold Coast, là où nous rejoindrons...

'peut-être' René et les enfants si on ne change pas d'idée d'ici là. Non mais on

fait-tu pitié ou quoi? On pourrait prendre goût à cette petite escapade, c'est

dangereux. Après trois ans, c'est la première fois que je découche de Cat Mousses,

je suis certaine qu'ils vont s'ennuyer de moi! Pas que ce sera l'fun bien sûr,

détrompez-vous, on n'aura pas de plaisir... Mais, en tout cas, y faut c'qui faut!

Qu'est-ce qu'on ferait pas pour sa belle-soeur!

Nous attendons présentement l'autobus à Coffs Harbour avec notre meilleur ami,

l'iPad, c'est pas mal pratique pour partir à l'aventure cette bibitte-là.

A suivre

Les déserteuses
Récit # OZ34

Récit OZ34 - Half way!!! 14 mars 2011


Il est 06h00 AM, je suis sur mon quart de veille que je partage avec Thomas
depuis 04h30 AM car il ne pouvait plus dormir. Il vient de me réveiller pour
qu'on modifie le cap et miracle! Avec ce cap, en plus de la grand voile, nous
pouvons finalement redéployer le génois, le vent n'étant plus directement dans
le nez. On avançait à pas de tortue car, des heures durant encore cette nuit,
on ne parvenait même pas à faire du 2 noeuds. C'est qu'à un mile et quelques
graines à l'heure... autant marcher! A un moment donné cette nuit, j'ai dû
éteindre un des moteurs à cause d'une alarme. A un moteur, on faisait un gros
0.4 noeud de vitesse, un cas de suicide! Là, pincez-moi quelqu'un mais on fait
actuellement 5.3 noeuds de vitesse. Ouf!!! En tout cas, je ne sais pas si on
doit croire le capitaine mais selon la météo, on est sortis de la zone des 20
noeuds de vent pour entrer dans une section de 10 noeuds, ça nous ralentira
moins lorsqu'on recommencera à avoir le vent dans le nez. Nous avons, somme
toute, passée une très belle journée, tout le monde se sentait beaucoup mieux
aujourd'hui, les classes ont repris de façon normale et tout le monde était de
bonne humeur. Pour ce qui est de notre équipière, elle reprend des forces, je
pense qu'on l'a réchappée. Voilà plus de 30 heures qu'elle ne vomit plus.
Depuis 24 heures elle ne requiert plus d'injections puisqu'elle arrive à
garder le gravol par voie orale. Fiou! C'est qu'elle commençait à avoir les
bras pas mal criblés de trous d'aiguilles, bientôt je n'allais plus savoir où
piquer. Elle a recommencé à manger doucement. Elle a le morale et elle fait ça
comme une grande. En tout cas je ne sais pas si elle se repose, mais au moins ça
la change du bureau. C'est important de changer d'air en vacances! Au programme
pour la journée qui vient, après les classes du matin, une bonne douche pour tout
le monde sur les trampolines. Ça nous fera le plus grand bien. Bonne journée!
Récit # OZ33




Récit OZ33 - Deuxième  journée en mer pour Isabelle
13 mars 2011
 
 
 
Et voilà, il est 23h15, je fais un autre récit, question surtout de donner des nouvelles de notre équipière.  La gardienne du phare, comme l'appelle son frère Guy (pour qui elle travaille), ne va pas fart fart!  Ouf, pas toujours drôle la vie de marin.  Moi-même je suis rien que juste, j'ai le coeur fragile.  

Le capitaine a travaillé toute la journée à étudier les cartes et à trouver des moyens de contre-carrer ce courant qui nous ralentit.  Ceci au travers des petits tracas quotidiens, colmatage de fuites et autre, question de garder le capitaine alerte.   Ce courant et le fait qu'on se bat contre un vent avant qui atteint parfois jusqu'à 24 noeuds, n'aident en rien. Ce n'est pas demain qu'on couvrira les 350 miles nous séparant de Brisbane.  Il y a des moments, aujourd'hui, où notre vitesse était de 1.3 noeuds.  Le capitaine ne la trouve pas drôle, il en marre, il a juste le goût de  s'arrêter mais jusqu'à quand?  On n'a pas le choix, il faudra bien passer à travers un jour ou l'autre, mais à ce rythme on n'arrivera pas avant Noël prochain et mon petit doigt me dit que ça ne ferait pas tellement le bonheur d'Isabelle... et de son patron.

Parlant d'Isabelle... La journée a bien commencé avec un spectacle de dauphins, juste pour elle, juste à côté de son lit de malade, soit le matelas bleu dans le cockpit, qui donne sur une belle grande fenêtre, toute neuve en plus.  Les gens payeraient cher pour une belle chambre d'hôpital comme ça avec vue sur la mer.  Les dauphins sont restés avec nous, à tourner autour, toute la journée. Mais, malgré toutes les galipettes de nos amis les dauphins, Isabelle ne montrait absolument aucun signe d'amélioration et continuait d'être malade.  Il fallait faire quelque chose avant qu'elle ne se déshydrate complètement.  Aux grands maux les grands moyens, Isabelle la courageuse, m'a laissé lui faire une injection de gravol.  Encore une nouvelle expérience pour moi, l'infirmière en devenir.  Ouf, ces temps-ci l'infirmière est mise au défi pas mal.
 

Je lui ai refait des injections aux 6 heures toute la journée.  Elle continue d'être malade mais la fréquence a grandement ralenti, Dieu merci.  Elle ne mange toujours pas et ce depuis hier PM, il y aura bientôt 36 heures.  Elle boit, à petites gorgées, la solution saline d'hydratation que je lui ai préparée et un peu d'eau.   Bref, elle ira peut-être un peu mieux demain matin, on l'espère du moins. 
Mais elle garde le moral et surtout son sens de l'humour. Voici comment elle se decrivait cet PM alors que j'écrivais à Guy, son patron, pour lui donner des nouvelles de sa soeur: 
Elle trippe au boute ta soeur!!  Elle n'a pas pris sa douche depuis 4 jours déjà, elle pue la transpiration et elle a les cheveux collés sur la tête (malgré le spray net emprunté à la madame dans l'avion). Elle est trop faible pour aller aux toilettes pour faire pipi alors elle pisse dans le 'bucket' dans le cockpit.  Elle alterne entre le 'puke bucket' et le 'piss bucket'.  Les vacances quoi!  Elle a hâte de revenir au bureau pour tomber en vacances! ...  


En tout cas, on a ri un bon coup en écrivant cette description pour Guy.  Pour ceux qui auraient envie de vacances, sachez que vous êtes toujours bienvenus sur Cat Mousses.... Je vous disais, aussi, que la vie de marin ce n'est pas toujours rose!  Isabelle sera bien placée pour en témoigner. 

Les enfants eux ne vont pas trop mal.  Ils continuent de manger, c'est bon signe.  Une chance que la cuisinière avait pris de l'avance car elle n'a pas tellement le goût de cuisiner pour les troupes.  Et une chance... Le capitaine n'a toujours pas pêché de poisson.  Non mais c'est délicieux et ça nous manque le bon pouesson frais mais en ce moment... Ça me rend disons,  beurkk, juste à y penser. 

A part ça, dans les moments un peu plus forts de tante Isabelle, nous avons eu des discussions fort intéressantes tous ensemble aujourd'hui.  Les enfants sont captivés et redécouvrent leur tante qui leur fait voir des perspectives différentes sur une panoplie de sujets.  A titre d'exemple, ils se questionnent souvent sur ce qu'aurait été leur vie si leurs deux parents n'avaient pas été militaires.  On dirait qu'ils nous trouvent sévères et durs avec eux!  Tante Isabelle, ce soir, leur a fait voir une toute autre perspective, leur faisant réaliser qu'il y a peut-être plus que le militaire derrière tout ça. Elle leur fait voir des facettes différentes qui les fait réfléchir.  Ce sont des débats très intéressants.  Ça fait toujours du bien, le sang nouveau sur Cat Mousses. 

OK, je m'arrête ici, ça fait le tour des nouvelles. 

 

Récit # OZ32



Récit OZ32 - Grand départ pour Brisbane avec Isabelle
12 mars 2011

 


Que c'est beau la technologie! Voilà maintenant près de 15 heures que nous avons

commencé notre navigation vers Brisbane et avec l'iPad, j'ai toujours accès à

internet. Alors pour mes quarts de veille, cette nuit, je m'en donne à cœur joie

pour écrire et répondre à mes mails. En plus je peux le faire du cockpit, ce qui

m'évite de rester à l'intérieur (c'est préférable pour mon ti-coeur pas trop

solide encore) un vrai charme cette petite machine.

Avant de commencer, pour votre information, nous avons suivi les infos concernant

les tremblements de terre et tsunamis et nous sommes hors de danger ici. Les alertes

ont été levées pour l'Australie. Il parait que ça a frappé fort, j'ai hâte de voir

les images mais en même temps ça nous attriste toujours de voir de pareilles

catastrophes. La vague aurait dû arriver ici vers 03h00 AM mais nous l'avons évité,

elle ne s'est pas rendue. Donc chers lecteurs, aucune inquiétude à avoir, de plus,

sachez que nous sommes beaucoup plus en sécurité en mer qu'au mouillage près de la

côte.

Me voici donc avec des nouvelles fraîches de la dernière semaine qui a été fort

occupée. Nous sommes restés dans les alentours de Pittwater (très beau coin pour

une pause de la grande ville) en attendant que les réparations de frigo soient

complétées. On s'est évadés près d'une belle île inhabitée pour le weekend, les

enfants passaient leurs après-midis sur la plage à faire les Robinson Crusoe pendant

que René et moi on faisait des travaux sur le bateau et on classait des photos pour

le site. Plusieurs ketchings plus tard, j'annonce officiellement, en touchant du

bois, que nous avons à nouveau de la réfrigération sur Cat Mousses et pas un, mais

deux frigos. Un frigo, ça change pas le monde sauf que... Ça monte le standard de vie

d'une coche ou deux! Quand je pense que nous étions sans frigo depuis juin 2010,

incroyable! Bon c'est sûr que depuis décembre on avait au moins accès à de la glace,

donc on pouvait fonctionner avec une glacière, mais quand même... Fini le camping!

Comme quoi tout se fait dans la vie, on a vécu 6 mois sans frigo mais au début nous

avions, l'aide d'Alexandre IV et de Wasabi qui nous gardaient nos viandes et fromages

au froid. Merci à vous!

Inutile de dire qu'une fois le frigo remis sur pied. Je me suis mise à passer mes

après-midi à faire du réapprovisionnement. Avec Catherine, je partais en autobus et on

allait magasiner chez Coles. On s'est fait des muscles à transporter des sacs. C'est

que nos stocks étaient à plat. On voulait arriver vides en Australie mais là il faut

refaire les stocks avant de partir. Lors de la touche finale du technicien sur le frigo,

nous devions être dans une marina pour avoir accès à l'électricité du quai, bref, nous

étions au Royal Motor Yacht Club près de New Port à Pittwater, la plus belle marina que

j'ai vu dans ma vie et à un prix tout-à-fait raisonnable vu les services offerts. Deux

hommes nous ont accueilli au quai et ont tout installé les amarres pour nous, nous vantant

les mérites et services de leur marina. Des installations sanitaires gratuites, d'un

chic et d'une propreté exceptionnelles, Catherine a affirmé que c'était la meilleure

douche de sa vie. Tous les après-midis, un service de navette gratuit est offert et ce

jusqu'à minuit le soir. J'ai donc décidé que c'était aujourd'hui que je terminerais mes

courses à l'épicerie. René et moi sommes partis, après souper, pour l'épicerie. On s'est

pris chacun un panier et on a couru chacun de notre côté dans les allées pour remplir,

en une heure, nos paniers de cannages, de liquides et autres denrées lourdes. La caissière

de chez Coles et notre chauffeur de navette ont eu l'air de nous trouver fous avec nos

achats mais nous sommes revenus au bateau, fiers de notre coup. Fini de courir les autobus

et de me faire mourir à transporter mes sacs. Une autre bonne chose de faite.







Pendant quelques jours ce fut la course folle pour coller, visser, réparer, laver, nettoyer
e
t tout préparer la bateau pour partir sur un quatre jours de navigation en mer vers

Brisbane. René a frotté la coque un peu et a débarrassé les hélices d'une bonne épaisseur

de coquillages (barnacles), ça devrait nous faire gagner un noeud de vitesse. De mon côté,

j'ai dédié un après-midi complet à popoter pour me faciliter la vie en mer : des macaronis

gratinés à la viande, un stir-fry de poulet et légumes sauce aigre-douce, des grillades de

saucisses que j'ai pré-cuites (bouillies et passées au BBQ) et finalement 6 cannages sous

vide (pots Mason) de viande de kangourou que j'ai d'abord cuite et assaisonnée.

Puis le grand jour est arrivé, Isabelle, la soeur de René, nous est arrivée à Sydney, après

des aventures rocambolesques de toutes sortes. Tous ses vols, sans exception, ont été retardés

pour diverses raisons mais au moins elle n'a pas manqué ses transferts qui ont aussi été

retardés. Elle aurait par contre manqué le transfert pour Brisbane mais heureusement, comme

nous étions encore à Sydney, ça tombait bien qu'elle y descende. René était allé la récupérer

à son arrivée. Ensemble, ils sont revenus au bateau. C'est une bonne chose que René soit

allé la chercher car ils ont manqué le traversier (ferry), puis l'autobus. Il sont donc

arrivés sur Cat Mousses deux heures plus tard que prévu mais la bonne nouvelle c'est qu'ils

ont eu plein de temps pour se retrouver et jaser. Isabelle a pu voir l'Opera de Sydney de

la mer grâce au traversier qu'ils ont pris et en plus, elle a pu voir le centre-Ville de

Sydney ainsi que la belle plage de Manly. Un passage rapide à Sydney mais elle y aura vu de

très belles choses.



Une heure après son arrivée au bateau, le capitaine trépigne d'impatience, il part les moteurs

et on lève l'ancre vers Brisbane. Bienvenue sur Cat Mousses Isabelle! Nous voilà partis,

Il faudra longer la côte tout le long pour éviter les effets du très fort contre-courant.

On a les moteurs à fond, le vent au près, sinon dans le nez et on fait un gros 4.5 noeuds

de moyenne. Le vent n'est pas trop fort (à date, je touche du bois) mais la houle n'est pas

ce qu'il y a de plus confortable. Ce n'est pas long que notre équipière se met à dépérir!!!

Vite, vite, on sort le 'bucket' ho pardon, la chaudière ou plutôt le seau pour nos amis

français;). Elle s'est fait barbouiller la face notre chaudière!

Puis le capitaine, nous annonce fièrement qu'il y a un poisson sur la ligne. Ca fait une

heure qu'on navigue avec Isabelle et on a un poisson, ce poisson dont Luc a rêvé tout le long

de ses vacances avec nous à Sainte-Lucie et dont il n'a finalement jamais vu la couleur.

Mais quand même, la cuisinière n'est pas 'full' impressionnée. Non mais je n'avais pas

préparé mes repas à l'avance moi pour m'éviter de passer trop de temps dans mon sous-sol

(ma cuisine). Je n'ai pas le coeur très solide non plus. Mais.... Ha! Zut!!! Le capitaine

perd sa prise! Il y a un Dieu pour moi! Je sors mes macaronis gratinés et Isabelle sort les

biscuits sodas (c'est tout ce que son estomac peut prendre, et encore, il le rejette aussitôt).

C'est cet achat qui leur a fait manqué l'autobus ce matin mais finalement, je sens qu'on en

aura grand besoin de ces biscuits soda.

Nous sommes assis à la table quand René reçoit la nouvelles des tremblements de terre via

l'iPad et les appels de Luc. Isabelle qui avait pris la peine, à son arrivée, de nous confier

qu'elle craignait un peu l'eau... Spécialement pour toi Isabelle, on nous prédit les relans

de la vague de tsunami pour dans 10 heures d'ici soit 03h00 du matin notre heure. Pauvre

Isabelle, on est crampés en quatre, mais pas Isabelle! La pauvre, rien n'y fait, elle rejette

tout. Elle ne peut pas s'étendre, ni fermer les yeux et pourtant elle est si épuisée de son

voyage. Elle a si hâte de se coucher et de dormir. Finalement elle se couche dehors puis

comme il commence à faire trop frais et humide, elle prend son courage à deux mains et va

se coucher à l'intérieur. Ouf, il n'y en aura pas de facile! On ne compte plus ses épisodes

de restitution, on perd le compte. Les Pahia bombs de la Nouvelle-Zélande, la patch de

scopolamine, les gravols, rien n'y fait. Il me reste l'option du gravol en suppositoires ou

encore en injection maintenant que je suis qualifiée infirmière en chef (depuis la chirurgie

de Catherine). Histoire à suivre.

Bon alors ça fait pas mal le tour, je sais je me suis encore emportée, désolée pour la longueur.



Récit # OZ31

Récit OZ30 - Chirurgie de guerre en Maer (sur Catherine)
03 mars 2011

La semaine dernière,  j’ai dû retourner chez le médecin avec Catherine car sa


plaie (celle suivant sa chute dans le désert il y a un mois), ne voulait pas


guérir et, malgré tous les traitements et antibiotiques, l’infection persistait

et la bosse grossissait.  Le médecin, aurait voulu, idéalement, que je fasse


faire des radiographies à Catherine mais comme nous n’avons pas d’assurances

médicales, il a acquiescé à ma demande de laisser tomber les RX et a accepté


d’ouvrir la plaie au scalpel pour aller investiguer.  Il n’a malheureusement

rien trouvé, me laissant pantoise quant à la cause de tout ceci.  J’ai remis


Catherine sur un traitement d’antibiotiques et tous les jours je lui refaisais,

sous la supervision étroite de doc Deegle et Nathalie, (notre support médical à


terre au Canada) une nouvelle mèche et un pansement pour aider à la bonne guérison

de sa plaie.  Ce matin, la plaie a recommencé a sécrété du pu, et ce malgré les


antibiotiques.  Zut que faire?  Je pouvais, à l’œil, voir poindre une partie de

bois dur mais, à part quelques simples échardes, je n’arrivais pas à retirer ce


corps étranger qui semblait installé pour rester.  Zut et rezut!  Pourquoi faut-t-il

toujours que ce soit si compliqué?  On dirait qu’on n’arrive jamais à régler les


problèmes du premier coup sur Cat Mousses.  Il n’y a qu’à penser au campeur van et

à la réparation de la boîte de vitesses.  Il a fallu faire réparer par deux fois et


passer trois boîtes de vitesses différentes avant que ça finisse par fonctionner. 

Pour le frigo du bateau, on n’en parle même plus… Alors que le tout devait être


réglé depuis le 1 mars, le problème persiste et notre réparateur se creuse toujours

les méninges.  Voilà maintenant 6 mois, soit depuis septembre dernier qu’on cherche


des solutions.  Mais, revenons à nos moutons… Toujours est-il qu’il me fallait

retourner voir le médecin pour une troisième fois avec Catherine.  Le problème c’est


que cette fois, même si j’avais voulu revoir le médecin, ce n’était pas possible car

nous étions en mer.  Nous avons, en effet, repris la navigation ce matin pour rallier


Pittwater. 





Bref, grâce aux encouragements et conseils de Docteur Deegle et Nathalie, cet

après-midij’ai pris mon courage à deux mains ou plutôt, ma Catherine a été assez

brave pour melaisser effectuer moi-même cette chirurgie sur sa jambe, alors que

nous naviguions.  Bien que ce soit très mineur comme chirurgie, je n’ai aucune

formation médicale alors ça prend des nerfs pour aller jouer avec un scalpel dans

la jambe de sa fille. J’ai sorti le kit de guerre et je me suis remémoré les leçons

données, dans mon salon, par doc Deegle, sur les pattes de cochon lorsqu’il venait

nous donner des cours de premiers soins le soir à la maison, tout le mois précédent

notre départ en juillet 2008.  Armée,de mes seringues, désinfectants de toutes sortes,

scalpel et pinces, j’ai d’abord gelé la plaie en injectant de la Xylocaine tout autour.

Puis j’ai davantage ouvert la plaie pour aller fouiller.  Plus ça allait, plus je devais

creuser, je commençais à franchementme décourager (silencieusement pour ne pas effrayer

ma patiente qui avait son MP3 sur les oreilles et les yeux bandés.)  Au bout d’un moment

à tirer sur ce morceau de bois dur, armée de mon équipement ulta high tech (soit mes

pinces à sourcils), j’ai finalement sorti de la jambe de Catherine une éclisse de bois

de 1.6 cm de long et d’au moins 0.3 cm de diamètre.  On n’en revenait pas de voir la

grosseur de ce morceau qui était entrédans sa jambe à notre insu à tous,  lors de sa

chute.  Ouf, mission accomplie, noussommes soulagés, enfin, nous avons trouvé la cause

de toutes ces complications.  Reste à attendre la guérison complète de la plaie en

espérant prendre le dessus sur l’infection pour qu’on en finisse avec cette saga.A part

ça, les choses avancent bien sur Cat Mousses.  Le capitaine a réussi à rayerdeux ou

trois items de sa liste de projets de maintenance.  Il a fait ses changementsd’huile,

sur les moteurs et la génératrice, remplacé la radio VHF ( la troisième depuisnotre

départ de Québec) et il travaille quotidiennement sur le cas des frigos (dossierà suivre). 

Un des accomplissements dont il est particulièrement fier est d’avoir faitremplacer les

vinyles transparents (fenêtres) du bimini de cockpit. Ces vitres de vinyle,avec le temps,

la mer et le soleil, avaient séché, fendillé et blanchi au point d’êtredevenues opaques.

On ne voyait plus au travers, ce qui rendait la vision très restreinteen navigation. 

Il fallait à tout prix les remplacer.  René avait obtenu un estimé de 2000$ d’un commerce

de ‘canvass’ en ville pour remplacer ces deux vinyles… un prix d’ami quoi!  Nous avions

évidemment refusé et finalement René a réglé le problème en allant acheter les deux

vinyles pour 95$, qu’il a ensuite fait coudre sur le bimini enremplacement des vieilles

pour la modique somme de 80$.  Ainsi, on a baissé la facturede 2000$ à 175$, soit une

différence de 1825$; peu négligeable comme économie.Nous avons passé trois jours à

Cammeray marina pour permettre au technicien de travaillersur le frigo. Pendant ce temps,

les enfants ont décroché quelques contrats de nettoyage sur les bateaux avoisinants

alors qu’ils distribuaient leurs cartes d’affaires en offrant  leurs services.  Aussi,

nous sommes tous passés chez le dentiste pour le Rendez-Vous annuel, ketching!


Ce soir nous sommes à Pittwater au mouillage, nous allons nous promener et faire les
baies du coin, pour les jours à venir, en attendant de finaliser les réparations de frigo. 
Ensuite, nous verrons s’il reste assez de temps pour remonter vers Brisbane pour l’arrivée
d’Isabelle (la sœur de René).  Sinon, elle nous rejoindra là où nous serons.  Nous n’avons
pas le choix, il faut régler ce problème de frigo une fois pour toute,surtout maintenant
que nous avons déniché un excellent technicien de réfrigération.

Récit # OZ30
Récit OZ30 - Rozelle Bay
23 fév 2011
Nous sommes donc de retour à Black Wattle Bay depuis la semaine dernière.
Depuis ce temps, nous continuons les classes, les projets de maintenance de
toutes sortes ainsi que toute l'administration qui attendait notre retour
avec impatience, dont entre autre, des coupes de cheveux pour les garçons et
René. Dorénavant, comme nous n'avons plus de voiture, le capt fait ses courses
en ville en trottinette: 6 km hier et 11 km aujourd'hui. Entre vous et moi,
je pense que le capt est un peu courbaturé car quand je lui ai proposé d'aller
courir demain matin, il m'a regardé d'un air disant qu'il courait déjà assez
durant le jour avec sa trottinette. Je vais devoir m'en tenir à mes séances
de Tony Horton ou encore y aller seule!

Le weekend passé, nos nouveaux copains de Canberra (Louis, Nathalie, Arianne
et Frédéric) sont venus nous visiter. Quel beau weekend nous avons passé. Le
samedi à visiter le coeur de Sydney en navigant dans le port à bord de Cat Mousses
qui n'avait pas trop perdu la main après tout ce temps au mouillage. Comme c'est
beau l'Opéra vu de l'eau. Après un dîner à bord, les enfants se sont amusés,
tantôt sur la plage, tantôt avec les kayaks ou en ski nautique. Ils ont bien
apprécié leur journée. Puis le dimanche, nous sommes allés passer la journée
à la plage de Bondi, pour ensuite aller souper avec Wasabi dans notre resto
préféré (chez Wagamama) pour célébrer les anniversaires de René et Brian. Les
nuits par contre, ont été assez cocasses à bord de Cat Mousses. Inutile de dire
que les nuits peuvent devenir assez chaudes à 10 personnes à bord. Les 4 garçons
avaient assez chaud dans leur cabine et la nuit ça de promenait pas mal, il y
avait de l'action à souhait à bord pour garder les parents éveillés, mais pas
autant que la dernière nuit. J'imagine que nous avions tous un peu secrètement
souhaité un peu de vent...trop peut-être... Car la troisième nuit, les enfants
ont décidé de dormir sur les trampolines, au cas où ils auraient trop chaud à
à l'intérieur, sauf que...le vent s'est levé et...il soufflait si fort que le
bateau s'est mis à chasser et les couvertures des enfants sur les trampolines
partaient pratiquement au vent. Il a fallu, au beau milieu de la nuit, vers 02h00
AM, changer de baie et aller mouiller dans Rozelle Bay, faute de place ailleurs.
Bref, on a beaucoup ri de toutes ces anecdotes et les copains sont repartis avec
plein d'histoires à raconter. On a passé un super weekend et les enfants étaient
particulièrement tristes de se quitter. Après leur départ, juste pour faire du
mal, ce fut le retour du calme plat, les nuits et les journées se sont
considérablement rafraichies, rendant le sommeil de la nuit extrêmement confortable.
Ho Well! Ils auront connu la vraie vie sur Cat Mousses, quoique, étant eux-mêmes
très versés sur la navigation, ils en connaissaient déjà les dessous. Pas toujours
des vacances être navigateur et ils en savent quelque chose!

Sur ce, je vais me coucher. Pour une fois je vais rester brève.

Récit # OZ29
Récit OZ29 - Retour au bateau
16 février 2011

Nous passons la journée du 13 fév sur le traversier qui nous ramène à Melbourne.
La traversée se déroule très bien et on ne voit pas les enfants de la journée.
Ils se sont amusés comme des petits fous avec Julie et Robin de Kangaroo, avec
qui ils ont joué à la cachette sur le traversier, visionner des films et pris
part à des activités organisées sur le bateau.

Une fois à Melbourne, on retourne aussitôt à notre spot préféré de ‘Free Camping’
et après une bonne douche glacée, Hervé nous prépare des grillades au BBQ car ce
soir c’est notre dernier souper ensemble, ils nous quittent demain. Snif!



Nous allons aussi faire un tour chez les copains du bateau ‘Le Pan’ pour un
dernier au revoir. Ils ont commencé une nouvelle entreprise de fabrication de
kayaks et les premiers échantillons se sont révélés invendable dus à de légers
défauts de fabrication (purement cosmétiques). Serviables comme nous sommes, on
s’est empressés d’accepter leur offre et nous sommes repartis avec deux kayaks
pour rapporter sur Cat Mousses. Nous avions déjà un kayak mais ce dernier étant un
peu (pas mal) versant, nous avons pensé que ce serait plus facile avec ce type
de kayak. Il est beaucoup plus large et plus spacieux, et avec deux kayaks, les
enfants s’amuseront beaucoup plus.


Le 14 fév au matin, nous quittons à regret les copains de Kangaroo. Alors que ces
derniers continuent d’explorer le continent jusqu’à la mi-mars, le temps est venu
pour nous de terminer notre escapade de 45 jours. Nous sommes tristes de les quitter
mais sommes confiants que l’avenir nous réservera sûrement des rencontres surprises.

Après être passés chercher les nouvelles orthèses de Catherine ainsi que notre
éolienne au centre de service, nous prenons la route pour couvrir les sept heures
nous séparant de Canberra, la capitale. Avec toute cette route, quel beau moment
pour faire un blitz école, les enfants travaillent très fort jusqu’en milieu de PM.

Ce soir nous retrouvons les copains, Louis Saucier, Nathalie et leurs deux enfants
Ariane et Frédéric, connus lors de notre dernier passage à Canberra. Ils nous reçoivent
à souper et coucher dans leur superbe maison dans laquelle ils viennent d’emménager,
il y a à peine deux semaines. Ils sont super bien installés, mais attendent
impatiemment la livraison du conteneur maritime contenant les 8000 livres d'effets
personnels apportés du Canada. Louis est à Canberra pour deux ans sur une maîtrise
(Executive MBA) , un cours super intense qui ne lui laisse qu’un maigre 5-6 heures
de sommeil par nuit. Fort heureusement, Louis semble ultra organisé et efficace,
qualités fort utiles pour ce genre de programme. Nous les reverrons le weekend qui
vient car ils viennent nous visiter sur Cat Mousses pour passer la fin de semaine
avec nous à Sydney. Ce sera un repos plus que mérité pour Louis, mais reste à voir
si nous lui laisserons la chance de se reposer. En tout cas, nous lui changerons
les idée ça c’est garanti!
07h30 AM le 15 fév, nous revoilà sur la route, direction Sydney. Nous avons tout
un programme pour la journée, mieux vaut ne pas perdre une seconde sinon on n’arrivera
pas dans le temps. Après nos trois heures de route, nous allons immédiatement récupérer
notre bateau au mouillage, on a du mal à le reconnaître tant il est souillé de fientes
d’oiseaux. Ensuite, on le ramène au quai où se trouve le campeur puis c’est la course
folle pour décharger, et tout ramener au bateau. On nettoie le campeur de fond en
comble, intérieur/extérieur mais vus les moyens limités dont on dispose, René passe
aussi le faire nettoyer dans un lave-auto pour être certain de ne pas rencontrer de
difficultés de retour avec la compagnie. Ils sont mieux de le trouver propre parce
qu’on s’est donnés pas mal forts. Ensuite on ramène le bateau à la marina et René
part avec Thomas, ils vont reporter le campeur à 100 km de Sydney. Puis ils font
quelques courses, trouvent un autobus qui les ramène à Sydney puis un taxi qui les
ramène au bateau. Pendant ce temps, les enfants et moi avons travaillé tout l’après-midi
à défaire les bagages, tout nettoyer, tout ranger, faire du lavage et surtout nettoyer
le pont et le cockpit de fond en comble. Le bateau est sale comme nous ne l’avons jamais
vu, c’est presqu’insalubre, il faut se débarasser de ces fientes un plus vite. On a
travaillé super fort mais on en vient à bout. Une journée, on ne peut plus efficace!
Sauf par contre, pour ce récit, sur lequel j’avais longuement travaillé dans la voiture,
et dont l’Ipad m’a bouffé le brouillon, alors que je voulais le corriger une dernière
fois, juste au moment de l’envoyer. Inutile de dire que j’étais un peu en furie!
Finalement, il est presqu’une heure du matin et je termine tout juste de tout ré-écrire.
La madame était pas contente, surtout que dans ce cas-ci, car pour une rare fois,
ce n’était pas une erreur de l’opérateur. L’ipad a perdu des points ce soir!

De retour à nos moutons… nous n’étions pas sitôt de retour au bateau que les enfants
ont gagné leur pari. En effet, papa a immédiatement enfilé sa tenue de mécanicien
pour aller faire un petit tour dans la chambre des moteurs. Welcome Back! Ça nous a
bien fait rire. Ça fait tout drôle de revenir sur le bateau, Antoine s’ennuyait de
la senteur du bateau (go figure), j’ai déjà vu meilleure senteur! Moi qui avais tout
nettoyé les murs avant les Fêtes, il semble que je vais devoir ressortir mon ‘Exit Mould’
et me remettre à frotter parce qu’un bateau fermé pendant 6 semaines, ça donne ce que
ça donne. Fort heureusement, mon inspection visuelle ne démontre pas de signes de
locataires indésirables qui seraient venus s’installer sur Cat Mousses en notre absence.
Tout semble normal mis à part un ‘chip’ de gelcoat de 1 pouce ½, soit quelqu’un qui nous
est rentré dans le coin du patin arrière en notre absence. Rien de grave mais plate.

Bref, c’est ici que nos vacances se terminent et nous sommes fort heureux de notre voyage
sur le continent. Nous avons voyagé, tantôt avec Ben et Manon, tantôt avec Marc et Judith,
puis un petit bout de temps seuls, après quoi nous avons rejoint Kangaroo en Tasmanie.
Nous avons aussi rencontré des copains à Sydney, Melbourne et Canberra. Nous aurons
parcouru un gros 18 000 km de route lors de nos 45 jours avec le campeur et même si
plusieurs nous trouvent complètement cinglés d’avoir fait toute cette route, si c’était
à refaire, nous referions exactement la même chose. Nous sommes très satisfaits de tout
ce que nous avons pu voir et faire comme activités. Nous avons rempli tous nos objectifs
et même plus. Chapeau au chauffeur qui, jamais, ne s’est plaint. Malgré toutes mes offres,
il ne m’a jamais cédé le volant (peut-être ne me suis-je pas fait assez insistante).
Nous avons été super confortable dans notre campeur Camperman. Le pauvre, mis-à-part
l’incident de la transmission, malgré ses 515 000 km, nous a fort bien servi et impressionné.

Maintenant, à titre d’info pour nos lecteurs, sachez que mes récits se feront plus rares
pour les semaines à venir. De mon côté, je me concentrerai à rattraper, avec les enfants,
le petit retard accumulé pour les classes. Nous reprenons les cours officiels et prendrons
les bouchées doubles pour quelque temps. René, dès demain matin, débute les travaux sur
le frigo et autres projets de maintenance de routine. Il n’y a pas une minute à perdre
car notre intention est de reprendre la mer pour remonter vers Brisbane au début mars.
Espérons seulement que les cyclônes et inondations sont maintenant choses du passé.

Un gros merci à nos lecteurs assidus avec qui nous trouvons un grand bonheur à partager
nos aventures. Ça me stimule grandement à écrire et par le fait-même, ça me permet de
consigner religieusement chaque bride de notre voyage. Ça nous fera de beaux souvenirs
pour plus tard quand j’aurai complètement perdu la mémoire, car mon Alzheimer précoce
ne va pas en s’améliorant!

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Comme je n'ai pas encore envoyé mon récit, je résume notre première journée, du 16 fév,
à bord de Cat Mousses:  Dès 06h30, je me lance dans la lessive car si tout va bien,
nous quitterons le quai pour midi.  Nous ressortons les bacs d'école et on se relance
officiellement dans les études sérieuses. Comme le technicien en réfrigération ne se
présente pas avant midi et demi, nos plans changent un peu.  Puis au moment de partir,
les 'Working Mates' (nom de la compagnie que se sont montés Thomas et Nicolas) se
décrochent un contrat de nettoyage de pont pour l'après-midi, alors nous retardons le
départ jusqu'à 16h00.  Pendant ce temps, René et Catherine ré-installent l'éolienne
alors qu'Antoine et moi frottons la ligne d'eau de la coque de tribord.  puisque nous
sommes au quai, nul besoin de le faire sous l'eau, c'est beaucoup plus facile.  Festin
garanti pour tous mes amis les poissons qui s'en donnaient à coeur joie dans ce festin
qu'on leur offrait en débarassant la coque de ses résidus. Ce soir nous sommes de
retour au mouillage près de Spitt Water et on est bien, ça nous avait un peu manqué
je pense.


Récit # OZ28
Récit OZ28 - Port Arthur et Hobart 10 fév 2011 (Port Arthur)
Aujourd'hui, nous faisons route vers Port Arthur pour y visiter le fameux bagne,

cet établissement qui fut par le passé (1830-1877), une maison de réforme dont

les Tasmaniens ne sont pas tellement fiers à cause des méthodes peu orthodoxes

qui y furent utilisées. Les enfants nous ont beaucoup impressionnés par leur

intérêt soutenu. On leur a remis un carnet d'activités qu'ils ont rempli très

méticuleusement en se promenant d'une bâtisse à l'autre, bravant le temps pluvieux

et frisquet. Ce fut un autre bel après-midi bien investi.

Ensuite nous avons roulé un peu pour nous rapprocher de notre prochaine destination

pour le lendemain, soit Hobart. Nous avons profité des installations toutes neuves

d'un parc public pour nous préparer un souper de chef.
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11 fév 2011 (Hobart)

Nous avions l'intention, ce matin, d'aller cueillir des fruits dans un verger, mais

nous avons vite changé d'avis, voyant l'endroit et le prix qu'on nous chargeait,

juste pour mettre le pied sur le site qui, au cours des dernières années, a adopté

une vocation extrêmement touristique.

Nous nous sommes alors dirigés vers le Mt Wellington, ce mont qui domine Hobart du

haut de ses 1270 m. De nombreuses randonnées pédestres y sont disponibles, mais

nous avons choisi de gravir en voiture, les 22 km de route menant au sommet. Cette

route a été taillée à flan de montagne pendant la grande dépression qui suivit

la crise de 1929. Avec les moyens de l'époque, c'était tout un exploit. Ses forêts

tempérées offrent des paysages un peu semblables à ceux de chez nous. Dailleurs,

certains ont comparé la vue qu'on y a d'en haut, à Halifax.

En PM, nous avons une réservation pour visiter la brasserie Cascade, nous avons bien

apprécié cette visite que nous avons conclu par une baignade à la piscine municipale

de la ville. René avait fait sa petite enquête le matin-même et il nous proposait cette

petite sortie dans le but (ultime), tout en s'amusant, de pouvoir s'offrir une bonne

douche, suivant la baignade. Bonne idée, les enfants étaient bien contents et moi

j'ai troqué la baignade pour une LONGUE, très LONGUE douche dans les vestiaires, alors

que Muriel en a profité pour aller faire de la lessive dans un 'laundromat' . Pour

employer ses termes, elle disait ne plus avoir d'habits propres.

Ce weekend, c'est le Wooden Boat Festival à Hobart et ce dernier commence justement

ce vendredi soir. Nous nous y sommes rendus pour rencontrer Wasabi et leurs amis des

bateaux Sea Rover et Endangered Species. C'est vraiment un beau petit festival.

Nous nous sommes offerts des Fish&Chips pour souper puis nous avons établi le campement

tout prêt d'une plage/ marina. Les enfants ont tous dormi dans le campeur Jucy alors

que les parents ont profité d'une sortie entre adultes dans un pub au centre-ville de

Hobart. Comme nous nous trouvions dans la section fumeur du bar, soit sur la terrasse

extérieure, on est éventuellement venu nous demander de déménager à l'intérieur,

chose qui ne nous plaisait pas dutout. Ne faisant ni une ni deux, Hervé a vite trouvé

une solution. Il nous a improvisé des cigarettes avec les sachets de sucre, petits

bâtonnets de papier, qu'il y avait à notre table. On a bien ri mais nous avons fini

par nous résoudre à quitter, Muriel en avait marre de fumer du sucre! Les parents ont

couché dans la Cat Mousses mobile, Brrrr! C'était un peu frisquet cette nuit-là. Je

comprends que les Tasmaniens disent que leurs étés ne sont pas tellement plus frais

que les hivers. Il parait par contre, que c'est leur pire été depuis 12 ans.

12 fév (Wooden Boat Festival)

Aujourd'hui, comme nous sommes samedi matin, nous allons profiter du Marché de Salamanca

de Hobart. Quel beau marché, c'est agréable, c'est beau pour les yeux, doux pour le

palais, les odeurs de nourritures diverses sont toutes plus invitantes les unes que les

autres, c'est vraiment joli comme marché.

A midi nous allons assister à une conférence sur le site du festival. Il s'agit d'un

couple de navigateurs américains du voilier Kalalau. Ils ont vécu les inondations de

Bundaberg en janvier et comme leur voilier est tout de bois, ils ont tenu à naviguer

avec leur bateau jusqu'à Hobart pour venir témoigner sur leur mésaventure et partager

leur expérience. Ils s'en sont étonnement bien sortis malgré tout. Comme ils n'étaient

pas assurés, il n'en tenait qu'à eux d'entreprendre toutes les démarches mais au moins

ils n'avaient pas à attendre les décisions d'une compagnie d'assurance. Ils ont donc

pu bouger rapidement et se sont montrés extrêmement pro-actifs. En trois jours, ils

ont pu sortir, à l'aide d'un local et sa barge, leur bateau qui s'était échoué dans la

boue sur une île. Ils ont été chanceux et c'est le moins qu'on puisse dire, considérant

la soixantaine de bateaux qui sont eux aussi partis à la flotte lors de l'inondation.

Plusieurs n'ont d'ailleurs jamais été retrouvés à ce jour. Un cauchemar!

Nous avons lunché avec Wasabi et nous avons passé le reste de l'après-midi à profiter du

festival. Nous avons passé une très belle journée, les enfants partaient de leur côté,

les adultes aussi et on se donnait Rendez-Vous ici et là de temps en temps. Puis on

s'offre un petit 'quatre heures' ( langage utilisé par Kangaroo pour signifier collation

de fin de PM) avant de reprendre la route pour couvrir les trois heures nécessaires pour

rallier DevonPort. Demain nous prenons le traversier à 09h00 AM pour revenir à Melbourne,

où nous quitterons à regret Kangaroo qui continuent leur voyage sur le continent jusqu'à

la mi-mars.


Récit # OZ27
Récit OZ27 - Freycinet National Park 09 fév 2011


Ce matin, nous nous levons tôt car il y a pas mal de route à faire pour rallier

le parc national de Freycinet. Chemin faisant, on s'arrête pour aller voir les

St Columba Falls, plus haute chute d'eau de Tasmanie. Un splendide ruban d'eau

tombant de 90 m, ça valait le détour, c'est très joli.

Arrivés au parc de Freycinet, nous dinons sur une belle roche plate au bord de

la mer pour ensuite entreprendre une belle randonnée de 11 km. Nous commençons

par gravir le col jusqu'au point de vue de Wineglass Bay puis nous descendons par

l'autre versant jusqu'à la plage de Wineglass Bay. Les enfants les plus braves

s'y baignent, l'eau n'est pas très chaude! Nous passons ensuite par Hazards Beach

mais cette fois personne ne se baigne, car il reste encore plusieurs km à parcourir.

Nous avons fait une belle promenade, très agréable, pour les grands comme pour

les petits, qui ne se sont jamais plaints.

Le soir, arrivés à notre camping gratuit sur le bord de la mer (Friendly Beaches),

les adutles vont prendre l'apéro sur une roche au bord de la mer pendant que

les enfants s'amusent. Petit souper rapide et hop, tout le monde au lit pour un

dodo bien mérité.


Récit # OZ26
Récit OZ26 - Encore des beaux paysages 07 fév 2011


Avant de quitter Hellyer Park, ce matin, nous faisons une courte marche longeant

une très jolie rivière. Après quelques emplettes, nous allons ensuite visiter le

site le plus célèbre de Wynyard, soit Table Cape, un plateau à la géologie étrange,

suspendu au-dessus de la mer où on retrouve aussi un phare datant de 1888.

Ensuite nous allons faire une géo-cache au promontoire de Fossil Bluff, un endroit

où un fossile de marsupial, vieux de 20 millions d'années, le plus vieux jamais

trouvé en Australie, a été découvert dans le grès. Nous allons ensuite casser la

croute au bord de l'eau.

En PM, à Stanley, nous visitons la formation volcanique The Nut, haute de 152 m et

vieille de 13 millions d'années. Ce soir on couche dans un parc à Deloraine, aux

abords d'un étang rempli de canards. On se fait un souper de roi (steak, patates

rissolées et légumes sautés) sur le BBQ. Une belle soirée.
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08 fév 2011

Ce matin on profite du BBQ pour se faire un petit déjeuner de crêpes. Les enfants

nous cuisinent ensuite des carrés Rice Krispies à la guimauve, si j'avais un jour

imaginer faire ce dessert en camping! Puis, Muriel nous déniche un petit café qui

offre une facilité de douche. Après quatre jours, la douche est bien méritée, ce

n'est pas un luxe. Avec toutes les rivières que nous avons croisées dans les derniers

jours, ce ne sont pas les opportunités qui ont manqué de nous baigner, mais nous avons

fait les petites natures un peu, craignant que l'eau soit un peu trop fraîche.

Nous allons ensuite pique-niquer à Catarcat Gorge près de Launceston où nous faisons

une belle promenade du haut de la falaise qui borde les rives de la South Esk River.

Le sentier nous mène à un très joli pont suspendu et plus tard, nos deux grands font

les braves et se jètent dans la rivière du haut de la falaise. Nous avons fait deux

géo-caches au cours de cette journée. Vive le iPad car j'ai aussi eu l'honneur

de recevoir un appel de ma bonne amie Kiki, présentement en mission en Afghanistan.

C'était notre première journée avec l'application de Skype sur le iPad et pouf! Je

reçois cet appel, un bel adon!

Les adultes font ensuite une dégustation de vin dans un vignoble, soit le Ninth Island,

une filiale du grand vignoble de Pipers Brook dans Tamar Valley. Les enfants s'amusent

sagement dehors pendant notre activité, mais sont ensuite récompensés d'une crème-glacée.

Nous aurions aimé pouvoir aller cueillir des fruits dans un verger quelconque en chemin

mais il manque d'heures dans nos journées.

Nous nous arrêtons pour la nuit à Derby le long d'une belle rivière. Un bon burger sur

le BBQ pour le souper, puis les enfants, à force de le demander, finissent par convaincre

les parents de tous coucher dans la Cat Mousses mobile pour que eux dorment dans Jucy.

Nous avons négocié une sortie éventuelle d'adultes dans un pub en échange et avons

sagement établi le campement pour les 4 adultes dans notre campeur. Au fond, on en a

profité pour se faire une soirée de cartes en jouant au Yass, donc ce n'était pas un

gros sacrifice mais chut!!! Pas un mot s'a 'game' comme on dit en bon français!

Récit # OZ25
Récit OZ25 - La Tasmanie 06 fév 2011

Le 05 fév au matin, après un arrêt rapide au magasin général de Wilmot, qui a été

l'ancêtre de la grande chaîne de supermarchés Coles que l'on connait aujourd'hui,

nous avons retrouvé Kangaroo en fin d'avant-midi. Nous étions tous bien heureux

de nous retrouver, ils avaient même acheté un champagne du 42e parallèle sud pour

l'occasion. Nous avons fait une première petite marche vers les Hogarth Falls près

de Strahan, puis nous avons dîné dans un parc où l'anniversaire d'Antoine a, une

fois de plus, été souligné d'un gâteau et petit présent. Il est gâté notre Antoine!

En PM nous avons visité une scierie de pin Huon. Ensuite nous avons fait un arrêt

aux dunes de sable de Henty, hautes de 30m. Les enfants ont sorti leur body board

et s'en sont donnés à coeur joie à glisser dans les dunes. Puis nous avons roulé

jusqu'au magnifiquen Parc national de Cradle Moutain où nous avons établi notre

campement (pas tout-à-fait légal) pour la nuit. Je dois dire que si on a trouvé le

dernier mois en Australie/ Outback chaud, ce ne sera pas le cas ici dans le parc.

On gèle et pas à peu près. On est frigorifié! On a bien une paire de pantalons

longs chacun, ainsi qu'un gilet chaud ou deux et un manteau, par contre on prendrait

volontiers une tuque et des mitaines. On s'était tellement fait dire qu'on crèverait

de chaleur qu'on n'a pas osé les apporter dans nos valises, pensant que ce serait

une idée ridicule. Nous qui les apportons généralement partout! Toujours est-il

qu'on s'arrange quand même très bien. On se colle et on mange dans les campeurs,

les enfants dans un campeur et les adultes dans l'autre.

Le 06 fév, on se lève à 08h00, non pressés de sortir sous le froid du matin. Nicolas

se réveille en disant: Mmm! Ca sent bon, ça sent la neige! Finalement il aura eu raison

car plus tard dans la journée, nous aurons droit à des précipitations de neige.

Nous passons la journée dans le parc à faire différentes marches en passant par le

Dove Lake, le Crater Lake, et diverses cascades et rivières comme je les aime tant.

Quelles belles marches, quels beaux paysages de "rain forest", c'était vraiment très

varié comme décor. On a rencontré un groupe de personnes du troisième âge, sac au

dos, qui entreprenait la marche du Overland Track, soit un trekking de 6 jours. Les

paysages rappellent beaucoup nos forêts canadiennes mais encore plus la température

qui, elle, nous en a mis plein la vue, passant de la pluie, au soleil, à la neige, et

même à la grêle. On dit qu'en Tasmanie, il pleut 7 jours sur 8 en été. Belle moyenne!

Toute cette pluie est due aux vents combinés provenant des océans Pacifique et Indien.

Les Australiens disent que cette année, en Tasmanie, leur été est plus froid que la

normale. Ils disent aussi que l'hiver en Tasmanie, n'est guère plus froid que l'été,

en fait c'est l'humidité qui tue en cet endroit, ça nous transit jusque dans les os.

L'avantage dans tout ça c'est que nos dépenses en sacs de glace pour la glacière ont

considérablement diminué par rapport au temps où nous étions dans le désert. C'est

bien facile à comprendre car en fait, maintenant, il fait presque plus froid dehors

que dans la glacière!

Chemin faisant, nous avons eu la chance de rencontrer des habitants de l'endroit,

soit un échidné (genre de hérisson), un wombat (de la famille des marsupiaux, ressemblant

étrangement à un petit ours brun) ainsi qu'un ornithorynque s'amusant allègrement dans

une petite rivière. Quelle chance nous avons eu de rencontrer ces animaux qui ne

sortent en général qu'au crépuscule. L'ornithorynque est beaucoup plus petit qu'on

l'aurait cru, ne dépassant jamais les 57- 60 cm. L'échidné et l'ornithorynque sont les

deux seuls mammifères connus au monde à pondre des oeufs.

Nous avons terminé la journée avec la visite d'un centre d'interprétation sur les

diables de la Tasmanie. Nous avons eu droit à une visite guidée de 1 heure 30 extrêmement

intéressante, comprenant le nourrissage de ces bêtes. Il fallait les voir se disputer

une patte/cuisse de Wallaby. Ce sont des animaux très solitaires et ils tiennent mordicus

à obtenir une juste part du festin, sinon le festin tout entier. Il parait qu'à l'état

sauvage ils ne partageraient jamais leur festin comme ils le font en captivité car,

en liberté, ils vivent en solitaire et s'organisent seuls. D'ailleurs, il n'est pas

rare que l'un d'eux, même si c'est lui qui a chassé une proie toute la journée, doive

à regret (s'il est trop fatigué pour entreprendre une lutte pour protéger sa prise) la

sacrifier à un autre diable qui se présente le nez pour venir la lui voler. C'est tout

un spectacle à voir que de les entendre grogner et se disputer leur carcasse. On les

entend broyer les os de leurs dents, c'est terrible comme bruit. Ils mangent carrément

tout, les os, le poil et tout, ne laissant pas la moindre miette. C'est d'ailleurs pour

cette raison qu'une fois tous les 2 ou 3 jours, ils doivent restituer tout ce qu'ils

ont dans l'estomac et se sortir l'intestin du corps pour faire le grand ménage des résidus

non digérables. Il parait qu'il vaut mieux ne pas être dans les parages pour voir mais

surtout humer les relans de cette procédure de nettoyage. En tout cas, ils ont eu beau

tenter de me convaincre que ces bêtes sont plutôt timides et non agressives, j'avoue ne

pas être tout-à-fait convaincue.

Catherine s'en sort bien avec son infection à la jambe. L'enflure est presque complètement

partie car la jambe a sécrété une bonne quantité du liquide infecté qui générait l'enflure.

Bref, plus de problème de ce côté, ça guérit bien.

Ce soir on s'arrête dans le parc de Hellyer pour dormir et on se fait un bon feu de camp pour

se réchauffer et griller des guimauves.

Récit # OZ24
Récit OZ24 - La fête de Antoine à Melbourne 03 fév 2011

Comme le 04 fév nous prenons le traversier pour la Tasmanie et que nous passons la

journée du 03 à Melbourne, on a décidé de fêter Antoine aujourd'hui pendant qu'il

était avec ses copains du bateau Le Pan. Kelli, leur maman, décide de donner congé

d'école à deux de ses quatre enfants et ils nous accompagnent au musée Scienceworks,

un super centre de jeux éducatifs interactifs. Les enfants se sont bien amusés à

cet endroit et ils y ont même fait un laboratoire de chimie.

Nous passons une agréable journée et ce soir nous mangeons tous ensemble dans la belle

et grande maison des copains. On se fait un beau souper d'anniversaire pour Antoine

qui semble bien heureux de ses présents. Les enfants se baignent dans la piscine,

profitent d'un bain et d'une douche et moi, de mon côté, je me gâte et je fais un

peu de lavage, ça commencait à sentir dans le campeur! Avec toutes les nuits passées

à crever de chaleur, au petit matin, les oreillers et les draps étaient complètement

détrempés, bref il y avait des petites senteurs. Nous étions dû pour une petite lessive.

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04 fév 2011

Bonne Fête Antoine!

Nous passons la journée sur le traversier Spirit of Tasmania 2. La traversée se fait

très bien, à la vitesse confortable de 27 noeuds, nous sommes surpris par le chic du

bateau, c'est plus luxueux qu'on aurait cru. La mer est calme et c'est tant mieux car

ça peut devenir très vilain sur cette mer, Hervé, de Kangaroo, en sait quelque chose,

pour avoir faire la course Sydney-Hobart au début janvier. Nous sommes partis vers

09h30 AM pour arriver vers 19h15. Nous avons passé la journée à nos prélasser, lire,

dormir, jouer et écouter des flms.
Immédiatement après notre arrivée, nous prenons la route pour rencontrer Kangaroo le
plus tôt possible demain. À première vue, la Tasmanie nous semble très différente de
ce que nous avons connu jusqu'à maintenant de l'Australie. La route est sinueuse et
serpente à travers les vallées et champs verdoyants, tout en longeant une magnifique
rivière. Les terres semblent ultra fertiles. Une fine brume enveloppe ce paysage de
son manteau de ouatte blanche. Je sens qu'on fera de beaux trekkings ici. Bon assez
pour aujourd'hui, on va s'arrêter pour dormir, on continuera demain.
Récit # OZ23
Récit OZ23 - Melbourne here we come again! 02 fév 2011

Plus que quelques heures et nous arrivons à Melbourne, le moins qu'on puisse dire

c'est qu'on ne manque pas de temps pour faire les classes. Aujourd'hui nous avons

été un peu retardés par un petit contretemps. C'est qu'hier matin, après la 'douche

in the bush', Catherine qui s'amusait à marcher sur des billots de bois avec ses

frères, est tombée. On aurait dit qu'elle avait été mordue par un crocodile à en

voir les égratignures. Il y avait comme des traces de crocs/dents qui, en fait,

étaient des éclisses de bois qui avaient pénétré la blessure. Nous avons nettoyé

comme on pouvait avec notre kit de brousse, soit une épingle à couche et une pince

à sourcils. Pas idéal comme kit, mais le désert c'est le désert. Je confirme que

notre Catherine, elle est 'tough' pas à peu près! Quand René lui nettoyait ses plaies,

le coeur me manquait. Ca lui faisait tellement mal lorsqu'il tentait de retirer les

corps étrangers que Catherine avait les jambes qui tremblaient de façon incontrôlable.

Je ne le lui ai pas dit pour ne pas lui faire de peurs inutiles mais je me revoyais

dans mes accouchements lorsque je la voyais trembler ainsi. Toujours est-il qu'on a

appliqué une couche d'onguent antibiotique suivant le super nettoyage mais, ce qui

devait arriver, arriva... Catherine se plaignait de plus en plus de douleurs, elle qui

ne se plaint jamais! Rien de grave mais c'était clairement la plaie qui s'infectait

à en voir la rougeur et l'enflure. Nous avons donc dû passer dans une clinique pour

nous faire prescrire des antibiotiques cet PM. Dire que j'en ai des tonnes qui ne

servent pas dans mon cabinet médical sur le bateau. On ne pouvait pas tout apporter.

D'ici un jour ou deux tout ceci sera déjà de l'histoire ancienne.

Mais tout de même, ce petit arrêt nous aura permis de faire d'une pierre, deux coups.

L'enlignement de notre campeur est tellement à jour, qu'il était évident qu'un des

pneus rendrait éventuellement l'âme. Nous sommes arrivés à retraverser le désert mais

là on voyait le ceinturé d'acier donc pas le choix... On a appelé la compagnie. Je ne

sais pas pourquoi mais quand on appelle, ils nous reconnaissent tout de suite. Ils nous

appellent par notre petit nom. Je ne sais pas si c'est bon ou mauvais signe! Finalement,

ils nous ont conseillé d'effectuer une rotation en utilisant le pneu de secours, chose

que les garçons ont fait en attendant de rencontrer le médecin. Encore chanceux que le

pneu de secours était gonflé, ce qui n'a pas été le cas avec notre Cat Mousses mobile de

la Nouvelle-Zélande. A 12 ans, Thomas a déjà deux changements de pneu ou plutôt roue,

à son actif. Mettons que la compagnie Camperman n'avait pas beaucoup le temps de jaser

lors de notre appel. Comme ils sont basés à Cairns, ils sont en état d'alerte car le

cyclone Yasi ( de force 4 ) s'apprête à frapper dans leur coin dès 22h00 ce soir avec des

vents de 280 km/hr. Ils annoncent jusqu'à 1 m de pluie en certains endroits. Ils ne

l'auront pas eu facile cette année les Australiens. On a presque peur de reprendre la

mer vers Brisbane en mars. Cette année ce n'est pas joli, joli!

Pour en revenir à notre campeur, même s'il nous en fait voir de toutes les couleurs, on

lui pardonne. Le pauvre a quand même 511 000 km derrière la cravate, il n'est plus jeune.

Dans la vie, comme dirait notre chum Ben: 'Cheap is expensive'! En d'autres termes,

quand on ne veut pas payer trop cher pour un service, il faut s'attendre à certains petits

pépins et on était préparé à vivre avec ça.



Récit # OZ22
Récit OZ22 - Dromadaires 31 janv 2011
Ce matin, le chauffeur décide qu'on s'offre une 'douche in the bush'. Avec notre

sac 'douche solaire' apporté du bateau, il improvise une douche juste sur le bord

d'un moulin à vent, ces majestueux moulins d'antan, typiques de l'Australie. Il a

eu un peu de mal à me convaincre car ici aussi, l'endroit est infesté de fourmis.

De plus, prendre sa douche nu comme un verre à 15 pieds de l'autoroute c'est ordinaire,

mais bon, on ne peut pas dire que ce soit très passant dans le coin et finalement, ça

valait l'effort.

On reprend la route vers Alice Springs, où nous en profitons pour faire un peu

d'administration bien méritée. Nous passons par le bureau de poste pour y poster la

pile de cartes postales que nous avons accumulées. Nous allons ensuite faire quelques

achats dans une grande surface. Plutôt que de faire du lavage, c'est bien plus facile

et rapide de s'acheter de nouveaux sous-vêtements :). René, lui, s'est finalement

racheté un maillot de bain, car lui aussi se l'était fait voler la nuit où mon bas de

bikini avait disparu. Il en avait un peu marre de se baigner en public en sous-vêtements.

Après un brin d'épicerie, on va finalement faire notre tour à dos de dromadaire au

crépuscule. Ça c'était absolument génial! Wow! Une vraie Cadillac un dromadaire!

C'est confortable, c'est tranquille, super mollo, ça ne rue pas, c'est calme, franchement

on a adoré. C'est beau d'entendre le bruit de leurs pieds qui, tels à de grosses pantoufles,

se déposent dans le sable à chaque pas qu'ils prennent. Quand on arrête, ils tapent du

pied car eux non plus ne semblent pas apprécier les fourmis et les mouches. On se sentait

vraiment dans le fond de l'Outback australien avec les kangourous, lézard, bétail dans

les champs et le chien en tête de marche. On serait resté des heures durant, c'était

définitivement un high de notre voyage. Au départ je voulais qu'on fasse une expédition

de nuit à dos de dromadaire pour dormir à la belle étoile mais ils n'en font pas l'été

et à bien y penser, on serait sûrement morts, dévorés vivants par les milliers de fourmis...

Ouach!!!

Après la promenade, nous sommes allés nourrir les dromadaires dans leur enclos. Il fallait

les voir s'amuser, c'était hilarant de les voir gambader, sauter, se courir après et se

mordiller la queue en se pourchassant. C'était vraiment trop drôle! On a adoré cette

sortie spéciale. Le proprio nous a offert de passer la nuit sur son terrain avec le

campeur, il mettait à notre disposition sa douche/toilettes ultra propre mais à regret

nous avons décliné l'offre. Il valait mieux faire un peu de route même si ce n'est pas

prudent de rouler à la noirceur à cause des animaux. En effet, on en a croisé quelques

uns dans les deux heures qu'on a roulé. On a vu deux kangourous et l'un deux a fait un

bout de chemin avec nous à sauter à nos côtés sur l'autre voie de l'autoroute. Ils peuvent

faire du 55 km/ hr sans même avoir l'air de forcer.

1 fév 2011

Ce matin à leur réveil, comme nous roulions toujours, les enfants se sont demandés si nous

avions roulé toute la nuit. Mais non, nous nous étions arrêtés vers 23h00 pour repartir

vers 05h50 AM. Au début de notre halte, les souris farfouillaient dans je ne sais quoi

sous le capot de la voiture alors nous avons bougé de quelques pieds et tout est revenu

à la normale.

On arrête à Coober Pedy ce midi, on s'était bien promis d'y repasser pour acheter une peinture

aborigène sur laquelle nous avions accroché lors de notre dernière visite. Les enfants en

profitent pour nourrir les kangourous. Les bébés ont déjà grandi depuis la dernière fois.

Pour dormir ce soir, nous arrêtons dans une réserve aquatique en bord de mer. Wow la mer!

Il y a longtemps qu'on ne l'avait pas vue celle-là. Quel bel endroit! Une belle brise, pas

de moustiques, pas de fourmis, une super nuit!

02 fév 2011

Ce matin dès 05h45 AM nous reprenons la route pour un autre 1000 km jusqu'à Melbourne.

Les enfants dorment encore, j'écris. Plus à suivre sur notre journée du 3 à Melbourne

où nous ferons un peu d'admin et nous rencontrerons sûrement nos copains du bateau Le Pan.


Récit # OZ21
Récit OZ21 - Darwin et ses crocodiles 30 janv
Nous sommes maintenant à faire le territoire du nord de l'Australie. J'ai oublié

de mentionner que nous avons vu, hier, les Devil's Marbles, soit les billes du

diable, qui sont en fait, d'énormes boules rondes de granit. D'après les

scientifiques il s'agirait de replats de lave en fusion érodés au fil de millions

d'années. C'était très joli, surtout de voir celles qui, tel un pamplemousse qu'on

coupe en moitiés, sont sur le point de fendre en deux.

Le 28 janv, nous atteignons Katherine, troisième plus grande agglomération du

territoire avec ses presque 9 000 habitants. Sa population se compose des tribus

aborigènes de Jawoyn et Dagoman, de fermiers et de personnes travaillant sur la

base aérienne voisine de Tindal. Nous commençons par aller marcher dans les Gorges

de Katherine dans le parc national de Nitmiluk. La rivière Katherine, qui prend

sa source en terre d'Arnhem, traverse la paysage de grès de cet endroit sur plusieurs

km. Au fil des siècles, le fleuve a creusé plusieurs gorges, mieux connues sous

le nom de gorges de Katherine. L'endroit est très populaire pour la baignade, la

randonnée pédestre et le kayak. La nage dans les gorges ne présente aucun danger...

Sauf lors des périodes de crues où il y a risque d'arriver nez à nez avec un crocodile.

Je pense qu'on va laisser faire la balade de canoë car si je m'en fie à ce que je voie,

on est pas mal dans les crues de l'été. En effet, l'eau est actuellement très haute

et toute baignade y est proscrite mais les paysages sont très beaux. Nos explorateurs

y ont fait une géo-cache.

Nous allons ensuite pique-niquer à Edith Falls avant de partir explorer le parc

national de Litchfield. Notre choix s'est arrêté sur le parc de Litchfield car le

parc national de Kakadu, le plus grand de toute l'Australie, est actuellement inondé

en plusieurs endroits et la plupart de ses routes sont donc fermées. De toute façon,

c'est le parc de Litchfield que nous voulions voir car il est réputé pour ses nombreuses

cascades et ses piscines naturelles. Nous passons le reste de la journée à explorer

le parc qui, en effet, est magnifique. Nous avons d'abord fait un arrêt pour voir les

termitières magnétiques. Elles sont dites magnétiques car elles sont parfaitement alignées

du nord au sud, et conçues pour réguler la température de sorte que la carapace des

termites s'acclimate aux changements extrêmes des saisons. Un miracle d'ingéniosité ces

chères amies les fourmis.

Nous nous arrêtons ensuite pour voir les Florence Falls et le Buley Rockhole où l'eau

s'écoule par toute une série de cascades se jetant dans des trous d'eau rocheux assez

grands pour s'y baigner. Pour une fois on a été raisonnable, le chauffeur a réussi à

me convaincre qu'une chute c'est une chute, alors on s'est dit que plutôt que d'essayer

de voir les deux autres cascades, on ferait mieux de profiter de celles-ci pendant qu'il

faisait encore jour. Ce fut une très bonne décision, on s'est bien amusés à cet endroit,

à se prélasser dans cette belle eau limpide, ni trop chaude, ni trop froide, parfaite

pour un bon bain/douche bien mérité. Il y avait à cet endroit un camping sauvage où on

s'est installés pour la nuit. Nous étions seuls au monde, on s'est même faits un feu de

camp, car avec toute cette humidité, ces marais et ces zones inondées, l'indice de risque

d'incendie est assez faible.

Le 29 janv très tôt, nous arrivons enfin à Darwin. Nous sommes chanceux car le soleil

est au rendez-vous, ce qui n'a pas été le cas dernièrement, à en voir les rues encore

inondées en certains endroits. Nous avons une réservation pour une croisière sur la

rivière Adélaïde, soit le jumping crocodile Cruise. C'est pas mal impressionnant à

voir ces bibites qui viennent tranquillement à notre rencontre et qui jaillissent hors

de l'eau pour venir chercher leur 'chop de porc', qui pend accroché sur le bout d'une

perche. Leur habitat naturel est quelque peu inondé ces jours-ci. De leurs oeufs,

seulement 20% se rendent à terme et de ce nombre, seul 1 bébé crocodile sur 1000 se rend

à l'âge adulte. Avec les inondations actuelles, plusieurs mamans ont dû abandonner leur

nid. Plusieurs des nids ont été partiellement détruits par les crues et la minute que ces

oeufs sont le moindrement bougés, apparemment, ils meurent. Mais, tout de même, avec

le programme de protection instauré pour assurer la survie de leur espèce, leur nombre

ne cesse de grandir.

Ensuite, tant qu'à être rendus sur la terre des crocodiles, nous sommes allés visiter

le Crocosaurus Cove, soit un centre d'interprétation sur les crocodiles fort intéressant.

C'est tout récent et bien que je craignais de trouver cet endroit un peu trop touristique

et commercial, je dois dire que j'ai été agréablement surprise. J'ai appris plein de

choses sur ces reptiles qu'on ne connait que très bien. Le centre est fait de sorte qu'on

puisse observer les crocos sous tous leurs angles, soit d'en dessous, de côté et du dessus.

Les enfants ont même plongé dans une piscine et les ont observés à travers une vitre,

sous l'eau. Nous avons assisté à leur nourrissage et les enfants ont nourri des crocos

juniors. Nous avons vu des requins scies et plusieurs autres poissons qu'on ne connaissait

pas. Nous avons eu une belle présentation sur les reptiles, au cours de laquelle nous

avons vu deux serpents engloutir des rats. Bref, une bien belle sortie dont nous sommes

ressortis enchantés.

Nous sommes ensuite allés flâner au Stokes Hill Wharf où nous avons profité des super

aménagements. Alors que René est allé visiter un musée sur les bombardements japonais sur

Darwin en 1941, les enfants et moi sommes allés nous amuser dans la piscine à vagues du

Wharf. Nous y avons eu beaucoup de plaisir, c'est vraiment propre et bien organisé comme

endroit. Après une bonne douche, nous sommes partis sur une mission, soit celle de livrer

en personne la carte postale rapportée des Galapagos. Nous avons trouvé l'endroit mais

il se trouve que nous étions, cette fois encore, 9 mois trop tard car la destinataire

était déménagée en mai dernier. Oups!!!

En roulant en ville, nous croisons un homme sandwich qui annonce un spécial chez Domino's

Pizza. Excellente idée, ce sera notre souper avant de reprendre la route pour amorcer notre

descente vers le sud. Nous arrêtons quelques 60 km plus loin pour dormir dans un camping

sauvage gratuit tout près d'une belle rivière. En fait je ne sais pas si elle était belle,

mais elle avait un beau bruit du moins.

Ce midi le chauffeur nous arrête devant un pub célèbre à Daly Waters, une ville de 25 habitants.

Ce pub, dont la licence daterait de 1893, est très touristique et affiche des billets de

banque, drapeaux, t-shifts, casquettes, sous-vêtements et toutes sortes de bricoles léguées

par des touristes venus des quatre coins du monde. Nous y avons laissé notre marque en

donnant le t-shirt Cat Mousses d'Antoine, sur lequel nous avons tous signé.

Sur la route cet PM, suite à des orages électriques, nous croisons un secteur ravagé par un

feu de brousse qui couvre déjà plusieurs km, mais d'un seul côté de la route. Les pompiers

semblent maîtriser la situation mais pas contre, on voit le propriétaire d'une entreprise

quelconque, au milieu du champs, qui, avec un de ses 'bulldozers' érige un mur de terre

pour contrer les flammes qui, avec le vent, se dirigent directement sur lui.

A part ça c'est la routine, Antoine est toujours sur internet à chercher la géo-cache la

plus près. Thomas lui, a réussi une mission impossible hier. Il s'était acheté, à Canberra,

un coffret pour collectionner tous les 50 sous d'Australie. Depuis ce jour, chaque fois

qu'on arrêtait prendre de l'essence ou autre, Thomas et Antoine partaient faire la tournée

des commerces environnants, en quête de pièces de collection. Plusieurs fois des Australiens

ont prévenu Thomas qu'il était mieux d'oublier l'idée car pour l'avoir eux-même essayé,

force avait été d'admettre leur échec et d'abandonner. Malgré tout, il a persévéré, et

au bout de plusieurs semaines de recherches, alors que nous attendions notre pizza chez

Domino's, Thomas est revenu triomphant avec la dernière des 27 pièces de 50 sous qu'il lui

fallait trouver pour compléter sa collection. Il se demande bien quel sera son prochain projet.

Entre les classes, la lecture, les journaux de bord, le sudoku, les legos et le dessin,

on s'occupe comme on peut lors des longues journées de route des quelques jours à venir.

La route ça ne nous a jamais fait peur. Le 31 janv au soir, nous couperons la route

avec une petite expédition à dos de dromadaire. Le 3 fév nous devrions revoir nos connaissances

du bateau Le Pan et le 4 fév, jour de la fête à Antoine, nous prenons le traversier vers

la Tasmanie où nous rencontrerons Kangaroo et Wasabi.

Récit # OZ20
Récit OZ20 - En route vers Darwin 27 janv 2011
Debout à 05h50, nous étions sur la route dès 06h00 AM. Grosse journée de route

en perspective. Après 881 km, qui se sont très bien déroulés, nous arrivons à

Mataranka. J'avais promis, pendant les classes, ce matin, une belle baignade

dans les eaux thermales de Mataranka en fin de PM. Finalement mon plan est tombé

à l'eau. Nous ne sommes définitivement plus dans le désert ici, tant et si bien,

que c'est tout plein de marécages de part et d'autre de la route et comme c'est

l'été, nous sommes en plein dans la saison de la mousson / pluie. Il a fallu

faire un trait sur le bain thermal car de un, la route pour s'y rendre est

inondée et de deux, il en va de même pour les bains thermaux. Nous sommes arrêtés

nous informer dans une station service et le proprio nous a confirmé que ce

n'était pas vraiment le moment des bains thermaux. On a eu une longue conversation

avec lui sur divers sujets très intéressants dont les aborigènes et leurs relations

avec eux dépendemment du secteur, ainsi que les termitières et les fourmis

blanches dont cet endroit est infesté. Certaines maisons sont sur pilotis pour

se protéger de ces fourmis.

Le temps était à l'orage, il y avait le tonnerre et les éclairs, nous avons pu

observer des phénomènes nuageux comme nous n'en avions jamais vu auparavant.

C'était tellement impressionnant que ça faisait presque peur à voir. Il y avait

quatre couches de différents types de nuages qui se mouvaient de façon extrêmement

étrange. J 'aurais bien aimé que Pierre (Picolo) puisse voir ça, lui qui est

passionné de météo.

Ne voyant plus aucun interêt dans le village de Mataranka, nous avons donc poussé

notre route 60 km plus loin et nous sommes arrêtés dans une halte routière pour la

nuit.

Ce matin, 28 janv, nous sommes à Katherine, en train de déjeuner dans le stationnement

du centre d'info touristique qui devrait ouvrir ses portes sous peu. C'est le début

des classes aujourd'hui en Australie, il y a des autobus scolaires partout. Fini

les vacances d'été.

La température est de plus en plus confortable plus on remonte vers le nord. Hier,

par exemple, il faisait 26 degrés celsius à Darwin, 27 degrés à Katherine, 40 degrés

à Alice Springs et sûrement encore plus chaud en plein centre du Outback.


Récit # OZ19
Récit OZ19 - Alice Springs 26 janv 2011


A notre arrivée à Alice Springs, nous nous fixons trois objectifs de visite pour

la journée. Nous commençons par la maison des reptiles. Les enfants ont bien

aimé la démonstration donnée, surtout qu'après on leur a laissé manipuler des

lézards et des serpents. Antoine, parce qu'il avait caressé un kangourou le

matin même, à notre super camping gratuit, a failli ne pas pouvoir prendre le

serpent. La fille craignait que le serpent détecte l'odeur du kangourou mais

voyant la déception d'Antoine elle l'a laissé tenir le serpent quand même.

Finalement il n'y a pas eu de problème, de toute façon, quand j'y repense, elle

nous avait expliqué au début que les serpents australiens n'avaient pas de sens

de l'odorat, je ne comprends donc pas le pourquoi de sa réticence mais elle devait

sûrement avoir une bonne raison. Ce fut une belle activité de famille.

Ensuite après un lunch rapide au sommet du Anzac Hill, nous sommes allés visiter

le Royal Doctor Flying Service, soit les médecins de l'air. Ce service qui a

débuté en 1928 grâce à l'idée d'un dénommé Flynn, vise à fournir des services

médicaux d'urgence pour les régions reculées de l'Outback. De nos jours, ce

service dessert tout le pays dans son ensemble à partir de diverses bases d'opérations

régionales.

Ensuite nous avons visité quelque chose d'extraordinaire et de tout-à-fait unique,

soit la plus grande classe au monde, le School of the Air. A Alice Springs, ce

service existe depuis 1951, il s'agit d'une école qui dessert un territoire grand

de 1 300 000 km carré, soit deux fois la superficie du Texas ou de la France.

Admissibles au programme sont les enfants âgés entre 4 ans et demi et 14 ans, vivant

dans des endroits reculés ne fournissant pas de services d'enseignement. Il y a

plusieurs de ces Schools of the Air en Australie et celui d'Alice Springs possède

140 élèves de tous âges. Leur élève vivant le plus près de l'école, vit à 79 km de

là, alors que le plus éloigné vit à quelques 1200 km d'Alice Springs. Les professeurs

enseignent à des classes de 8 à 18 élèves à la fois, mais en moyenne 13-14 étudiants,

ce qui personnalise beaucoup l'enseignement. Ils doivent garder les classes relativement

petites sinon, lors des rencontres sur internet, l'heure passerait juste en

présentations au début de chaque classe.

Sur inscription, un élève reçoit une antenne satellite, un ordinateur complet, imprimante,

scanner, et tout le matériel informatique nécessaire à cet enseignement à distance.

A toutes les deux semaines, ils reçoivent un sac comprenant les cahiers d'exercices

pour les deux semaines à venir. Tout est fourni, les fournitures scolaires, tout le

nécessaire pour faire les cours d'arts, tout. Si un mois ils travaillent sur les

insectes par exemple, on enverra aux élèves, un kit pour attraper les bestioles,

microscope, etc. Assez incroyable non!

Le coût de ce service? Une contribution VOLONTAIRE de 100$ par année, par enfant

plus des petits frais de maintenance pour les équipements informatiques. Ce n'est

pas tout, les élèves participant au programme, reçoivent également une indemnité de

750$ par 3 mois afin de pouvoir se rendre, 4 fois par année, au centre d'enseignement

qui les dessert pour rencontrer le professeur et tous les élèves de leur classe/école.

Également, une petite indemnité leur est versée pour deux fonctions sociales ou sportives

par année. Ainsi, ils font au moins 6 rencontres de groupe par année. De plus, le

professeur se déplace une fois par année pour aller rencontrer tous ses élèves dans

leur foyer familial respectif.

Ce sont, pour la plupart, les mamans qui assistent les enfants dans le programme

d'enseignement à distance mais parfois les papas. Dans certains cas, les familles

préfèrent se payer un précepteur/tuteur mais c'est alors à la famille d'assurer le

salaire à cette aide.

Les enfants rencontrent leur professeur en ligne sur internet, à raison de trois

périodes de 60 minutes par semaine. Le reste du temps c'est du travail personnel à

la maison sous la supervision du parent ou tuteur. Il y a des cours de toutes sortes

qui sont offerts. En deçà des matières scolaires traditionnelles, les enfants

reçoivent également des cours de musique/chant, arts, danse et autre.

Bien que ce service était initialement offert via la radio à pédales à l'époque, les

moyens de communication se sont tranquillement développés et depuis 2005 le centre

d'Alice Springs a emboité le pas à l'aire informatique. Depuis ils ont équipé tous

leurs élèves et ne fonctionnent plus que par internet.

J'ai trouvé cette visite absolument captivante et les enfants étaient très éblouis par

cette méthode d'enseignement qu'ils échangeraient volontiers. En d'autres mots, ils

seraient prêts à troquer de professeur demain matin mais je ne le prends pas personnel,

j'étais moi-même éblouie et bouche-bée devant ce qu'on nous expliquait et présentait.

Ce service est exceptionnel, ils l'ont l'affaire les Australiens! Nous avons tellement

pensé à toi chère Aline lors de cette visite, tu aurais adoré. Tiens voici leur site

web au cas où tu voudrais aller y jeter un œil: www.assoa.nt.edu.au

Après cette visite, nous avons emmené les enfants à la piscine municipale de la ville,

où se tenait une activité spéciale à l'occasion de cette journée de fête, soit le

Australia Day. Les enfants pouvaient se baigner, jouer dans des jeux gonflables et

ils recevaient un hot dog et une Slush chacun. Ensuite nous sommes allés nourrir les

Wallabies (kangourous miniatures) dans la cours d'un 'resort' au pied des montagnes

de Macdonnell Ranges.

Une journée exceptionnelle! Il est 21h30 et nous roulons actuellement vers le nord car

on n'a pas pu résister à la tentation de pousser plus au nord. On n'y peut rien, on est

comme ça, on en veut toujours plus, plus, plus. Les enfants ne se plaignent jamais en

voiture, ils voyagent super bien et le chauffeur lui, est infatigable sur la route.

Il ne veut jamais me laisser conduire, quel dommage... alors j'écris!


 

Récit # OZ18
Récit OZ18 - Une roche, un Canyon, un Chemin de fer mais 10 milliards
de mouches 25 janv 2011


L'idée de ce titre me vient d'une carte postale que j'avais trouvée bien drôle

car c'est vrai qu'il y a de la mouche ici, c'est assez incroyable! Nous sommes

arrivés à Uluru hier vers 15h00. Uluru c'est le nom aborigène pour Ayers Rock,

cet énorme rocher est une véritable emblème de l'Australie. Il mesure 3.6 km de

long par 348 m au dessus du plateau sablonneux qui le supporte. ll parait qu'on

estime que la partie visible du rocher ne représente que le tiers de cette masse.

Après un saut au centre culturel, nous avions une idée très claire de ce que nous

voulions faire pour rendre notre courte visite, efficace. Nous avons d'abord fait

le 'watherhole Walk', ainsi que le tour complet d'Ayers Rock en voiture. Nous avons

été très surpris de voir de l'eau ruisseler sur la roche pour remplir un petit étang

à la base. A cette chaleur et avec une pareille sécheresse, on se demande d'où peut

bien venir cette eau. Ensuite, nous avons soupé au pied du rocher, avec de la belle

musique d'Enya, en attente du coucher de soleil. Ce majestueux rocher, passe

effectivement par toutes les teintes de gris, noir, brun, ocre, rouge et oranger,

c'est très beau. Nous étions aux premières loges avec notre campeur.

Comme il faut être sorti du parc pour 21h00 le soir, il nous fallait trouver une option

pour le coucher. Notre solution n'était pas ce qu'il y a de plus catholique, mais

on ne s'est pas faits avertir ou déplacer. De toute façon, c'était une nuit très

courte car dès 04h50 AM le lendemain matin, nous nous levions pour repartir de plus bel.

Avec cette chaleur, à 01h00 AM, je ne dormais toujours pas, j'en viens à me demander

si je n'approche pas ma ménopause :). Non, farce à part, on comprend mieux pourquoi

c'est actuellement la période morte du tourisme par ici. On n' a pas choisi le meilleur

moment pour faire de l'Outback, en plein été, mais on adore. Pardonne-nous Bella mais

on a pris une pause temporaire sur notre entraînement pour la course.

Ce matin on a choisi d'assister au lever du soleil à mi-chemin entre Ayers Rock et les

Monts Olgas. Chemin faisant, l'autobus que nous suivions a brusquement freiné alors

que René s'apprêtait à dépasser. Il y avait un bon Dieu pour nous parce que je ne sais

pas ce qui serait arrivé si nous avions été sur une manoeuvre de dépassement, car au

beau milieu de la route se trouvait un dromadaire avec tous ses amis dans le champs

tout-à-côté. Il était pas mal beau notre copain, les enfants ont très hâte d'en monter

un. On ne pourra pas faire notre safari de nuit comme prévu, car il ne s'en fait pas

dans cette chaleur, mais on se payera certainement un tour de dromadaire au crépuscule.

Ce matin nous avons décidé de faire un petit trekking de 7.4 km, soit un sentier appelé

'Valley of the Winds' sur le Kata Tjuta dans les monts Olgas, qui sont en fait, un

regroupement de rochers arrondis formant des gorges et vallées, à 30 km à l'ouest d'Uluru.

Kata Tjuta signifie 'beaucoup de têtes' et ces monts occupent une place importante dans

la culture des Anangu (aborigènes de l'endroit), puisqu'ils sont des lieux de culte

sacrés. A titre d'info, en 1985, les Anangu, se sont vu remettre leurs droits ancestraux

sur ces terres. A partir de ce jour, les Anangu ont loué ces terres au gouvernement pour

qu'il puisse continuer d'y tenir le site touristique et le 'resort'. Depuis ce temps,

le parc est géré et administré selon un partenariat entre les Anangus et les blancs.

Il fallait terminer notre marche avant 11h00 AM car, passé cette heure, le sentier ferme

en raison des températures extrêmes. Nous avons eu une belle expédition, le niveau de

difficulté étant jugé comme étant difficile. Nous faisons actuellement route vers Kings

Canyon dans le parc national de Watarra. Il parait que c'est l'un des paysages les plus

époustouflants de l'Australie centrale et qu'il faut à tout prix faire le détour pour

y faire un arrêt. Une fois sur place, vue l'heure avancée de l'après-midi et la chaleur

suffocante, nous nous sommes contentés de la courte marche de 2.6 km, soit la Kings Creek

Walk, le long de la rivière, au lit présentement asséché. Puis René et moi sommes montés

seuls presque complètement en haut du Canyon pour avoir une meilleure vue.

Ensuite nous reprenons la route car nous voulons arriver à Alice Springs pour ce soir,

car demain le 26 janv, c'est la fête de l'Australie et on ferait bien d'être en ville pour

assister à cette fête. Par contre, si nous voyons que tout ce que nous voulons visiter

est pour être fermé en raison du congé férié, nous pousserons peut-être tout de suite

vers Katherine en nous arrêtant, chemin faisant, dans les bains thermaux, gorges, parcs

cascades et rivières recommandés dans notre guide.

En passant, le prix de l'essence est passé de 1.18$ à 1.82$ depuis qu'on s'enfonce dans

le désert mais fait intéressant .... Plus on s'enfonce dans l'Outback, plus on ne trouve

que de l'essence Opal, soit une essence sans plomb presque inodore, développée par BP pour

combattre la toxicomanie. Comme chez nous, sniffer des vapeurs d'essence est une pratique

très répandue dans certaines communautés reculées, notamment chez les jeunes garçons et

les adolescents. C'est légèrement moins économique sur certains véhicules mais le

gouvernement travaille activement à en rendre l'utilisation obligatoire.

Finalement, on ne rends pas jusqu'à Alice Springs avant la nuit. Le capitaine

( temporairement rétrogradé au titre de chauffeur), décide de s'arrêter à Stuart's Well car

la dernière station service avant Alice Springs étant fermée, il a peur qu'on ne réussisse

pas à se rendre. Une panne sèche serait vraiment stupide de notre part alors on s'y arrête

pour la nuit, d'autant plus qu'on y annonce un camping gratuit. C'est bien la première

fois qu'on fait un camping gratuit légal, je pourrai enfin dormir tranquille cette nuit.

En plus on dort juste à côté d'un bel enclos d'émeus, kangourou et autre. Il y a même une

belle piscine, qu'on aurait très bien pu utiliser pour un bain de minuit car nous étions

seuls au monde dans cet endroit et tout était débarré. Mais, comme une pancarte disait

qu'il fallait payer 5$ pour utiliser la piscine, on a décidé de se garder une petite gêne,

pour une fois! Il ne faut pas abuser de la confiance des gens.

  Au petit matin le proprio était là et il nous a présenté son animal de compagnie, soit

un dingo qu'il a recueilli quand il était bébé et qu'il a apprivoisé. Son dingo, qu'il a

appelé Dinky, nous a croyez-le ou non, donné une prestation musicale. En effet, ce dingo

s'est rendu célèbre à travers le monde parce qu'il monte sur le piano et tout en pianotant

avec ses pattes, il se met à chanter (hurler). C'est pas mal drôle à voir, on l'a filmé.

On a débloqué un budget pour prendre une petite douche. Après toute cette marche dans le

désert, ça faisait du bien de se rafraîchir un peu. On roule actuellement vers Alice Springs

qu'on devrait atteindre dans quelques minutes.

Récit # OZ17
Récit OZ17 - Keep on trucking 24 janv 2011

06h15 AM, nous revoilà sur la route, 'bright and early' comme disait mon SMI

(sergent-major) à l'époque. La réparation a été effectuée hier, dimanche PM.

Notre mécanicien, Jeff, avec qui on est devenus Buddy/buddy, nous a fait une

peur hier. Il est venu nous voir au camping pour nous annoncer qu'il avait reçu

la pièce, méchante pièce, c'est gros c't'histoire là de boite de vitesses. Dire

que la compagnie de location voulait qu'on rapporte la vieille pièce dans notre

campeur. No way! Probablement que le gars derrière le téléphone ne réalisait

pas la grosseur de cet engin, mais on aurait trimballer ça des milliers de km

durant pendant des semaines à ne pas savoir où le mettre et à le déplacer 10

fois par jour à l'intérieur du campeur. Notre mécano nous a annoncé qu'il

commencerait le travail vers 09h00 lundi matin. Puis, il est revenu, tout débiné,

pour nous dire que la pièce envoyée n'était pas la bonne. Non mais ça va faire les

avaries! Heureusement que la compagnie nous rembourse les journées perdues à

attendre, car malgré tout, ça ne rachète pas le temps perdu de notre horaire déjà

pas mal chargé. En tout cas c'est dans des moments semblables qu'on remercie le

ciel d'avoir loué plutôt qu'acheté cette année. Comme ça, nous ne sommes pas

responsables des frais de réparations, fort heureusement.

Nous avons appelé la compagnie de location et finalement il s'est avéré que nous

avions la bonne pièce et en plus, ils ont forcé la main à notre mécanicien pour

qu'il répare l'après-midi même, soit dimanche PM. Ce dernier a rouspèté un peu,

mais comme ils le payaient temps double, au fond ça faisait son affaire et la nôtre

aussi, car nous ne voulions pas perde plus de temps. C'est bien beau Coober Pedy

mais tu as vite fait le tour de cet endroit. Il y avait autrefois une communauté de

plus de 5000 personnes dans ce village mais, aujourd'hui, il ne reste guère plus

de 2500 habitants et ce de plus ou moins 41 nationalités différentes. J'imagine

que l'engouement pour l'opale, semblable au 'Gold rush' doit être à la base de ce

multiculturalisme.

Changement de sujet, j'ai oublié de dire qu'hier, nous sommes allés avec les enfants

nourrir les kangourous chez Josephine, une maison d'art. La dame et son mari

recueillent les kangourous en difficulté ou blessés et les nourrissent et les logent.

Dans quelques situations, passé un certaine âge ou un certain temps parmi les humains,

les kangourous ne peuvent plus être remis en liberté dans la nature. Bref, elle et

son mari, vivent présentement avec 4 kangourous assez gros et 4 bébés. Ils tiennent

les bébés dans une poche de tissu semblable à celle d'une maman kangourou et nous ont

permis de les prendre dans nos bras après le biberon et tout ça gratuitement. C'était

vraiment spécial. La dame racontait que parfois, elle a tellement de kangourous dans

son lit quand vient le temps de se coucher le soir, qu'elle est forcée de dormir sur

le divan. Le matin ses kangourous viennent la réveiller gentiment.

Nous passons l'avant-midi à faire les classes entre deux baignades au camping car il

fait chaud, très chaud. La température a monté jusqu'à 43 degrés celsius aujourd'hui,

elle monte parfois au-delà de 46 degrés celsius. Mais ça c'est la température ambiante,

le sol lui devient absolument brûlant, soit 65 degrés celsius. Aux dires de notre

mécanicien, 70% de la population, en cet endroit du 'outback', vit dans des maisons

creusées sous terre. C'est vrai que c'est pas mal plus frais sous terre et c'est

étonnement sec là-dessous contrairement à ce que j'aurais pensé. Il y a une chose de

positive à cette chaleur torride, c'est que les vêtements qu'on étend à sécher, sèchent

en deux temps trois mouvements. En tout cas, il parait qu'ils annoncent de la pluie ...

Ils en annoncent, mais pas avant juin... On est partis à rire quand on nous a dit ça.

Nous qui, secrètement en avions assez de la pluie et du manque de soleil, le bon Dieu nous

a puni. Ils reçoivent 220mm par année tout au plus. Inutile de dire qu'avec cette chaleur,

nous avons rangé les sleepings bags pour un petit bout de temps. Les enfants, une nuit,

ont essayé la petite tente qui vient avec le campeur. Malgré son piteux état, ils ont

réussi à la monter quand même et ont eu bien du plaisir, c'était un peu plus frais que

le campeur. J'avoue qu'il fait vraiment chaud la nuit.

Hier, comme nous devions laisser partir notre campeur avec le mécanicien et que ce dernier

ne prévoyait pas terminer la 'job' avant le lendemain, on s'est offert du confort, soit

une chambre climatisée au camping où on se trouvait, avec douche, des vrais lits, une télé...

On a fait des heureux! Finalement, à 18h30 notre mécano cognait à notre porte pour nous

remettre notre véhicule et nos clés. On a dit aux enfants qu'on pouvait retourner dans

le campeur car la chambre était devenue inutile... Ça n'a pas passé au conseil.

Ce matin, 24 janv, nous nous dirigeons vers Ayers Rock, mais chemin faisant, nous passons

par la Breakaways Reserve, ce fameux endroit où l'on se croirait sur la lune. Avec le lever

du soleil, la vue est d'autant plus magnifique. On y aperçoit une formation rocheuse

blanche et jaune appelée 'Castle' en cette terre aride. C'est une terre rouge et plate,

ponctuée en quelques rares endroits de montagnes au sommet plateau appelées 'mesas'.

Ils ont tourné deux films en cet endroit, soit Mad Max 3 et Priscilla - folle du désert.

Les enfants y ont fait une autre géo-cache. On longe ensuite la célèbre 'dog fence' cette

clôture construite de main d'hommes, initialement longue de 9 600 km, qui sert toujours

à éloigner les dingos/chiens sauvages, des moutons. Aujourd'hui, elle ne fait plus que

5 300 km.

La route de 800 km menant à Ayers Rock se passe bien aujourd'hui. Les troupes ont déjà

deux géo-caches de faites. Hormis un petit tourbillon de vent et de broussailles, qui

nous a frappé de plein fouet, sans dommage, sur le côté du campeur, nous frappons un

oiseau ici et là. On en a bien frappé 10 depuis ce matin. Ainsi, lors de nos arrêts

dans les stations services, une étape s'est ajoutée à la routine, soit de dégager les

oiseaux morts restés collés sur la voiture. Tout à l'heure nous avons ramassé ce que

nous croyons être des pastèques ou melons. Ça pousse tel des concombres et melons au

ras du sol, en bordure de route. Nous en avons ouvert un et c'est définitivement un

melon. Reste à savoir s'ils sont bons, on en a pris deux et on va s'informer.
... Finalement, les melons ne sont pas comestibles car trop sûrs et amers, seuls

quelques oiseaux en mangent les graines.

Récit # OZ16
Récit OZ16 - Outback à Coober Pedy 22 janv 2011
La suite de la fabuleuse aventure de Cat Mousses... Et oui, finalement, pour
ceux qui s'interrogeraient, on s'est rendus à Coober Pedy, nous y sommes arrivés
vers 19h30, soit 12 heures après notre départ d'Adelaïde, encore une chance que
nous soyons partis tôt le matin. On se croirait atterris sur une autre planète.
Si jusqu'à maintenant nous n'avions vu que très peu d'aborigènes, ici il y en a
beaucoup. Autant les avoir dans notre poche car certains d'entre eux ne semblent
pas des doux.

Pour la première fois de notre voyage, nous avons failli flancher et se payer un

camping car ici les plages et les rampes à bateau sont assez rares. Mais finalement

on a réussi à trouver un BBQ public, bon il y a belle lurette qu'il ne fonctionne

plus mais au moins nous avons trouvé un beau petit spot sous les arbres, un peu

à l'écart et où on se sent pas mal plus en sécurité qu'au milieu de la ville.

J'ai préparé un excellent poulet sauce Satay et couscous avec le poulet et les

légumes qu'il me restait de notre dernière visite à l'épicerie. Pour notre première

nuit, je dois dire que nous avons eu pas mal chaud.

Il est 09h23, le mécanicien vient d'arriver et il a confirmé notre diagnostique, la

boite de vitesses est morte. Aujourd'hui étant samedi, le prochain défi sera d'en

faire venir une d'Adelaïde. Ils ne peuvent pas la mettre sur un autobus puisque le

poids est supérieur à 20kg et les chauffeurs ne prennent rien passé ce poids. On attend.

En attendant, on visite. Nous sommes présentement à un endroit appelé public noodling

area, soit un endroit où les visiteurs peuvent fouiller les montagnes de sable et de

débris à la recherche d'opale. Les enfants ont toujours été fascinés par les minerais

et les fossiles alors ils s'amusent grandement à faire de l'exploration. Le premier

morceau d'opale a été découvert en 1915 à Coober Pedy et l'endroit est vite devenu le

plus gros producteur d'opale au monde. L'opale c'est une forme de silice, chimiquement

similaire au quartz. De nos jours, il ne se fait plus d'exploitation commerciale dans

le coin à cause de la flambée des coûts du pétrole.

Nous avons visité, ce matin, une église orthodoxe serbe, creusée sous terre. Plus tard,

nous irons nourrir les bébés kangourous avant d'aller visiter une mine/musée d'opale,

pour terminer avec un petit drink dans un bar sous-terrain, le underground bar du Desert

Cave Hôtel.

Nous venons de recevoir l'appel de la compagnie de location et on nous informe que la

boite de vitesses arrivera en PM demain via une compagnie appelée Bush Logistics. Bref,

si tout va bien, nous devrions pouvoir repartir lundi matin.

Nous avons décidé d'opter pour un peu de luxe et d'aller nous installer, pour les deux

prochaines nuits, dans un camping très abordable offrant d'excellents services dont une

piscine. je sens que les baignades seront appréciées de nos troupes.

Fait chaud


Récit # OZ15

Récit OZ15 - Le désert et Cobber Pedy
21 janv 2011
Je confirme que nous sommes bel et bien dans le désert. L'air est sec et torride,
les fenêtres étaient  complètement ouvertes à l'arrière du campeur pendant les
classes ce matin,  et malgré tout ce vent qui entrait, on avait chaud quand même
parce que l'air est super chaud.

A part les quelques véhicules qu'on croise et qui ne manquent jamais de nous saluer,
car c'est comme ça ici dans le désert, les  seules formes de vie qu'on rencontre sont
des petites touffes d'herbe verte et des vaches ici et là.  D'ailleurs, à ce titre,
nous avons rencontré plusieurs vaches mortes, , kangourous, moutons et ossements
divers en bordure de route.  On dirait qu'il n'y a même pas de rapaces volantes dans
ces coins perdus pour venir nettoyer les corps morts.

Nous sommes arrêtés dans un arrêt routier à Pimba pour dîner et nous avons eu la
surprise de trouver de très belles installations sanitaires.  Il y avait même des
douches, super propres, qu'on pouvait utiliser pour 2$.  Juste au moment de partir,
René a repéré un tourbillon de sable qui s'élevait dans les airs mais la seule façon
de le voir était de le regarder avec des lunettes polarisées. 

On continue de voir des lacs secs un peu partout, qui de loin, tel un mirage, ressemblent
à des énormes  'patchs' de neige mais qui sont en fait des patchs de sel.  Ces lacs sont
parfois à perte de vue.  On se demande le pourquoi de ces lacs salés mais j'imagine que
c'est le même genre de phénomène qu'à Salt Lake City.  Le long de la route on peut voir
une pipeline qui sert au transport de l'eau, qui, autrefois, se faisait par train.

Notre transmission recommence à faire des siennes, nous n'avons plus de 5e vitesse depuis
15 minutes!  Ayayaille! J'avoue que ça fait un peu peur quand ça arrive en plein cœur
du  désert. Ça fait à peine une semaine qu'on nous a installé notre transmission   Quand
nous sommes arrivés au garage avec notre campeur à Melbourne, le mécanicien avait du mal
à croire que nous soyons parvenus à nous rendre aussi loin lorsque la troisième vitesse
nous a abandonnée à quelques 800 km de là.  Espérons seulement que la transmission ne
flanche pas complètement.

Et bien, ce qui devait arriver, arriva... Je suis assise sur un banc près d'une cabine
téléphonique au milieu de 'nowhere' au travers des mouches collantes.  Ça me fait
grandement penser au dernier roman que j'ai lu, intitulé Piège Nuptial, dont l'intrigue
se passe en Australie. Nous sommes arrêtés prendre de l'essence et chemin faisant, en
plus de la vitesse 5, les vitesses 1, 2, 3 et le reculons sont aussi mortes et il n'est
plus possible de les engager. Résultat, il ne nous reste plus que la vitesse 4 et nous
avons encore 250 km à parcourir avant la première ville décente, soit Coober Pedy. 
Nous faire remorquer en couterait environ 1000$, une aubaine!  Nous attendons le OK
de la compagnie de location pour pousser vers Coober.  Ha les aventures!  On aime ça
compliqué nous! Avec notre dernière aventure de transmission, il manquait seulement
la vitesse 3,  cette fois il manque tout sauf la 4.

Plus à suivre dans le prochain récit de la famille Cat Mousses en folie...

Récit # OZ14
Récit OZ14 - Adélaïde
20 janv 2011

Debout très tôt, nous avons comme premier objectif le centre d'info touristique
pour prendre nos décisions de façon plus éclairée.  C'est que nous avons envie
d'aller passer deux jours à Kangaroo Island, réputée pour la richesse de sa vie
sauvage.  En voyant la facture qui montait à près de 600$ juste pour le traversier,
montant auquel il fallait ajouter un autre 200$ pour accéder aux parcs, nous avons
déchanté un peu.  D'autant plus que ces animaux que nous aurions vu, nous les  avons
déjà pas mal  tous vus, et ce à plusieurs reprises.

Pour ce qui est d'Adélaïde, on nous proposait le zoo où on pouvait voir les pandas géants.
Ils offraient des 'package' où, pour la modique somme de 495$ par personne, on pouvait
aller visiter la cage des pandas et aider à la préparation de leurs repas. Sérieusement,
le prix du zoo par contre, était  très abordable, mais comme nous allons visiter celui
de Brisbane avec Isabelle, nous allons passer pour celui-ci.  On a aussi considéré aller
dans un 'wildlife park' pour voir et nourrir les animaux car à cet endroit, moyennant
un certain supplément, on pouvait prendre un koala dans ses bras.  Les enfants n'y tenant
pas plus que ça, nous allons garder nos sous pour une expérience plus spéciale, comme
par exemple celle de faire un safari d'une nuit à dos de dromadaire dans le désert. 
A suivre, nous verrons celà sur place, en espérant que ce ne soit pas trop commercial
et attrape touriste.

Nous avons consacré le reste de l'avant-midi à faire le tour du centre-ville avec les
tramways et bus à la disposition des touristes.  De retour à la voiture, nous avons
dîné de paninis  cuits sur un BBQ public.  En PM, nous avons profité du fait que nous
étions dans une grande ville pour faire un peu de magasinage.  Dernièrement j'avais
réalisé que la garde-robe de ma Catherine commençait sérieusement à faire pitié, ses
petites jupes culottes, achetées il y a deux ans et demi, étaient légèrement délavées
et tachées. Ce n'était donc pas un luxe et elle ne s'est pas laissée prier.  Nous
sommes allés chez Supré, son magasin préféré. Alors que les garçons sont partis de leur
côté se magasiner un jeu de Lego 'creationary', Catherine s'est choisie trois paires de
shorts et trois camisoles.  Elle qui parassait déjà vieille pour son âge, avec ses petits
kits, on lui donnerait presque 14-15 ans.  En tout cas ce n'était pas un luxe ça c'est
clair.  Nous avons aussi acheté des espadrilles à Thomas et Catherine ainsi que diverses
paires de Crocs et babouches pour renouveller notre flotte usée. 

Ensuite nous sommes allés faire une petite épicerie mais cette fois, nous nous équipons
pour plusieurs jours.  En effet, nous prenons la route demain pour des trajets de 700 à
800 km par jour et comme nous serons loin de grands centres, nous aimons mieux ne pas
prendre de risques et nous équiper pour la guerre, ou plutôt le désert, avec des petites
repas faciles sans réfrigération.  D'autant plus que nous ferons sûrement un peu de
trekking à l'autre bout.

Ce soir nous essayons un nouveau camping sauvage en bord de mer, qui se révélera aussi
peu recommandable que celui de St.-Kilda.  De un, il y avait assez de mouches pour devenir
fou et de deux, toute la nuit, les jeunes ont fait du grabuge.   Au petit matin, je me
suis rendue compte qu'on m'avait volé mon bas de bikini,  je j'avais laissé à sécher sur
un des miroirs du campeur suite à ma douche prise près de la plage avant de me coucher.
Le pire c'est que je me doutais que ça arriverait.  Ho well!

Vendredi 21 janv

Nous avons pris la route à 07h30 AM pour parcourir les 850 km qui nous séparent de Coober
Pedy, une ancienne ville minière d'opale.   Le paysage est de plus en plus désertique,
je sens qu'on va avoir chaud.  En tout cas, la phase de pluie que nous avons vécue est
définitivement chose du passé.  Les enfants font les classes, la routine a repris.  Chemin
faisant nous longeons plusieurs marais salants, ils semblent produire du sel par ici.  La
route est droite et bien entretenue, on rencontre peu de véhicules.  On voit que l'utilisation
des transports est ici  grandement optimisée.  En effet, lorsqu'on croise un camion-remorque,
il n'est pas rare qu'il transporte simultanément non pas une, ni deux mais  trois remorques. 
Ça fait de longs trains routiers.

Assez pour aujourd'hui, la suite demain lors de notre arrêt à Coober Pedy qui, semble-t-il,
par ses paysages désertiques et ses cratères, laisse croire qu'on se trouve sur la lune.
Récit # OZ13
Récit OZ13 - Port Campbell à Adélaïde 19 janv 2011
Mardi le 18 janv, voyant le Parc national de Grampians encore inondé et

inaccessible, nous avons décidé de pousser vers Warrnambool pour la dernière

journée avec Marc et Judith. Cette portion du Great Ocean Road est considérée

comme étant la plus belle, alors il y avait amplement à visiter tout le long

de la route. Nous avons vu les formations rocheuses de l'arche et du London

Bridge, ce dernier a subi de sévères modifications en juil 2005 dues à l'érosion

naturelle.

Nous avons dîné aux hot dogs dans un BBQ public à Flagstaff Hill Maritime Village,

soit une reproduction d'un village du port côtier d'antan à Warrnambool. Ce

qui nous intéressait surtout, à cet endroit, c'était d'aller voir à quel point

la rivière Hopkins avait gonflé en son embouchure, suite aux pluies diluviennes

des états du nord. Les villageois étaient démontés de voir la largeur du torrent

tumultueux que la petite rivière était devenue. Sur les conseils d'un local, nous

sommes remontés jusqu'à Hopkins Falls, c'était à se demander comment le pont

arrivait à tenir debout. La force de la chute, qui coule normalement au compte

goutte, formait dans l'air une bruine qui nous trempait et, dans le bas de la chute,

il y avait une écume qui se formait, tant et si bien qu'il y avait quasiment 8

pieds de haut de mousse. On aurait dit un énorme bain moussant. Avec les

vaguelettes et l'action du vent, cette mousse s'envolait dans les airs. Bref, pas

trop de dommages mais quand même très impressionnant comme spectacle.

Ensuite nous sommes arrêtés au Tower Hill Reserve où nous avons vu, en liberté à

l'état sauvage, plusieurs animaux dont un échidné, des émeus et des koalas. Antoine

est grimpé dans un arbre pour aller voir de plus près un koala, puis nous avons

aperçu un koala bien installé à grignoter dans un buisson au niveau du sol. Nous

l'avons longuement observé, puis nous nous sommes risqués à le flatter. Il s'est

laissé faire un peu puis est parti. Pour ce qui est de l'échidné, pour ceux qui se

demanderaient ce que c'est, et bien c'est un type de hérisson qui a l'air de piquer

pas mal fort avec ses grosses épines. Il a un nez très long qui ressemble à celui

des kiwis de Nouvelle-Zélande et avec sa très longue langue, il lape les fourmis

et les termites hors de leur nid tel un tapir. Il se roule en boule et se creuse

dans la terre lorsqu'il ressent un danger.

Ce soir-là, nous avons couché dans un parc public de Port Fairy et nous avons joué

une dernière partie de 500 avec Marc et Judith. Je commençais juste à devenir

bonne et ils partent!



Mercredi le 19 janv, les enfants se sont portés volontaires pour faire, de la

station de nettoyage de poisson de l'endroit où on se trouvait, un car wash. Ils

s'en sont donnés à coeur joie pour frotter la Wicked des Beatles de Marc et Judith

car cette dernière devait être retournée 'spic&span' le soir-même à Melbourne.

Ensuite, ils prenaient un avion de Melbourne pour aller passer quelques jours à Cairns

et y faire des plongées avant de rallier Brisbane et Sydney.

On s'est dit au revoir et de notre côté, nous avons parcouru les 650 km qui nous

séparaient de la ville d'Adélaïde. Une fois sur place, notre première tâche a été

d'aller porter en personne la carte postale que nous avions ramassée aux Galapagos

il y a près de 2 ans. Malheureusement, nous avons découvert que le destinataire de

ladite carte était déménagé depuis mai 2010. Oups, il fallait s'y attendre. Il nous

en reste encore une à livrer mais cette fois à Darwin. On aimerait bien y aller et

ça me travaille encore mais c'est de la route en torpinouche, il y a 3500 km entre

Adélaïde et Darwin. Ça fait du millage pas à peu près pour le peu de temps qu'on

pourrait y rester.

Depuis notre arrivée en Australie méridionale, il fait nettement plus chaud. La petite

laine a pris le bord assez vite à 36 degrés celsius. Ça remonte jusqu'à 40 degrés

celsius par moments mais les gens semblent trouver ça normal. Les effets des inondations

ne se sont pas faits ressentir ici. La route vers Adelaide est très viticole, en effet,

il y avait des vignes et vignobles tout le long de la route.

Avant de se coucher aux abords de notre plage, ce soir, les enfants et René sont allés

faire deux géocaches alors que je travaillais sur la planification des attractions à

voir dans les jours à venir. Nous n'étions pas sitôt couchés qu'un agent de sécurité

est venu nous avertir que nous risquions de recevoir une amende si nous passions la

nuit à cet endroit. Il nous a recommandé un caravan park/camping, mais fidèles à

nous-mêmes, nous avons trouvé une autre alternative gratuite, près d'une rampe à

bateaux et station d'épuration des eaux.


Récit # OZ12
Récit OZ12 - The Great Ocean Road 19 janv 2011Dimanche le 16 janvier, nous nous
sommes informés auprès d'un centre d'info touristique et on nous a dit que les
routes, qui avaient été bloquées pour cause d'éboulis, étaient maintenant ouvertes.
Nous amorçons donc notre portion de voyage sur le Great Ocean Road.

Toute la journée nous faisons route, le long de la magnifique côte, vers Apollo

Bay en nous arrêtant à tous les lookouts et points de vue que la route nous offre.

Nous nous sommes arrêtés pour dîner dans la ville de Geelong, célèbre pour ses

aménagements de front de mer et sa gigantesque piscine d'eau de mer avec jeux,

plateformes et plongeons de toutes sortes. Partout le long de la mer on trouve

des statues de personnages sculptés dans des piliers de bois, on appelle ces

sculptures bollards. Puis c'est un arrêt à Torquay, le paradis du surf de l'état

de Victoria. A Anglesa nous longeons le terrain de golf pour y voir les kangourous,

puis nous voyons même un endroit où on fait faire des tours de chameau aux enfants.

On a passé pour cette activité, un peu trop commerciale à notre goût.

Nous passons ensuite voir les cascades 'Erskine Falls' à Lorne et nous filons ensuite

vers Apollo Bay. En se cherchant un petit coin pour souper et dormir tranquilles,

nous passons par la marina. Les enfants se jettent en bas du campeur et partent

à toutes jambes vers les quais de la marina. Ils reviennent aussitôt hors d'haleine,

ils ont trouvé leurs copains de Le Pan! En cet endroit, alors qu'il semble

formellement interdit de passer la nuit dans quelque stationnement que ce soit en

ville, Anthony du bateau Le Pan fait quelques appels et nous dit que nous pouvons

dormir ici dans le stationnement de la marina. Bien sûr, ça ne garantit pas que

la police ne viendra pas faire son tour mais comme elle vient de passer faire sa

ronde, on se dit qu'on devrait être assez 'safe'. Ainsi, nous avons soupé dans le

parc d'en face avec Judith et Marc ainsi que Anthony, Kelli et leurs quatre enfants.


Les enfants ont eu un plaisir fou à jouer ensemble ce soir-là. Ils nous ont laissé

une clé pour la salle de bain alors le lendemain matin nous avons tous pris une

douche chaude. Un pur délice, surtout qu'il fait franchement froid depuis que nous

nous rapprochons du sud de l'Australie. On endure plusieurs petites laines et une

couverture un peu plus chaude la nuit.

Le lendemain matin, les enfants nous supplient de rester un peu plus longtemps, alors

nous leur permettons une couple d'heures supplémentaires à jouer avec leurs amis.

Pendant ce temps, Marc et Judith se tapent la lessive à la buanderie du coin. Vers

10h45 AM, nous reprenons la route en commençant avec un arrêt au phare de Cape Otway,

le but étant de faire l'observation des koalas que l'on retrouve en quantité dans

les eucalyptus de la forêt qui longe la route menant au phare. Ils sont vraiment très

mignons à voir. Il y en a avec leur bébé sur le dos, il y en a qui dorment et d'autres

qui mangent, c'est d'autant plus beau quand c'est gratuit et que les animaux sont en

liberté dans leur environnement naturel. On choisit de ne pas visiter le phare étant

donné le prix exorbitant du billet d'entrée, après tout ce n'est qu'un phare. Nous

poursuivons notre route pour nous arrêter un peu partout pour voir les Gibson steps,

les formations rocheuses des 12 apôtres, le Loch Ard Gorge sur la côte des naufragés.

L'endroit est très vilain et il fut une époque où il y eut bon nombre d'épaves sur

cette côte, surtout lors des brouillards.

On s'arrête à Port Campbell pour la nuit, et on s'y trouve un abri couvert, à l'abri

de la pluie et du vent. On passe le reste de la soirée à jouer à des jeux. Les

enfants enseignent le jeu du Tantrix à Marc et Judith et ces derniers nous enseignent

à jouer au 500.

Récit # OZ11
Récit OZ11 - Melbourne 18 janv 2011

Le samedi 15 janv, pour notre deuxième journée à Melbourne, la pluie a finalement

cessé pour faire place au soleil. Les gens ici à Melbourne sont apparemment

enchantés de toute cette pluie. Ils s'en réjouissent car dans les 10 dernières

années il y a eu beaucoup de sécheresse disent-ils. D'ailleurs, avec toute cette

pluie, certains lacs, qui ne figuraient même plus sur les cartes, sont réapparus.

Pour cette deuxième journée, nous avons d'abord visité le Shrine of Remembrance,

puis fait un autre tour guidé gratuit, en autobus cette fois, et beaucoup plus

large. Nous avons ensuite erré dans les rues de la ville, pique-niqué sur un quai

aux abords de la Yarra River et visité le jardin botanique très brièvement. Nous

avons ensuite soupé de burgers dans un parc longeant la plage et le port de Melbourne.

Ce soir-là, nous avons vu des opossums et des souris bien installés dans un des

arbres du parc.

On pourra dire qu'on aura bien goûté au nightlife de Melbourne et à toute l'animation

que ça apporte. Le vendredi soir avec Ben et Manon, ça nous a tout pris pour se

trouver une place dans un pub pour prendre un verre. Notre premier coucher du jeudi

soir, nous l'avons passé dans le stationnement de la marina de St.-Kilda. Comme nous

étions illégaux, nous avons essayé de trouver un spot plus subtil pour les nuits

consécutives. Nous nous sommes retrouvés à la plage de St.-Kilda. Nous n'étions pas

les seuls puisque nous y avons vu plusieurs autres campeurs. Ça faisait un peu

'poteux' comme spot mais l'endroit était beau. Nous étions tellement fatigués que

nous avons, somme toute, assez bien dormi, considérant toute l'activité nocturne d'un

vendredi soir à cet endroit. Vers 05h30 AM, alors que je revenais de faire pipi,

deux gars m'ont gentiment invitée à venir prendre une bière mais j'ai décliné l'offre.

 La nuit suivante, nous avons retenté l'expérience mais ça s'est gâté un peu. Vers

minuit les motards et les gros chars bruyants se sont mis à défiler et l'endroit

s'est rapidement rempli. Il y avait même des jeunes assis sur le 'bumper' de la Wicked

des Beatles de Marc et Judith. Nous étions tous réveillés, à regarder ce spectacle.

N'en tenant plus, Marc est venu frapper chez nous vers minuit et demi pour voir si on

dormait. Je l'ai accueilli en disant simplement 'Si tu veux nous demander si on serait

prêts à changer de camping, ma réponse est oui, on bouge maintenant'. D'ailleurs, on n'a

pas été les seuls à avoir cette idée, pas mal tous les camper vans sur place ont déménagé.

On a allumé l'ipad et il nous a guidé vers une belle petite plage tranquille à Williamstown

tout-à-côté, à peine à 10 minutes de là. Je me suis alors rappelée que c'est là que vivent

nos copains du bateau Le Pan, rencontrés en Nouvelles-Zélande l'an dernier. Les enfants

ont toujours continué de correspondre avec eux sur Facebook et auraient bien voulu les

rencontrer ici mais ils étaient malheureusement en vacances sur leur bateau lorsque

nous sommes passés. Ho well! Peut-être une autre fois.

C'est ainsi que se sont déroulés nos 2 jours et 3 nuits à Melbourne.

Récit # OZ10
Récit OZ10 - Arrivée à Melbourne 16 janv 2011
Nous avons passé une super belle journée remplie d'activités à Phillip Island.

Après la visite de la mine de charbon, nous sommes allés faire un peu de surf.

Vraiment, les Australiens sont très près de la mer, beau temps, mauvais temps,

pluie pas pluie, ils 'surf' sur les vagues. C'est vraiment beau à voir. Cette

fois-là c'est Marc que nous avons initié au body board. Après notre surf, nous

avons tous pris une douche et nous sommes dirigés vers l'endroit où se trouvait

une Géo-cache recommandée par Luc. C'était devant un resto de fish & chips et

ça tombait bien car c'est précisément ce dont j'avais envie pour souper. Avec

nos fish & chips nous sommes partis nous installer sur notre estrade pour attendre

le débarquement des pingouins de pygmée, la plus petite espèce au monde.

Quel spectacle que de les voir arriver au crépuscule. Ils se tiennent en petits

groupes, ils sont mignons comme tout et très craintifs de tout prédateur potentiel.

Malgré les fortes pluies ce soir-là, nous avons adoré cette activité et certains,

plus débrouillards que d'autres, comme Marc par exemple, ont été relativement au sec

sous un parapluie emprunté à des voisins de sièges. Nous avons été extrêmement

chanceux de voir autant de pingouins car d'ici une semaine ou deux, les petits seront

sevrés, ce qui fait qu'ils suivront désormais les parents à la mer pour des périples

de plusieurs jours. Ainsi, contrairement à ce qui se passe actuellement, les pingouins

n'auront plus nécessairement à revenir à la maison tous les soirs car toute la famille

sera sortie à la mer. Nous avons pu les voir sortir de l'eau et faire leur remontée

sur la plage et le long de la promenade pour les visiteurs. C'était comme une autoroute

de pingouins et certains des bébés attendaient le long de la route en pillaillant à qui

mieux mieux, dans l'attente de retrouver leurs parents respectifs, pour recevoir leur

dose journalière de poisson régurgité. Très spécial comme spectacle.

Vers minuit nous avons atteint Melbourne et le lendemain matin nous étions déjà sur

place pour nos RV. René m'a laissée avec Catherine pour le RV avec le pôdiatre, alors

que lui s'est chargé d'aller porter le camper van au garage avec Marc. Ils l'ont laissé

au garage et sont venus nous rejoindre en ville afin qu'on puisse quand même profiter

de notre journée. En moins de 4 heures la transmission était changée et le mécanicien

avait même rechargé la batterie de service du campeur. Wow, tout un luxe car avec notre

de vie de bohémiens, il y a longtemps que les lumières et la pompe à eau n'avaient plus

de pouvoir, encore une chance que le frigo avait été transformé en armoire à livres.

Malgré la pluie, nous avons profité d'un tour gratuit, visite guidée de la ville en tramway.

Nous nous sommes rendus à l'aquarium qui semblait fort joli mais voyant le prix demandé

pour en faire la visite, nous avons opté pour le Musée de Melbourne, un véritable bijou

de petit musée regorgeant de diverses activités interactives pour les petits comme les

grands. Heureusement que le musée n'était pas cher car quand les hommes ont récupéré le

campeur de Marc en fin de journée, ils ont eu la mauvaise surprise de recevoir une facture

assez salée, soit, tenez-vous bien, 80.00$ et ce pour à peine 5 heures de stationnement.

Un vrai prix d'ami! 20$ de l'heure, eux qui croyaient que le 20$ c'était pour la journée,

surprise... C'était à l'heure, mais juste les 3 premières, après c'était seulement 10$ de

l'heure, tout un deal!

Melbourne en terme de grosseur c'est assez semblable à Sydney mais une ville comme l'autre,

ne veut en rien être associée à son acolyte, elles sont bien distinctes et fières de

l'être. Par exemple, ces villes ont chacune leurs propres règlements de cricket. Melbourne

possède à mon sens, des chefs d'oeuvres d'architecture, par contre, il manque un peu

d'homogénéité. En effet, on peut retrouver des bâtiments des années 1800, (tels que

cathédrale, station de train, le Princess theater et autres), tout-à-côté d'une bâtisse

supposément futuriste dans le Federation Square, qui rappelle un espèce de bunker s'intégrant

plutôt mal dans le décor. Il n'en demeure pas moins que c'est une très belle ville, riche

et ultra développée pour les services communautaires. Une des choses qui m'impressionne

beaucoup à date est de voir combien il y a de volontaires/bénévoles, chez les personnes du

troisième âge. Dans les centres d'information touristique, dans les musées, dans les centres

de préservation des animaux, etc., il y a des bénévoles partout. Ils sont d'une gentillesse

et d'une générosité peu communes. Toutes nos guides dans les musées étaient des bénévoles

et ils étaient vraiment très intéressants à écouter.

Finalement, ce vendredi 14 janvier, nous avons rejoint Ben et Manon dans un pub et nous sommes
allés souper tous ensemble dans une rôtisserie portugaise délicieuse appelée Nando's où le

poulet est à l'honneur. C'est là que prenait fin leur voyage d'un mois à travers la

Nouvelle-Zélande et l'Australie.

Plus à suivre sur Melbourne dans mon prochain récit.

Récit # OZ09
Récit OZ09 - Phillip Island 13 janv 2011
Depuis notre départ de Canberra, nous nous sommes arrêtes à trois endroits pour

la nuit, soit Bateman's Bay, un endroit paisible très axé sur la pêche où il y

a des pélicans partout. On ce serait cru dans le film de Némo. Le lendemain,

en faisant route vers Mallacouta, nous nous sommes arrêtes dans une fromagerie

Beqa pour visiter le musée et faire une dégustation de fromages. A part ça on a

fait des arrêts ici et là avec des petites pauses sur la plage pour faire du body

surf. Hier, Judith s'est laissée tentée et Thomas l'a initiée au body surf.

Nous l'avons trouvée pas mal brave car le Détroit de Bass c'est quelque chose.

Nous avions rarement vu des vagues aussi fortes, le courant était terrible et

l'eau, en plus, était super froide.

Hier soir nous nous sommes arrêtes à Phillip Island pour dormir. Nous avons soupé

d'un stir-fry teriaky et ce matin Marc nous a fait des pains dorés sur le BBQ du

parc car sa spécialité en cuisine ce sont les déjeuners.

Aujourd'hui, nous profitons de Phillip Island. Ce main nous sommes allés voir les

formations rocheuses des Nobbies ainsi que le centre d'interprétation où on peut

voir des 'fur seals' sur caméra. Nous avons vu des bébés pingouins, les plus

petits au monde. Le jour les parents partent pour la mer pour ne revenir qu'au

crépuscule alors que les bébés attendent, cachés dans le nid toute la journée.

Certains plus téméraires, sortent du nid familial à l'insu des parents pendant

le jour, comme ceux que nous avons pu voir. Quand le chat n'est pas là les souris

dansent et il semble que ça s'applique aussi dans le monde des pingouins!

A midi nous sommes allés voir le nourrissage des pélicans sur une plage et il y

avait aussi deux énormes 'sting rays', une belle activité gratuite comme on les

aime. Cet PM nous allons visiter une mine de charbon puis nous irons peut-être

faire un peu de body surf. Pour le souper ce sera des Fish & Chips puis nous

assisterons au retour des pingouins à 20h45 avant de prendre la route pour Melbourne

car demain matin nous y avons deux Rendez-Vous, un pour la transmission et un pour

les orthèses de Catherine.

Récit # OZ08
Récit OZ08 - En route pour Melbourne 12 janv 2011

Nous poursuivons notre route, tout va bien mis-à-part le fait que notre campeur

fait des siennes un peu. En effet, depuis quelques jours, la transmission fait

un bruit d'enfer quand on essaie d'engager la troisième vitesse. On a appelé la

compagnie et ils vont nous prendre un rendez-vous dans un garage de Melbourne.

Une transmission c'est une job d'au moins 4 heures mais de toute façon on a plein

d'administration à faire à Melbourne.

Hier nous avons encore couché au bord d'une plage. Difficile d'avoir plus

tranquille comme camping. Au menu du petit déjeuner, des crêpes que Catherine

nous a préparées sur le BBQ public municipal de l'endroit où on se trouvait, et

en prime, une douche, pis chaude à part ça. Bon, pas exactement légale la douche

car ça faisait partie du terrain de camping d'à côté mais on n'a pas pu s'empêcher.

oups!!!

Mettons que notre mode de vie de bohémien n'est pas idéale pour garder la batterie

du campeur chargée et faire fonctionner le frigo, le micro-ondes et la pompe à eau

électrique, mais il y a toujours des solutions. Plutôt que d'aller payer un 60-80$

par nuit pour s'entasser dans un camping bruyant afin de brancher notre campeur pour

recharger la batterie, nous préférons acheter un sac de glace par jour à 5$ pour

mettre dans notre glacière. Quelle bonne idée que de l'avoir apportée celle-là. C'est

pas mal moins cher comme tactique et la glacière reste pas mal plus froide que le

frigo du campeur. De toute façon, la vie sans frigo on connait. On a quelque peu

recyclé les électro-ménagers du campeur en quelque chose de plus fonctionnel pour

nous. Ainsi, le frigo est devenu l'armoire pour les livres d'école et le micro-ondes

est devenu la bibliothèque pour entreposer nos romans et journal de bord. Chacun

ses méthodes de rangement!

Nous avons une grosse journée de route devant nous mais allons arriver à Melbourne

cet PM. Peut-être réussirons-nous à voir Ben et Manon ce soir. En attendant je vais

aller superviser mes élèves en arrière.


Récit # OZ07
Récit no OZ07 - Canberra 10 janv 201

Nous sommes partis de Sydney au petit matin avec Marc et Judith et aussitôt

arrivés à Canberra, nous avons retrouvé Ben et Manon au War Memorial, un espèce

de musée de la guerre que nous avons visité. Ça vaut vraiment la peine ce musée

et plus spécialement la partie des enfants. Ensuite nous avions Rendez-Vous

avec Louis Saucier un marin que nous ne connaissions pas mais avec qui nous

avons plusieurs amis communs. Comme ils nous suivent depuis notre départ de

Québec en 2008 et qu'ils font aussi de la voile, ils voulaient nous rencontrer.

Louis vient tout juste d'emménager à Canberra avec sa femme Nathalie et leurs deux

enfants Ariane (9 ans) et Frédéric (7 ans). Comme il pleuvait, nous nous sommes

retrouvés, Ben/Manon, Marc/Judith et nous pour un souper de burgers dans leur

appartement/hôtel. Inutile de dire que nous avons immédiatement connecté avec

cette famille super dynamique et accueillante. Ce sont des gens de party c'est

clair. Le lendemain ils nous ont accompagné pour notre visite du Parlement et

celle du musée national de l'Australie. Les enfants auraient bien voulu qu'on

reste une journée de plus mais il fallait continuer notre descente vers le sud.

Nous les reverrons plus tard car ils ont l'intention de venir nous voir à Sydney.

Ça fait toujours drôle de voir à quel point les gens sont au courant des moindres

détails de notre voyage. Des fois c'est même eux qui nous rafraîchissent la

mémoire sur certains détails. J'ai toujours peur d'être ennuyantes avec mes récits

ultra-détaillés mais ça a l'air que plusieurs prennent du temps de leurs vies super

occupées pour tout lire.

L' après-midi de notre arrivée à Canberra, nous avons vu nos premiers kangourous

(vivants). C'est moi qui a gagné le concours de la crème-glacée, je m'en promets

toute une. Ils étaient une quinzaine dans un champ, les enfants se sont approchés

pour offrir du pain mais ils n'en voulaient pas. Ils n'étaient pas farouches, il

y avait une maman avec un bébé dans sa poche.
(Oui oui maman, on va faire attention et ne pas trop s'approcher car tu as raison,

ils peuvent être dangereux, je me souviens de tes mises en garde.)

A part ça rien de neuf, on continue notre descente vers Melbourne en longeant les

plages. Marc et Judith s'accommodent très bien de cette vie de bohémien. Avec leur

campeur van Wicked arborant des graffitis des célèbres Beatles, disons qu'ils ont

le profil de l'emploi. D'ailleurs ça me fait penser que je voulais envoyer une photo

d'eux pour leurs trois enfants.

Récit # OZ06
Récit no OZ06 - Retour a Sydney 08 janv 2011

C'est déjà le moment de retourner à Sydney, de toute façon nous reviendrons à

Brisbane plus tard lorsque nous remonterons la côte en bateau au début mars.

Il y a plusieurs activités que nous avons l'intention de faire à Brisbane et

nous les gardons pour la visite de Isabelle à la mi-mars.

Après une petite course, une baignade, surf pour les enfants et un petit déj

(toast et oeufs) sur le BBQ public, nous avons repris la route. Ben et Manon

sont partis de leur côté et nous du nôtre. Nous les reverrons sûrement demain

à Canberra. De notre côté, nous arrêtons ce midi à Oyster Cove, autre endroit

potentiel pour sortir le bateau de l'eau en fév. Ce soir nous soupons avec Marc

et Judith chez Nicolas (frère de Judith) et sa compagne Julie. Demain matin ce

sera le départ vers Canberra avec Marc et Judith qui ont eux aussi loué un campeur

jusqu'au 20 janv. Comme nous avons la liste des hôtels de Ben et Manon, nous

pourrons facilement les retrouver ici et là jusqu'à la fin de leur voyage.

Récit # OZ05
Récit no OZ05 - La fête a Ben 07 janv 2011


Partis de Sydney depuis 06h30 AM, nous étions contents de faire un arrêt a la plage

de Woolgoolga pour diner ou tous ont profite d'un petit bain de soleil/ surf pour

les enfants. Nous avons terminé la journée a Forster ou nous avions un super bel

emplacement au bord de la mer. L'endroit était idéal pour fêter Ben dont c'est

l'anniversaire aujourd'hui. Nous avons prépare un Butter chicken avec saute de

légumes et riz, le tout suivi d'un gâteau au chocolat. La vue sur la mer était

magnifique, la température juste bien, on entendait le bruit des vagues et pour en

rajouter, un homme est arrive et s'est installé sur le quai en face de nous pour

pratiquer sa trompette. Il jouait si bien qu'on se serait cru assis dans un grand

restaurant. Rene est allé lui faire une demande spéciale qu'il a aussitôt accepte,

il est donc venu jouer bonne fête a Ben de façon très officielle. Notre souper en

plein air était tellement réussi que Manon a décrété que notre table reviendrait

surement a 250.00$ le couvert dans un vrai resto et encore, on ne réussirait même

pas a recréer cette ambiance. Le pire c'est qu'a la seconde ou Ben et Manon sont

partis vers leur hôtel, nous avons eu droit a des feux d'artifices, ce qui aurait,

a coup sur, fait augmenter le cout du couvert. Bonne Fête Ben!

Récit # OZ04
Récit no OZ04 - Brisbane (Ketching) 06 janv 2011
Au réveil une petite course sur la plage de la Gold Coast suivie d'une bonne douche
fraiche. Je sais j'en parle souvent, mais pour nous, navigateurs, c'est le grand
luxe d'avoir accès a de vraies douches d'eau douce. Franchement, en Australie on
est gâtés de ce cote-la. Il y a des plages partout, donc par le fait-même, des
douches partout. Comme il pleuvait au réveil ce matin, relans des pluies diluviennes
plus au nord, nous avons file directement vers Brisbane ou nous avons passé
l'apres-midi a visiter la ville a pied sous la pluie, avec une petite pause au sec
le temps de visiter le Parlement.
Le soir venu, les enfants mouillés et fatigués, avaient juste hâte de
retourner au campeur. Rene, Ben et Manon se sont trouvés un pub pour prendre une
bière pendant que, de mon cote, je suis partie avec les enfants pour trouver un
Subway et les ramener au campeur ou ils planifiaient écouter un film tranquilles.
Le problème c'est qu'arrivés a la rue du jardin botanique, le campeur était introuvable...
disparu! Volé ou remorqué? Nous sommes allés retrouver Rene dans son pub, espérant
que sa bière lui avait fait du bien car nous n'avions pas de bonnes nouvelles...
Nous avons mis une croix sur notre petit souper entre adultes au pub et les Gigabou
sont partis a la recherche du campeur. Nous sommes allés a la station de police la
plus près pour commencer et la on nous a confirme que notre " vésicule " avait été
remorqué comme nous le craignions. Nous avions payé jusqu'à 16h00 comme la pancarte
le demandait, mais ce que nous n'avions pas compris, c'est que la dite zone, devenait
BCC après 16h00. BCC?? Ça mange quoi en hiver ça? Il parait que ça signifie que le
passage devient réservé aux autobus. Oups! Il fallait le savoir! Il y a un autre
signe que nous ne comprenons toujours pas, il s'agit d'un gros S barré représentant
une interdiction quelconque. Il va falloir sortir l'iPad pour déchiffrer les pancartes
de rue. Au moins nous avons retrouvé notre véhicule, moyennant des frais de taxis
(ketching), de remorquage (ketching), un extra vu les heures ouvrables dépassées
(ketching), plus une belle amende (ketching). Heures ouvrables ou non, c'est pas
comme si nous avions tellement le choix... Notre campeur c'est notre maison. On a
donc troqué notre souper au pub pour un sac de Doritos et on s'est couchés, non contents
d'avoir retrouvé notre maison. Les pluies continuent de s'abattre sur le pays, ce matin nous avons frappé des inondations
sur la route. La population locale ne se rappelle pas avoir jamais vécu de telles
inondations. L'autre matin, Rene m'a fait passer a travers un petit marais, pieds
nus, au retour de notre course...Je pleurnichais a la blague, disant que j'avais peur
des crocodiles et des serpents. J'ai su plus tard dans la journée, que dans des
situations du genre, ces petites bêtes fuyaient leur environnement naturel et amorçaient
une décente vers le sud. D'ailleurs, j'entendais a la radio ce matin, des histoires
ou un petit garçon était arrivé nez a nez avec un serpent Venimeux dans les escaliers
de sa maison. Bref, le capitainen est mieux de se lever de bonne heure avant de me
faire retraverser un petit marais du genre. A part ça, ça va super bien, tous les
matins les enfants font l'école sur la route.
Je suis agréablement surprise car pour tout dire, j'y croyais plus ou moins.
Finalement les enfants travaillent super bien et c'est tant mieux. Le retour sera
moins difficile. Nous avons quitté Brisbane a 06h30 AM ce matin et nous redescendons
vers Sydney, pour ensuite rallier Canberra et Melbourne

Récit # OZ03
Récit OZ03 - Gold Coast
05 janv 2011 

Après Coffs Harbour, comme nous passions par Yamba, nous en avons profite pour faire

une petite reconnaissance car c'est un des rares endroits ou l'on pourrait sortir

le catamaran de l'eau pour son entretien annuel. Puis nous avons fait un pique-nique

a Angourie Point, considéré l'un des meilleurs spots de la cote pour les surfer

expérimentes. En PM, nous nous sommes arrêtes a Cape Byron, le cap le plus oriental

d'Australie. Du haut de la falaise nous pouvions apercevoir les dauphins qui

s'amusaient dans les vagues de la cote. Nous sommes montes jusqu'au phare, le plus

puissant et le plus a l'est d'Australie. Il date de 1901 et nous y avons vu des

dindons des broussailles. Nous avons terminé la journée au 'Surfer's Paradise'

de la Gold Coast.
Récit # OZ02
Récit no OZ02 - Port Macquarie
Le 03 janv
Nous avons couché a Port Macquarie tel que prévu. Nous avons soupe au bord de l'eau,
d'un repas de pâtes, puis nous avons pris chacun notre bord, Ben et Manon dans leur
hôtel et nous dans un stationnement sur le bord d'une plage. Le lendemain matin,
les enfants sont allés faire du body surf car il y avait a cet endroit plusieurs
écoles de surf. L'endroit était idéal. Le surf, l'aviron et le criquet sont vraiment
les sports nationaux ici. ll y a des surfers de tous les âges et ça nous donne bien
le goût de prendre un petit cours en famille. A date nous sommes bénis des Dieux pour
notre camping. On s'arrête dans de beaux spots toujours avec toilettes et douches.
On a pu prendre une bonne douche a chaque matin depuis notre départ et tout ça gratuitement.
On a jamais tant pris notre douche depuis 3 ans. Franchement nous sommes enchantés de
notre campeur et n'avons pas la moindre plainte a formuler, tout est parfait. Hier
matin a 08h00, nous sommes allés visiter le Koala Hospital ou nous avons vu nos premiers
koalas. Nous avons vu ce qui pourrait être le plus vieux koala au monde, "The Birthday Girl"
un koala de 24 ans d'âge. Nous y avons vu toutes sortes de témoignages de koalas sauvés
miraculeusement de graves accidents de la route, de feux de forets ou autre. Il nous tarde
de rencontrer notre premier kangourou. Le premier qui en apercevra un gagnera une récompense,
soit une crème-glacée. Hier nous avons surtout fait de la route, nous arrêtant dans de
beaux endroits comme le parc national de Hat Head. Nous nous sommes arrêtés en fin de
journée a Coffs Harbour, la ou plusieurs bateaux ont fait leur entrée en Australie.
Nous y avons vu les plages, la jeté (pont) et la marina. Un bien bel endroit pour des
navigateurs, quoique très brasseur. Comme il y avait eu dans la journée une compétition
de château de sable, nous avons pu voir le résultat final de ces véritables oeuvres d'art
en fin de PM. Au réveil ce matin, je me suis offert une petite séance d'exercices
(course, marche et musculation). C'est qu'Isabelle, la soeur de Rene, vient nous visiter
en mars et elle a demande qu'on s'inscrive, avec elle, a une course de 10 km a Brisbane.
Mettons que dans les trois dernières années la course a été pratiquement inexistante au
programme. Je vais donc faire de petites courses de temps a autre, question de convaincre
"mon mental" que je suis encore capable de courir. Comme je dis souvent, tout est dans la
tête. Ben et Manon sont venus nous rejoindre dans notre stationnement/camping pour un petit
déjeuner sur le BBQ public du parc. Grosse vie sale. Nous faisons présentement route vers
Yamba ou nous aimerions sortir la bateau en février pour sa peinture anti-salissure. Avant
de partir de Sydney, Rene a fait l'achat d'un IPad, via le fils de Brian venu des USA.
Comme je m'objectais un peu a cette acquisition, Rene a effectue son achat en cachette.
Finalement, je dois avouer que je trouve ce nouveau jouet assez pratique. Ceux qui me
connaissent savent a quel point je suis douée en matière d'orientation... Tout ça pour
dire que je suis en amour avec la petite fonction des cartes routières pour le monde
entier, disons que c'est assez pratique sur la route. De plus, le fait d'avoir accès
a internet, hotmail et tout n'est pas a dédaigner sans compter les films, la musique.
Bref, ce n'est pas essentiel mais c'est pas mal cool. Ça aide a se démerder dans les
gros centre-villes. En plus, ça va me permettre de rester a jour sur mes journal de bord,
une chose de moins a faire au retour. Encore une fois, pardon pour les accents et les
petites erreurs de frappe.

 

Récit # OZ01

Récit no OZ01 - Notre périple en Australie 
03 janv 2011
Nous voilà sur la route depuis hier dans notre super campeur que l'on a baptisé
la "Cat Mobile". Nos amis Ben et Manon ainsi que Judith et Marc sont tous arrivés
le 29 déc. Alors que Judith et Marc couchaient chez le frère de Judith (Nicolas),
Ben et Manon, eux, restaient avec nous sur le bateau. Tous ensemble nous avons
exploré Sydney. Manon nous l'a fait éxploré de long en large a la marche avec son
guide "Voir". Il y a plein de choses que nous n'avions pas encore vues. Le lendemain,
après avoir profite des dernières ventes du Boxing Day pour faire des achats, nous
avons visité l'Opera de Sydney, une véritable merveille d'architecture. Nous avons
aussi traversé le jardin botanique en nous arrêtant un long moment pour observer les
roussettes (chauves-souris). Des 07h00, le 31 déc, nous avons levé l'ancre et nous
sommes allés mouiller aux premières loges pour les feux d'artifice. Quel spectacle
nous avons eu. Il y a en a eu a toutes les heures depuis 20h00 et a minuit, nous avons
eu toute une prestation. Ça pétait de partout, il y avait 4 ou 5 barges de lancement
au centre de l'eau et il y avait aussi des lancements faits a partir des plus hautes
tours a bureaux de la ville, sans compter tous les feux lances directement du Sydney
Harbour Bridge. Ce soir-la Marc et Judith ont dormi sur Cat Mousses et le matin du
premier janvier nous nous sommes faits un super Brunch du Jour de l'An. Le reste de
la journée a été consacrée aux préparatifs du départ et le 2 janvier des 10h30 AM,
nous prenions la route pour notre périple autour de l'Australie. Notre premier arrêt
fut Blue Mountains ou nous avons pu voir la formation rocheuse des Three Sisters ainsi
que la cascade de Katoomba sous différents angles, grâce aux téléphériques, Skyline,
train et tout. Nous avons eu de la chance qu'il fasse soleil car au moment de quitter,
la brume s'est levée et le lendemain il a plu. Ce n'est pas très grave car aujourd'hui
c'est de la route de toute façon. Comme nous avons apporté quelques livres d'école
question de ne pas perdre la main et de ne pas prendre trop de retard, ce matin nous
faisons les classes. La route étant extrêmement sinueuse, la prof a toutefois du faire
preuve de clémence et se contenter d'une maigre petite heure de classe. Notre première
nuit dans le campeur s'est très bien passée. Nous sommes extrêmement fiers de notre
location. C'est le grand luxe comparé a l'an dernier, le confort total! Nous avons une
grosse journée de route a faire aujourd'hui pour nous rendre a Port Macquarie.

P.S. Pardonnez mes erreurs et accents mais je ne maitrise pas encore exactement mon
nouvel IPAD et ses accents. Plus a suivre, j'ai déjà deux autres journal de bord d'écrits
que je dois taper sur notre super IPAD. Signé les Cat Mousses en cavale